CHAPITRE PREMIER
Désordres quî suivirent rëlablissemcnt de l'empire des Lalîns.
Ce que devinrent quelques unes des tles qui font le sujet
de cet ouvrage.
Nous avons dëjà vu qu'après la prise de Constantînople, par les Français, Baudouin , comte de Flandre, fut ëlu empereur par les chefs de Parmëe victorieuse; et que divers seigneurs grecs, profitant de la confusion on se trouvait alors tout cet empire, s'érigèrent en souverains, sans que Baudouin, encore trop faible dans sa nouvelle conquête , put s'opposer à de tels dëmembremens. Quelques uns se jetèrent sur les cdtes de la mer Ége'e, où ils se formèrent de petits ëtats; d^autres dans les îles de TÂrchipel, d'où ils faisaient
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des coarses continuelles sur les terres des Latins. Ce désordre dura autant que le règne de Baudouin I". Mais Henri son frère, qui loi succéda, forma le dessein de détruire tous ces petits souverains. Le moyen qu^il employa fut de permettre aux principaux seigneurs de sa cour , et aux chefs de Tarmée , dont il avait à récompenser les services, d'armer contre ces rebelles, en leur abandonnant toutes les conquêtes qu'ils pourraient faire.
Ce fut alors que les Français élevèrent dans la Grèce différentes souverainetés, où ils se maintinreot long-tems sous la protection de l'empereur.
Les Vénitiens, à l'exemple des Français, voulurent étendre plus Win les bornes des états qui leur étaient échus en partage; ils permirent aux plus considé* râbles d'entre eux d'équiper des vaisseaux , et leur accordèrent également les provinces où les îles dont ils feraient la conquête.
Gallus, prince de Tarente, s'empara àes îles de Céphalcmie, Ithaque et Zantc ; le comte de Tochis s'établit dans l'île de Leucade, et Marc Sanudo entreprit la conquête deNaxos.
Sans doute que l'Ile de Cerigo, dont il n'est fait