LIVRE IV, PART. II, CHAP. IL 2li
Les princes de Tarente , appelés par leur rang aux plus hautes prétentions, négligèrent leurs possessions dans la mer Ionienne, et unirent par rendre aux Vénitiens, en i35o, les îles de Céphaldnie,. Ithaque et ^n i35o
ère vulg.
Zante.
Le sénat de Venise donna d*abord à Pierre Memmo, 5 février le titre de comte de Céphalonie; mais pensant ensuite que ces îles disséminées étaient hors d^état de se défendre, et voulant qu'elles appartinssent à un souverain assez puissant pour pouvoir les conserver, la république les donna au comte de Tochis , qui , à la possession de Leucade et de quelques villes du Péloponèse, joignit ainsi celle des îles de Céphalonie, Ithaque , et Zante.
La famille de Tochis jouit long-tems de cette souveraineté. En 1420, Charles de Tochis s'intitulait : Carolas, Dei graiia Romeomm despoius , dux Leucaiœ , tomesque Ceffaloniœ palaiinus , etc. ; et Charles II son fils : CarolUs secundus , Dei gratta dominas Arthœ , dux Leucaiœ, ac cornes palaiinus Ceffaloniœ , lihaci et Zacvnihi. *"/<^^
Amurat, après avoir dépouillé les comtes de Tochis de leur domaine en terre ferme, les rendit tributaires
de la Porte , pour les îles dont la possession leur restait. Le comte Léonard Toulut se soustraire à cette servitude, et, pour se procurer un allié capable de le défendre, il épousa une parente de Ferdinand, roi de Itaples.
Cette alliance déplut également aux Yéniitens et aux Turcs. Le comte Léonard ne fiit point compris dans le traité de paix de ces deux puissances, et ses états, sans aucun appui, détinrent la proie du premier occupant. Les Turcs eurent bientôt occasion de s'en emparer, et le malheureux comte, ayant perda Leucade , Céphalonie et Zante , se relira a la cour d( Ferdinand, qui lui donna un asjle.
Ce fut en vain qu^Antoine, frère de Léonard, chercba à Élire rentrer ses biens dans sa famille ; aidé de quelques troupes napolitaines, il enleva aux Turcs Tile de Céphalonie ; mais les Vénitiens , craignant nue
an 14 4 jj^^y^jjç guerre avec le Turc, armèrent quatre galères, reprirent cette île, et la remirent entre les mains de Bajazet.
La guerre ayant éclaté de nouveau entre la Porte
f" '*99 ottomane et les chrétiens, Tamiral vénitien Pcsaro et
cro vulg.
le fameux Gonzalve Fernandès, firent une descente