‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 108 sur 197 · LIVRE IV, PART. lïî, CHAP. I. !ii · texte numérisé non relu

LIVRE IV, PART. lïî, CHAP. I. !ii

montagne âevée. CVtait h phis forte place de Tîle. Il s^en empara, après un siège de quarante jonrs, et Tîle entière se rângea ensuite sous sa domination.

Le Vénitien, roulant s^assurer cette importante conquête , fit bâtir plusieurs forteresses sur quelques parties de Tile , entre autres le château de ïïaxe, qui est encore aujourd'hui le plus considérable de tout le pays. Il chercha ensuite à gagner Taffection de ses nouveaux sujets, et il j parvint en leur laissant le libre exercice de leur religion suivant leur rite , et en confirmant Tarchevèque et le clergé grec de Fîle.

Pour s^ attacher ensuite les officiers de son armée, Sanudo leur distribua plusieurs terres auxquelles il attacha des. lettres de noblesse , et dont ils jouirent comme feudataires.

Il fut bientôt assez puissant pour entreprendre la conquête des îles voisines: il s^empara en peu de tems des îles de Paros, d'Ântîpifos,' de Santorini, de Nio , de Cimulo , ' de Mila, de Sipfaanto et de Polycandro , où il laissa des gouverneurs et des garnisons.

Arrivé à ce degré de prospérité, et enorgueilli de sa fortune et dé ses succès, Sanudane songea plus qu'à secouer le )Oug de la république, de Venise, qui

2l6 HISTOIRE DES ILES IONIENNES; déjà ne pouvait plus voir sans un œil d'envie, sa trop grande puissance. Il envoya donc à cet effet des ambassadeurs à Tempereur Henry, et à Bomface , roi de Hiessalie / dont il obtint tout ce qu'il désirait L empereur le créa duc de Naxe et de rÂrchipel , et prince de Pempire; le roi dé Thessalie T assura de son amitié et de sa protection. Appuyé des deux plus redoutables puissances de TOrient, Pambibeux Sanudo put enfin donner un Kbre essor à s«s projets, et développer toute sa politique. Dtpuis loHg-tems, c^était sur File de Candie qai\ portait ses vues et ses desseins. H sut employer la forcé et la ruse, tellement k propos, qu^il se vît en peu de tems maître de Vile ci de la moitié de la contrée ; mais tandis qu'occupé au sîégc de Retimo, il cberchaît à couronner sa conquête, une armée vénitienne débarqua à Gaodie, s'empara de cette place , reprit tout ce qu'aivait enlevé Sanndo à la république de Veme, et le força de retourner dans son île de Naxe. Il aurait «a vain , dans son malheur, compté SUT Tappui de femperetir 'Henry , qui lui* même fut bientôt après forcé dimplorer son secours contre Théodore Comnène, prince de TÉpire. Il partit de Naxe k la tête de mille hommes de pied, et de cmq

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