‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 176 sur 197 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Description de Ttle. -^ Rades d'Antemone et de Capsalî. — Forteresse de Cërigo et fort de SaînI-Francîsco. — Population. -T- Productions. *— Température.

JL^LE de Çérigo est sUuëe à Touett de TArdUpeU qn^elle termine en quelque sorte a^ ^ud et à cîp^ lieues du cap Malio^ de Saîat-Ange^ c^est-à-dire VeX" trémité mérîdiooalede la Matée. LongUu^e.. 24 degrés. Latitude, 36 degrës 25 minutes. Kile^peut ^voir sept lieues de longueur, cinq de lacfjjeDr et vingt d& eîfcuitt La côte de Cérigo , bordée partçui 4^. VQohevâi es-^ carpes, n'oflire. qu'un poçt sur çt çpo^mode ;' c'est Téchelle de Santo-ISicolo, située 2(u fynd de la vast^ rade d'Antemone. Deux écueils inhabités, nomméa

' Autrefois Promouior, Maleœ.

38o DESCRIPTION ET STATISTIQUE.

les Dragonières , coavrent cette xade et y forment de» abris avantageux.

Un autre petit enfoncement, nommé aussi le port Santo-Nicolo ou Porto-Tlno , est placé au nord de Tîle, en face de la Motée ; il n^e&t praticable que pour de petites barques.

Au sud est la rade de Capsali , divisée en deux baies par une pointe de terre avancée , et couverte anssipar «n écueil, nommé POvo. Elle n^esttenable qu'à certaines époques de Tannée , et manque de fond presque partoot.

C'est à gauche de cette rade qu'est situé, surna escarpement de deux cents pAeds au-dessus de la mer, le fort de Gërigo , autour duquel quatre à cinq mille Cérigotins se sont établis.

Le site de cette forteresse /élevé et presque inaccessible, a cependant* rinconvënient d^être dominé tt très*-pràs par des monU^es placées à sa gorge dans . l'île. Son enceinte I qui suit les irrégularités du rochetf est d*un grand développement \ mais'elle manque de logemens et d'abris.

■ L'enceinte de cette forteresse a six cents mètres de iértloppement. Voy, dans F Atlas les deni vues qui y sont rebuyes^

CÉRIGO', CHAPItRE t. 38l

Toutes ses défenses sont d'aillenrs en mauTais ëtat. Deux citernes 9 dont Fune est placée dans le château, Taatre dans la ville, fournissent assez d^ean douce pour les besoins de la garnison.

Les Vénitiens ont construit, en 1725, un fort, nominé Santo-Francisco, pour défendre le port Santo^ JSicolo. Il est a gauche de son ouverture et il protège la rade d^Ântemone.

Ce fort est en assez bon état, et il pourrait, avec quarante hommes de garnison , remplir par&itemen4 sa destination.

Au fond de la baie de Tine, qui est en face de la Morée, est bâti le bourg de. Potamo, qui contient cinq cents habitans. L^ile renferme , en outre, une vingtaine de villages; sa population entière peut être de huit mille âmes.

On trouve dans les montagnes de cette île quelques anciennes ruines ; mais on n^y connaît pas d^antiquit^s remarquables. Une grotte taillée dans le roc, sous la forteresse , passe pour avoir été la demeure de saint Jean. Elle attire la dévotion des habitans , et est visitée chaque nuit par les moines d^un couvent voisin , nommé Saint-'Jean de la Grotte.

3Bî DESCmiFTION ET STATISTIQUE.

L^aspect de la côte de Gërigo , ^rouverte de rocber» andes, n^of&e, au premier coup d^œil, qu^unpajs âpre et stérile. Ou trouve cependant dans son îotérieiir des vallëes fertiles et de beaux pâturages. Il n y manque même que des bras, pour en tripler facilement le revenu. Les productions sont les mènes que dans les autres îles ex-vënitiennes ; mais sa population n'est pas le quart de ce qu'elle pourrait être.

Le gibier y abonde; on trouve surtout des KètreSy des cailles, des tourter^es et des faucons.

La pèche est très-abondante dans les environs, nais les Gerigotins ne sortent pas de leur île, et Us ne sont nullement industrieux.

L'air est très-bon , et tempéré par des pluies fréquentes.

GÉRIGO, CHAPITBE II. 383

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