‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 18 sur 197 · LIVRE 1, CHAPITRE VL ^t · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CHAPITRE VL ^t

àien ; son frère , que n^ effraya point cette punition , débarqua dans File de Naxos à la tête d'une troupe de Thraces, s'en empara, ravagea toutes les contrées Yoisines, et enleva Iphimëdie , Pancratis et Coronis. Cette dernière se plai^it àBacchus , dont elle avait éié nourrice. Le dieu , pour faire expier k Butés cet outrage, le rendit tellement furieux, qu'il se jeta dans nn précipice. Ses compagnons retournèrent à Strongjle avec leurs autres captives ; Pancratis fut contrainte d'épouser Agassamène , leur nouveau chef. Iphimëdie échut à Tun d'eux ; mais Neptune , qui avait eu de cette princesse ' deux fils , Orthus et Êphiatte , suscita ces deux géans contre les ravisseurs de leur mère ; ils descendirent à Strongjle avec un corps de troupes, défirent les Thraces , prirent leur ville d'assaut , et se rendirent maîtres de toute l'île : eux-mêmes , quelque tems après, périrent dans la guerre des Titans, percés par les traits d'Apollon et de Diane ; les Thessaliens qu'ils avaient amenés, les adorèrent comme des demidieux dans l'île de Strongjle , leur conquête , qu'ils conservèrent près de deux siècles.

■ Femme d' Aloetis , run des Titans.

Les Cariens s^en emparèrent au tems de la ^erre de Troie, et, selon quelques auteurs, ce sont eux qui rappelèrent Naxos , du nom de leur roi , fils de Paie* mon; il eut pour successeur Leûcippe. Sous le règne suivant, qui fut celui de Smardîus, on place rarrivëe de Thésée dans cette île avec Ariane, fille de Mines, roi de Grète. Il avait enlevé cette princesse dans son expédition contre le Minotaure ; c'était à elle qu'il avait du le brillant succès de son entreprise ; il oublia trop tôt et ce service signalé, et Tamante infortunée qui le lui avait rendu. Diodore, pour justifier sa per* fidie , raconte que Bacchus lui apparut en songe , et lui ordonna d'abandonner Ariane ; mais soit que Thé* sée eut obéi à cette injonction divine, soit que plutôt un nouvel amour pour OEglé, fille de Panopeus, lui eût fait perdre le souveilir de ce qu'il devait à la fille de Minos ■ , il ne rougit pas de l'abandonner sur un rocher désert de Naxos , quand il partit pour Athènes ; mais Bacchus consola Ariane de la perfidie de son amant ; elle devint sa prétresse , puis son épouse '.

' PlttUrcb. in Vita Thés, * Ovîd. — Propert.

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