LIVRE III, CHAPITRE I
et de recevoir mie garnison îllyrienne, commandée par Dëmétrins Pbarius.
Cependant , Rome avait reçu des ambassadeurs des Gorcyréens et de plusieurs autres peuples de ht Grèce , qui imploraient son secours contrcflerbrigandages et les hostilités des Ittyriena : la reine Teuta, loin de satîsfaire aux représentations que lui avait fait faire te sénat romain , avait violé les droits tes plus sacrés , en faisant assassiner un des ambassadeurs de la république. Le consul C. Fulvius partit, chargé de porter la guerre en lllyrie. Ce fut la première expédition des Romains en Grèce.
C. Fulvius dirigea sa flotte vers Corcyre, pour se— **9 courir cette île ; il ignorait qu^elle fât ac^ pouvoir des lllyriens : mais cette eïpéditîon n'en eut pa» moins un plein sucoès^pu' la défection de Démétrms Pharius. Ce général livra aux Romains, Tîle^ la ville et ta garnison quMl commandait '»-
Le consul, avant j>ris possession de Corcjre, alla secourir Épidamne , et mit en désordre Tannée qui Fassiégeait. Il obtint en lllyrie plusieurs autres avan*
ans av. J C.
* Polyb. Lîb. II , cap, ii.
86 HISTOtRE BES ILES IONIENNES,
tages, à la suite desquels tout le pays tomba en son pouvoir. Les Romains en conservèrent une partie, cl donnèrent le reste à Dëmétrius Pharius, pour prii de sa trahison. Ils se retirèrent ensuite k Corcyre, qui fut con^dëréé dès lors comme alliée de Rome, et garantie des continuelles incursions de ses torbalens voisins '. Les Romains, après un court séjour dans cette île, regagnèrent leur patrie menacée par les Gaulois et les Africains.
Cependant les Macédoniens , tiréft de leur obscu* rite par Philippe II, fils d^Âmyotas, illustrés par les conquêtes d^Alexandre le Grand , divîséis enfin par Tambition des successeurs de ce prince, étaient devenus sous la domination d*Antigone Gonatas, la nation la plus puissante de la Orèce. Démétrius II, qui lui succéda , s^agtandit encore aux dépens des élats voisins;
Antigone Doson, tuteur de Philippe III, fib à Démétrius, entra dans les desseins d'Aratus, chef de la ligue achéenne, qui avait conçu le généreux dessât de rendre la liberté k tous les petiu états de la Grèce.
■ Poljb. Lîb. H , cap. II.