‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 70 sur 197 · LIVRE III, CHAPITRE %. i/^i · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE %. i/^i

les vertus paisibles et la modération, ne convenaient plos snr le trône , dans ces tems de trouble et de désolation ; c^était seulement la violence et la férocité de soldats sans frein , babitués au brisandaffe et à la

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sédition , qui disposaient alors des empires. Ricimer , ^rt vulg. généralissime des armées romaines, fit périr Âvitus: *^^^J

" * ère vulg.

et Majorien , successeur de ce prince , ne put , malgré m 461 sa valeur dont il avait donné des jpreuvcs en Afrique '^ ^" ^' contre les Vandales , échapper aux coups de ce traître. *^ ^^^

Le même sort attendait Sévère III et Ântbémius : Ricimer, maître de Tannée, les immola tous deux à sa jalouse rage. A cette époque, les débris de Tempire étaient tombés dans un état de barbarie pire que celle de ces peuples à demi sauvages , auxquels ont succédé les beayx tems de la Grèce.

Ubistoire ne fait aucune mention des Iles Ioniennes, qu^on perd de vue au milieu de tous ces désordres, et sous des chefs qui pouvaient à peine gouverner leur capitale , ou maintenir leurs turbulentes légions.

Corcyre seule conserva quelque célébrité : elle étendait alors sa domination sur Leucade, Prevesa, Tancienne I^icopolis , Fanaro , Parga , Gomenizze , voisine deTAchéron, Bastia, autrefois Tympania, Strovisi et

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d^autres ^lles considérables , qui toutes formaient k la métropole un domaine de près de cent- quarante lieaes d'ëtendue.

Durazio, Butrinto, Anti^oma, Cimera ou Chi' meron , située au pied des monts A^crocérauniens , et ApoUonie, anciennaiment fameuse par les sciences qui y flem'irent et par Téducation d'Aag^uste , étaient aussi des colonies tributaires de Coreyre.

Marcien avait succédé à Théodose II en Orieat. LéonI". fut ensuite élevé à Tempire de Constantinople. Il fit de grands préparatifs contre Genséric , roi des Vandales; mais celui-ci le prévint, et se mît en mer avec une flotte considérable.

L'Italie, la Sicile, la Dalmatie furttit ravagées, et Coreyre, qui jusques Ut avait échappé à la domination des barbares, ne put cette fois se soustraire à leur invasion. L'île entière fut saccagée, la forteresse put seule se défendre ; ce qui fut d autant plus heureux que le plus grand nombre des Corcyréens en état de porter les armes , étaient allés se joindre avec leurs vaisseaux , à Tannée que Léon envoyait en Afrique sous les ordres de Basilic.

Cette flotte, à laquelle Anthémius , empereur d'Oc-

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