LIVRE, III, CHAPITRE XL
et prit de iioiiveaa.le chemin de TltaUe en passant par Corc^re , qui lui donna encore un secours considérable.
Mais ce grand homme ne put eette fois sauver Rome , qui fut prise sous ses yeux. Cependant il parvint de nouveau à en diasser Tennemi , et déjà même il essajait de réparer les ravages qu'il j avait faits, quand il fut rappelé bientôt après. Toujours en butte à Ten^ vie des courtisans et à la jalousie de Tempereur lui^ même , il fut puni d'avoir su gagner , par ses services et ses vertus, Tamour et le respect des peuples.
Totila, ppo^t^LUt de Téloignement de ce héros , ren- *** ^^^
ère vu! g
tra dans Rome et s'empara bientôt de tout le domaine de Tempirc en Italie, excepté de Rayenne , Ancône et Otranle. Il envoya ensuite une armée conquérir la Sicile, pendant qu'une antre armée assiégeait Ancôue par terre et par mer.
L'empereni^, effrayé des immenses progrès des barbares, envoya Narsès pour s'y opposer; celui-ci con duisit son armée par terre, afin de se joindre à Vitaiien qui Pattendait en Illyrie avec plusieurs légions.
Totiki , pendant ce tems, envô^^a dans la Grèce une armée, qui signala son passage par des ravages hor-^
l4^ HISTOIRE DES ILES IONIENNES,
ribles. LTplre, rÊtolie, FAcamanle , éprouvèrent ses fureurs. L^ile de Corcyre fut dévastée , la ville réduite en cendres, et la plupart des habitans exterminés. Ceux qui survécurent, brûlant de se venger, allèrent, dès que les Geths eurœt quitté leur île désolée , se joindre à la flotte de \italîen quHls 'dingërenl vers Ancône : ils attaquèrent Tannée qui Tassiégeait, avec une telle rage, que, de quarante sept bâtimens ennemis, dix seulement résistèrent au premier. cboc et purent prendre la fuite ; mais ils furent brûlés peu après. ]!tarsès de son côté vengea la Grèce par une victoire aa 53i 3Îg[|j^ ^m* \^ Qotbs , k la suite de laonelle leur roi
^rc vulg.
Totila périt.
Téjas, qui lui succéda, ne fut pas plusbenreax: Narsès, aidé des Lombards, reconquit sur lui tonte ritalie , et mit fin au règne des Goths dans cette ^^"55» contrée.
Justin II parvint à Tempire d^Orient , après h mort de Justinien , son oticle ; Timpératrice Sophie , sm épQpse, qui haïssait Narsès, ne reconnut que par des outrages et par. la privation du commandement des armées , les grands services qB^avait:r«adud.c|e général. Indignement outragé par cette femme altière , qui