LIVRE IV, PART. I, CHAP. IV. igS
d^Orknt Jean YI , qoi voyait de tontes parts s^ëcronler son empire. Aucnn autre sottveraia de la Grèce ne leur pouvait servir d^auxiliaire , sans exciter la jalousie de ses .voisins; et les princes latins , tons divises par des guerres continuelles', n'étaient guère en état de leur fournir le. itioindre appui. Dans ces circonstances, les Corfiotes eurent donc recours à la république de Venise, alors puissante sur mer, et seule en ^lat de balancer les forces maritimes des Génois.
Penelasco , consul <fe Venise à Corfou , prévint sa république de cette importante affaire , et Jean MSani, général des galères , fut chargé de la négociation.
file réussit parfaitement , et à la satisfaction des deux parties. L'île de Corfou se donna librement à la république de Venise , sous la condition qu'on lui conserverait les privilèges accordés par les empereurs grecs y les rois Charles I et II , ses ducs Philippe I et n , et la reine Jeanne de Naples. Le 20 mai 1^6, k tnitê (ntxonclu , et l'étendard de $aint«Marc arboré à Corfou. Cinq ambassadeurs corfiotes allèrent en ob* tenir la confirmation et jurer fidélité ; ce qui fut fait à Venise , le 9 ^uin de la même année , sous le doge Antoine VenierL
Marin Malîpiero , nommé commandant de Corfou , eut 7 à la prière de ces ambassadem*s , le titre de baïle et provédîtenr général.
"» ^i^^ Celte ile, sagement gouvernée, jouit de la paix et
^rc vulg. ^
<le la tranquillité jusqu^en raonée i4oi 9 que Hioaias Comnène 5 despote de Janina , fit une irraption en Epire.
Les Corfiotes levèrent sur le champ dix miUe hommes , attaquèrent le tyran, etypr^s Tavoir vaincu , reprirent, outre le pays perdu, la ville de Sajada qui fut livrée au pillage. Parga fut ensuite assî^'e , et tomba également en leur pouvoir ; enfin , ils s^emparèrent de tout le pays ennemi jusqu k Fanaro , et ne retournèrent à Corfou, qu^après avoir assuré la conservation de leurs nouvelles conquêtes.
Ce fut le 16 août de la même année 140I9 que Ladislas, roi de Naples, céda entièrement à la re|wiblique de Venise, les droits qu^tl prétendait conserver sur Corfou, moyennant la somme de tieale nâk ducats, an i<o3 -j^ Tannée 1 4o3 , vingt galères génoises et d^auUes bâûmens destinés pour la Syiie , commandés par le maréchal de Boucicaut, passant vis à vis le cap occi*