LA TROISIÈME GUERRE CONTRE MITHRADATE
confirme rihdépendancc ctaugmcnlé considérablemeni le territoire de la fidèle ville de Cyziquc — dont les habitants avaient conservé en grande partie les mœurs respectables de l'ancien temps, ainsi que leur excellente constitution politique, dont Strabon encore fait Téloge à côté des institutions publiques de Rhodes et de Massalia ^ — mais encore, bien qu'il n'ait pu empêcher l'affreuse dévastation d'Amisos par les soldats romains exaspérés comme par ses propres défenseurs', bien que, lors de la prise de Sinope, il dût se contenter également de préserver du moins d'une ruine complète cette ville, qui eut énormément à souffrir de ses propres défenseurs (le pirate Séleucos, le lieutenant du roi de Pont Bacchide, et les généraux Léonippos et Cléocharès) et des troupes italiotes qui finirent par pénétrer dans ses murs % il a fait ,tous ses efforts pour relever ces malheureuses cités helléniques. Les deux villes furent traitées avec beaucoup d'égards; on fit tout pour les relever; elles furent déclarées autonomes; Amisos devint même fédérée et reçut un territoire considérable '*. Quant à Héraclée, bien que ses habitants eussent pris une part très active aux combats qu'on avait livrés aux Romains qui assiégeaient la ville, on lui rendit enfin, après les dures épreuves que lui avait imposées le brutal général Cotta, « son territoire et ses ports »; peu à peu, grâce à ses efforts, sa si-
V) Cf. Strab., XII, 8. 11, p. 862 et 863 (575 et 576). Tacit., Annal., IV, 36. SuETON., Tiber, c. 37 et v. plus haut.
-) Memnon, c. 45. Plut., LuculL, c. 19.
3) Mi^MNON, c. 53. 54. Plut, LuculL, c. 23. Strab., XII, 3, 11, p. 821 sq. (546) et Oros., VI, 3.
*) Memnon, c. 45. Plut., LuculL, c. 19. 23. Appian., Mithr., c. 83. Oros., ihid. Pll\., Epist., X, 92. 93. 94. Cf. Kuhn, StcidL Verfass., vol. II, p. 16, 20, 44. Becker-Marquardt, Zur Stalistik, p. 18, eiRôm. AU., III, 1, p. 1 't7, 153 sq., 248 sq., 334. Ce fut alors aussi que, d'après Plut., Iog. cit, les Athéniens qui s'étaient autrefois réfugiés à Aniisos (p. 333, 1) pour échapper à Aristion furent renvoyés par Lucullus à Athènes, comblés de présents. — Sur Amisos, v. encore Dio Cass., XLII, 46. 48. Strabon, XII, 3, 14, p. 823 (547). Appian., Mithr., c. 120. Pll\., N. H., VI, 2 (2), 7 [qui mentionne aussi Trapézunt comme indépendante, 4 (4), 11], et Egkhel, D. iV., II, p. 347- 349. Sur Sinope, v. aussi Appian., loc. cit. Plin., VII, 2 (2), 7. Ulpian. Dig., L, 15, 1, § 10. La ville reçut de J. César en 45 av. J.-C. une colonie romaine; v. aussi Strab., XII, 3, 11, p. 822 (546). Plin., ibid^ 6, cf. Pauly, R. E-, vol. VI, s, V. Sinope. Zumpt, Comm. Epigr., vol. I, p. 316 sq. Egkhel, II, p. 392. Bôckh, G. L Gr., n° 416 't.