LES LÉGATS DR CÊSAK
les villes de Calydon el de Naupacte *; ce détachement s'était emparé également sans peine de TAcarnanie, de TAmphilochie et de la Dolopie '. Alors le légat Q. Fufius Calénus reçut Tordre de s'avancer dans cette direction et d'occuper toute la Grèce au sud des Thermopyles. Delphes, Orchomène(en Béotie) et Thëbcs furent aussi prises sans peine ; d'autres places fortes furent forcées de se rendre ; partout les agents de Calénus s'efforçaient d'augmenter parmi les Grecs le nomhre des partisans de César. Par contre, une attaque dirigée contre l'isthme de Corinthe, défendu par la ville de Mégare, très fidèle à Pompée, et les retranchements de Rutilius Lupus (p. 418), légat de ce dernier, parait avoir échoué '. Nous apprenons enfin que Calénus se tourna vers TAttique et occupa le Pirée, maintenant sans défense; mais les Athéniens lui résistèrent vaillamment, bien qu'il dévastât affreusement leur territoire, jusqu'au jour de la balaille décisive livrée en Thessalie *.
Un autre légat de César, Lucius Cassius Longinus, avait d'abord appuyé Calvisius avec une légion de recrues et deux: cents cavaliers sur les frontières de TÉlolie septentrionale*; puis il s'était dirigé vers la Thessalie. Mais là il n'eut que peu de succès. En effet, il s'aperçut bientôt qu'une partie seulement de la population (notamment les habitants de Gomphi)*, sous Pélraeos, jeune homme de grande famille, était disposée en faveur de César, tandis que le parti adverse, sous le puissant Hégésarétos (et plus tard sous le stratège [p. i 06, 2]
J) C^s., III, 34, 2. 35, 1.
2) C^.s., IIF, 55, 1. ApriAN., B. C, II, 70.
^) Calénus prit le commandement des troupes placées jusque-là sous les ordres de Calvisius et auxquelles fut réunie évidemment (cf. ci-après, p. 423, 5) la division de Longinus, repoussé de la Thessalie (ci-après, p. 423, 3-5); de sorte qu'il commandait maintenant quinze cohortes. C^s., lll, 55. Plut., Cxs.^ c. 43, init.
*) Plut., Cœs., c 43, init. Dio Cass.,XLÏI, 14, init. D'après cela, Zonaras, XIF, 23 et Zosime, Jlisl.., I, 29, en prétendant que les murailles d'Athènes sont restées en ruines depuis l'époque de Sulla jusqu'à celle de l'empereur Vaiérien, ont pour le moins beaucoup exagéré les choses. (Disons en passant que, pendant le i" siècle après J.-C, le mur d'enceinte d'Athènes, au nord-est et à l'est de la ville, était en briques. Vitruv., II, 8, 9. Plin., N. H., XXXV, 14 (49), 172. Ross, Arch. Aurmize, I, p. 232.)
») Cf. C^s., III, 34, 2 et 55, 1.
«) Cf. C^s., III, 80, 1.