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« ses mains une somme de douze à treize mille livres, et sa « promesse de ne délivrer aucune somme sans un ordre exprès « de l’assemblée générale coloniale.
« Fait lesdits jour, mois et an que dessus, et ont les délibé- « rants signé sur le registre.
« Courré de LisLE. — GASCHET DUMAINE. — LEMORNE PLAI- € SANCE. — COURDEMANCHE BOISNORMAND. — BOURDON. — Napau- « DUTREIL. — GIRAUD. — CHÉROT LASALINIÈRE. — LORET. — Bou- « BERS. — BRAGELOGNE. — JOURDANS. — GIRARD, — TURCON. — « LEDEMANDÉ. — SOLOUL. — BRUN BEAUPEIN. — LEDOUX cadet. € — DÉLIZORDI. — F. GRÉGOIRE. — LEGIER. — Vinau. — ViNcau. « — PanILLE. — Courré de K JouAL. — MONNERON. — BouRDON € DIEUDONNÉ. — LAFONTAINE cadet. — Roux. — DEMIGNOT. — « BLANCHET. — LAMBERT MaciLri0. — CouPPÉ DE K/MADEC. —
« GAALON. — CRENY. — LAMBERT BOISJOLI. — DE BORDMÈRE. —
€ LEROY. — ESCUDIEN. — PELLICIER. — DUPARCG. — DUHALDE. — € LANGE frères. — DORGEMANT DE RICHEMONT. — BUTEL DE & MonTGaYy. — V, PoYEN , président. — CHABAUD, secrétaire. » Les députés des paroisses, réunis à la Basse-Terre, furent ‘convoqués, avec tous les citoyens, à une assemblée qui devait se tenir le 26 dans la salle du palais de justice. Ce jour, probable-
ment sans aucune malice, des citoyens, se fondant sur l’exiguité :
de la salle du palais, proposent d’aller tenir la séance à la comédie : l'assemblée s’y transporte. Là, il y eut des discours pour prouver que personne n'avait eu tort, que les citoyens de la Basse-Terre avaient eu de justes sujets de craindre, mais que toutelois le gouverneur n'avait rien à se reprocher. La question de savoir si la garde du gouverneur serait maintenue ou levée fut mise aux voix. Pour ne pas perdre du temps, on ne recourut point à un scrutin : il fut convenu que les citoyens qui seraient pour la levée de la garde resteraient découverts, et que ceux qui seraient d’avis de la maintenir se couvriraient. À la seconde épreuve personne ne se couvrit. Le chef de la colonie avait été
privé de sa liberté pendant dix-sept jours. Ils y eut une motion :
pour envoyer près de lui une députation à l'effet de le prier d'oublier le passé. De telles injures ne s’oublient point.