PROCÈS-VERBAL (2 SEPTEMBRE
cent vingt mille hommes qui nous entourait de toutes parts. — Général, m'a-t-il dit, nous sommes disposés à faire à votre armée , qui s'est si vaillamment battue aujourd'hui, les conditions les plus honorables ; toutefois , il faut que ces condi-» tions soient compatibles avec les exigences de la politique de notre gouvernement. Nous demandons que Farmée française capitule. Elle sera prisonnière de guerre; les officiers conserveront leurs épées et leurs propriétés personnelles ; les armes de la troupe seront déposées dans un magasin pour nous être livrées.
» Le général a demandé aux officiers généraux qui faisaient partie du conseil de guerre, si , dans leur pensée, la lutte était encore possible; la grande majorité a répondu par la négative. Deux généraux seuls ont exprimé l'opinion que l'on devait, ou se défendre dans la place, ou chercher à sortir de vive force. On leur a fait observer que les vivres et munitions manquaient absolument; que l'entassement des hommes et des voitures dans les rues rendait toute circulation impossible ; que dans ces conditions, le feu de l'artillerie ennemie, déjà en position sur toutes les hauteurs environnantes, produirait un affreux carnage, sans aucun résultat utile ; que le débouché était impossible puisque l'ennemi occupait déjà les barrières Ae la place et que ses canons étaient