‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 123 sur 202 · Dans VAitrèt, chiche était appliqué à Dieu · texte numérisé non relu

Dans VAitrèt, chiche était appliqué à Dieu

i. Loret a employé chichard, 11 mai ISâO, v. 31. Poéi. barl., 16ft, On trouve aunsi chiche- face (Sorel, Polyand., II, 600). L'A. le trouve bas.

qui s'amuse... h faire VHarmion« contre rostre cocher dont elle eêl cofffée (Sub!.,Foi. Quer., 46, !, 8).

comme tout, riche comme tout, est ridicule et barbare : dire beaucoup, grandement (Marg. Buff., 75-76]. — e tous les lexiques.

commer — Fur.: (aire une comparaison, il ne se dit qu'en slile familier et en matière odieuse. Je vous prie. Monsieur, ne commons point. 11 est bas (A.) ; 3 Pom., Duil., G.|Mie§e,tRich. ; * A* : familier. — Un honneste homme enfiD seroit-il boaneste homme S'il n'avoit pas aimé. Mais pour te montrer commo. — Helasi ne cornes plus, veux-tu parler tousjours iDorimond, Am, de Trap., se, 3, p. 27| ; cf. un texte cité par Livet, Lex. de Mol., I, 429, V comme.

compagnon — mot que M. de Sacy a eu tort d'employer en pirlant du Christ: i< Jésus trouve plusieurs compagnons de sa table, mais peu de son abstinence (Miif., 18). Ce mot donne ici une idée qui ne convient pas avec la personne de J.-C. C'est donc un mot bas. Sans doute en parlant d'un artisan, il eut été bon (cf. Rosset, o. c, 24). Est-ce parce que le mot était employé parles hommes de loi ; Par devant maître un tel et sou compaijnon, notaires,... que Boubours refusait le droit de l'employer ici ? Mais il eût dû réfléchir que camj>agnan se disait des rois même : Vous trouvcrCii cent rois compagnons de vos fers [Rac, I, 529, Alex., v. Ul). Des poêtcslavaienl appliqué à Jésus: U s'est fait compagnon de nos infirmités (Ant. Corn., Slanc. en ihon. du Sacr. de l'Autel).

conduite — mot de Normandie, dans le sens de conduite de fontaine. Ména)^ dit qu'à la Cour on se sert de conduit (0. ». il., IT, 196). — e Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A. ; * Th. Coni., cf. A*; voir L. et H. D. T.; e llug.

connaisseur — Boubours prenait ce mot ancien pour un néologisme (Enlr., 84, cf. Dout., 50). Sorel estime que connnwjeux est bas (Conn. dei h. L, 1671, 397; cf. Roy, Sorel, 279), Barb. d'Aucour étendait la sentence a connaû- «eur lui-même {Seni. (/e Cleanl., 333). — * Pom., Duil. qui ne donnent que connaissant ' ; G G. Miege ; * Rich., Fur., A. — Avec le temps je me rendrai encore plus connaisseuse (Regnard, Fille err., Il, 3); la Cannoitseuse en tient (BoursBult, Portr. du peint., se. 8); Vous êtes connoitseur (La Font., V, 428, V, 26). Le mot est chez tous les classiques'.

corner est employé seulement dans l'expression populaire : les oreilles luy cornent (A. de R., Refl., ,137). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. avec f. Fur., A. ^ Voir Livet, Le-r. de Mol., qui, outre des exemples burlesques, cite La Bruyère, 11,128) '.

correction, [sauf — ) expression populaire comme »auf colre respect (A. de B.. Refî., 138). — * Pom. qui cite Méieray, Duil., G. Miege; o Rich. qui donne soua correciion ; * Fur., A, H est dans Mol., VÎI, 62, Av., 1, 3.

coterie — mot bourgeois, suivant Ménage : Les faonnestes gens disent société (O., 1, 3BG). A. de B. dit que coterie est familier et désigne des cabales qui ne regardent que de petites choses ; société désigne quelque chose de plus consi-

1. Ce mot est dans [tensserade. Bail. de« Motet, XI* Entrée, tA— de Rocliefort Musc, Sorol, Polyand., II. 618. — & aux lexiques à partir de Rictielet. Cf. Liltré. 1. convenable n'est pas trop de la belle PoSsic (Chcvr., Ms. Niort, 7^, dans Boisa.). 3. courte d'un (leuve est plus poétique que coart (Ib., 150).

CLA9StFlCATIO:4 DES MOTS 331

derable {Refl., 138-140); du style le plus bas (Rich.)- — O Pom., Duil., G. Miege; * B. F., Fur., A : ramiiier ; L. cite Hamilton. — La ville est partagée en diverses sociétés... Deux années cependant De passent point sur

une même coterie (La Bruy., I, 277),

couuin, carreau — A la cour on dit eoasttn de carrosse, mais pour ce qui sert à s'asseoir ou à s'agenouiller dire carreau, et non couMin comme les bourgeois (de Call., Bon et m. us., 43-4t; v. Schenk, p. 43) ; le mot coussin est dans les lexiques, sans précisions. — Un fastueux carreau soit vu sous ses genoux (Boil., Sal.,X, v. 504); Qu'il entre dans l'Église une femme à careau (Ilauter., Bourg, de quai., Il, 2) ; Quand je viens à songer que ce riche brutal Couché sur vos carreaux vous conte son marttre (MoDtreuil, (Eunr., 623. Cf. M"" de Scudéry, MaCh., 47; Rega.. Dieorce, III, 6. Pour couggin je citerai : une pitié qui leur a fait porter des couisins sous les coudes des pécheurs (Boss., L.]. Soncorps. . . Fait gémir les coassin* sous sa molle épaisseur (Boil., Lulr., 1, ib.)

crapule au sens d'excès, débauche, doit être évité parce qu'on y a attaché des idées basses et désagréables (Bclleg., Eleg., 144). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur. : bas. A.; — Faire crapule, c'est-à-dire Bien manger, bien boire et bien rire(Lorel, 24 septembre 1651, v. 91-92. Cf. Id., 10 oct. 1652, v. 166, etc.) ; ce débauché fumaot de vin et de crapule (Rcgnard, Ep. au M'de...); Un grand... s'enivre de meilleur vin que l'homme du peuple : seule différence que la crapule laisse entre les conditions les plus disproportionnées (La Bruy., I, 34S); Pour du vin, vous n'en buvez pas? La crapule me fait horreur (Regnard, Coquette, II, 2). Cf. Rac, VI, 159, Rem. lur VOd.

crieries, crUillerie, sont du style familier et ne s'emploient qu'au pluriel (A. deB., Refl., Ii2|. — * Pom., qui ne donne pas criaillerie, de même Duil., U. Uiege; criaillerie est dans Biclt., qui n'a pas crierie, * Fur. qui donne lesdeux, ainsi que A.; L. cite criaillerie (Mol., Tari., V, 7) et crierie (La Bruy., 1, 8Q). — Ils en viennent. . . à la criaillerie et aux coups (Bexanc., Les Med. à la cens., 254).

cruuitiUeaj: — synonyme bas et populaire de plaitant : cet homme est erouttilleux[âf: Call,, Bon et m. u,t., 190, 1" pagin ; v. Schenk, p. 43). — O Pom., Duil., G. Miegc ; '*' Rich. : bas ; Fur. : terme populaire et vieux qui se dit ironiquement de ceui dont on admire la sottise, A. : très bas. L. cite llachaumont, d'après Pougens.

Di(jornt —bas (A. et Fur. au sens de vieille femme) ; o Pom., Duil., G. Miege ; *B. F. ;e Rich., Th. Corn., en ce sens;* .V ;* L. : vieilli; 11. D. T.: f> Hug. — A la terre elle chanta poQille, Et l'appella vieille citi'oUilU', Vieille daijorne aa dos bossu {Richer, Ou. bauff., 585).

darne, dalle (^ tranche) — o Pom,, Duil., G. Miege; * B. F. ; © Rich. ; *Fur., BOUS les deux formes, A. ; eTh. Corn.,*A2; *L.,H. D.T. ; oHug. On trouvera dans Furetière les étymologies de du Cange, Ménage, etc. —

Et peut-être que quelque (/arfie De soncorps il y laissera (Scarr., Viry,, 1,169),

dauber — Des personnes polies emploient ce mot et disent dauber le prochain, cela esttrivial (Belleg., Eleg., 373-374). — © Pom., Duil., G. Miege; * B, F.,

Rich., Fur., A. : bas, soit au aeos de battre, soit au sens de railler, A* : bas ou ramllier; voir L., H. D. T. ; e Hug. Livet, Lex. de Mol., cite «o grand nombre d'exemples.

tlébagonler est signalé comme bas par Fur., qui indique qu'il s'emploie surtout au figuré, par A. et parA<. * Pom., Duil., G. Miege, Rich. ^ A dessein d'empêcher qu'un malade ne meure, J'alloia dégabouler du latin tout à l'beure (Boursault, AfiW. coi., se. 13); Ufaut que jedéAaj^oufc mon coeur {TA. liai., 1, 116, Arleq. emp.) ; Dis-moi, sans barguigner ce que c'est que cela ; Et quelle manigance on débaffoule-lk (Boursault, Mol* à la mode, se. 15).

déduit est supprimé dans A*, A le donnait comme vieilli. * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur.; 0 Th. Cora.; * L., H. D. T., Hug. — ... en son bel de nuit, Oii dormir est tout son detduii (Loret, Po. burl., 52) ; n'ayant autre déduit Que d'y ruminer jour et nuit (La Font., 1, 345, v. 13-1*. Cf. une foule d'exemples dans le Lexique).

dôfi-rrer — On a trouvé si peu civile cette manière de parler : il a déferré une (elle femme ou un tel homme, qu'on lui a substitué déconcerter (Chevr., CEae. mesL, 4G0). A. de B. citait la phrase: il se fit une huée qui déferra le témoin [Re/l., ir,9}. Cf. Renaud, Man. de pari., S41 : inusité. — e Pom. ; * Duil. ; e G. Miege; * Rich. cite Perrot d'Abl., Fur., A.; e Th. Corn.;» A'; * L.; G II. D. T., en ce sens, Hug. — bien loiu d'estre defferré. . . il satisfit autrement toute la compagnie (Sorel, Polyand., Il, 443); Ne vous déferrez point, et me faites répondre (MontD., Dam. méd., II, 5; cf. Id., Fem. juge el partie, I, 2).

défont — La phrase : si nous les avions voulu croire, mon père seroit défunt, est un tour bourgeois. Le pauore défunt est très bourgeois. On peut dire défont mon père, mais feu est mieux (de Callièrcs, Bon et m. a»., 18 et 33- 3i; v. Schenk, p. 47). — * Pom.; défunt Maiimilien, Duil., G. Miege, Rich, ; plus du palais que du beau langage, Fur., A., Th. Corn., A* : s'emploie plus ordinairement comme substantif; * L., H. D. T, ; © Hug. — Dix grains d'une poudre à faire les défunt* (Montfl., Trig., IV, 1); Il est défunt depuis soixante et dix semaines (Id., Dam. méd., V, 9] ; son défunt maître (Robinet, Panég. de l'Éc. des F., i" Entrée, p. 7). Il est aussi savant que défunt Cicéron {Regnard, Mén., III, 8).

dCynlne — o Pom.: * Duil. avec f ; O O. Miege; * B. F. ; e Rich.; ♦ Fur. : vieux mot; O A., Th. Corn. ; * .\ ' : il ne se dit que dans cette phrase proverbiale d'une belle dégaine; * L. cite Molière, H. D, T, ; © Hug, — Molière connaît l'expression d'une belle dégaine, et dans les scènes teintées de patois la met dans la bouche de Pierrot (V, 110, Don Junn, H, 1). Cyrano l'avait employée dans le Pédant, II, 2. Cf. Avec ces complimens de ti belle degaitne (Robinet, Panég. de t'Éc. de» F., ^" EotréeJ ; Vos affaires iront d'une belle dégaine (Poisa., Faux divert., Il, 15).

dégorger, comme regorger, dont Malherbe s'est servi ft la Reine Hère sont plus honnêtes que rendre gorge et nomir (Chevr., tEuo. mél., 1687, 519, 1" pagin.). — ♦ Pom., Duil., G. Miege; e Rich., Fur., A, el A', en ce sens ; * L., H. D, T, ; e Hug. — Racan l'avait employé comme Malherbe, 1, 149. Cf. Je sens qu'en tons heureux ma verve se dégorge (Regnard, Fol.

tm.. Il, 7j ; la foute... de courtisans dont la maisoQ d'un miaistre se dégorge < (La Bruy., I, 359).

dégoûli [faire le — ) — expression qui D'est pas noble (Bouli., Suif., 137'i. — * Pom.; e Duil.;* G. Miege; e Hich., Fur.; * A. ; e Th. Corn.; •A»;* L.,H. D. T.; © Hug. — Ah, tous en oseï dooc fùre U dégoûtée (Th. Corn., Am. à la m., V, 8) * ; L'envoya chez Pluton faire le digouU (La FoDt., 11, 131, V. 19).

âihanter — © Pom., DuiL ; * G. Miege, participe ; Q Rich., Fur., A,, Th. Com., A»; * L-, li.D.T.; © Hug. — Venir de guetappens dehonler une FiUe (Th. Com., Bar. d'Alb., a. IV, se. 7).

dijac— e Pom., Duil., G. Miege, Rich.; *Fur.; G A-, Th. Corn., A« ; •L. aTec-j-; * H. D. T.: vieilli; © Hug. — Ainsi failOyseau de saint Lac, (Jupiter), Il prend terre au poinct du déjae. Et se mesie parmy les Vaches (Richer, Ov. bouff., 263).

dijuquer (ou dejucher) — * Pom., DuiL, G. Hiege; © Rich.; * Fur.: dejucher l'ennemi, A. : bas ; © Th. Corn, ; * A' : familier; * L., H. D. T. ; e Hug. — Elle déjuqae de son lit (Biclier, Oe. bauff., 25t).

délivre {arriere-faix) — mot de campagne, d'après Furetîère et Th. Corneille : le délivre d'une vache. — & Pom., Duil., G. Miege; * B. P. ; ©Rich.; *A., sans observation : \ideUtsre d'une femme, Th. Corn., A*; * L., H. D. T., s.ei.;©Hug.

demi {ni — ] expression familière : jen'y ay veu ni boutique ni t/emijA. de B., Be/Î.,16i). — © tous les lexiques; *L.;0 II. D. T., et Hug, — Expression tout à (ait commune k ^l'époque. Voir le Lex. de Mol. par Livet, qui donne de nombreux exemples.

deniert — de grande» Bomme» de dénier» pour de grandes sommes d'argent, cité comme tour très bourgeois (de Call., Bon et m. u»., 18 ; v. Schenk, p. 49). — Le mot denier» est, bien entendu, dans tous les dictionnaires. Rich, cite Vaugelas : il fit une grande levée de déniera. Voir aussi Fur, Mais l'expression elle-même est loin de se trouver partout. Elle était commune au XVI* siècle, p. ei. Amyot, Pér., XXVIII. L'A. donne grande somme dedéniert au milieu d'autres eipicsaions oii le mot s le sens d'argent Cf. A>et La Rochef., H, 384 : une tomme de deniers. Voir aussi L. k denier.

déparler — mot qui se dît en riant et n'est bon que dans le burlesque (Belleg., Eleg., 266, cf. 303). — e Pom., Duil., G. Miege; * B. F., Bicb. avec f (ex.de Scarr.), ne s'emploie qu'en négative, Fur.: familier, A., avec les restrictions de Richelet, A »; * L., H. D. T. ; © Hug. — Celuy-lè . , . . ne déparla point (Montreuil, Œavrei, p. 336) ; Si vous voyiei Moncade auprès de ma Maîtresse, il ne déparle point (Baron, Homme à Bonne Fortune, 111, 1) ; Tu t'imagines^bien que ma joie est extrême D'y voir certaines gens tout fiers de leur maintien, Qui ne déparient pas, et qui ne disent rien ( Regnard, Démocriie, II, 5)*.

tn jbon digoûU: un g;alllard qui a de l'apa desthiée est bas (Chevr., Ma. Kiort, 133-

13( IIISTOniK DE LA LANGUE FRANÇAISE

déplaisant — boui^oÏB, dans le sens de qai a rfu deplaitir (de Call., Bon et m. ut., il2 et 179; cf. Sclienk, p. 50). — O Pom., Duil., G. Miege. B. F., Rich., Fur. ; * A. : vieux, A *, même observalioo, * L. cile Si-Simon ; o H. D. T., Hug. — j'en eus le cœur dépUtiani (Loret, 6 déc. 1653, V, 86); Dont son épouze illec prézanle Fut teTTMc.ntea% déplaiztnte (Id., l"fév. 1653, V. 81-82).

tiescendre de ta côte de .S' Louis, de la cuisBe de Jupiter — eipressions à abandonner aux bourfi:eois(Belleg.,£/e7., 142). ~- Cette expression manque à tous les lexiques, mais Livet a noté dans le Bourg, genl., 11), 12: Est-ce que nous sommes, nous autres, de la cCte de S'-Louis, et il en a rapproché Scarron, Rom. com., l'OG, 1, 22: comme s'il ettoit iorty de la cotte de saiut

degtert — mot des bourgeois, pour le fruit, il faut dire qu'on nous apporte le fruU, quoique le mot de dessert, plus général, soit plus propre (de Call., Bon et m. ut., 37, 3S, 40; v. Schenk, p. 53). — Il vieillit. I^s gens polis disentIe/>-uiI(A., cf. A^] ; O Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur.; * L., sans exemple, H. D, T, ; o Hug.

iletiolée— Q Pom.; * Duil. (un cheval); G G. Miege; * B. F. ; * Rich., Fur., A., A*;*L., H. D. T.; Q Hug. — pauvres hères... Dont les souliers 6onldeuoles (P. Cam., S/i'mmim,, 16) ; Arrcstei,Nymphesolitaire, En faveur du pied desêollé D'un pauvre amoureux rissollé (Dassouc, Ov, en belle hum,, 4". 105).

délaler, au figuré, est bas et populaire (A. et A ') ; Q Pom. ; * Duil. ; O G. Miege, B. F. ; * Rich., Far. ; * L., H. D. T. ; e Hug. — Le Rat deviUe détale [La Font-, 1. 80, v. 15) ; Allons, que l'on délaie de chei moi (Mol., VII, 62,^p.,l, 3).

dévaler — bien vieux, ne se dit plus guère [Rich,, qui cite Du Bycr); mot bourgeois etpopulaire pour descendre (de Call., Bon el m. ut., 58; v. Schenk, 54). — * Pom., Duil., G. Miege, Fur. , A. : bas, au sens de faire descendre, A* : vieilli et populaire ; * L. cite S'-Amani, * II. D, T,, Hug. -^ Un autre Rodomont dévale en ces lieux sombres (Pichou, Fol. de Cardvn., V, se. dcrn., p. 120); Lh, rfei-alp: cent pieds soûs terre (La Mesn., Po., 39,; cf. Martin, Écol. de Sut., 10-H) ; On ne montera point au rang dont je dévale (Corn., IV, 451, Bodog., v. 499).

dicton — mot souligné comme bourgeois par de Call. [Bonet m. us., 114 et 120). — Mots sententieux qui ont quelque chose du proverbe, mais dans ce sens vieux el burlesque [Rich.) ; * Pom. , Duil. avec -}- : raillerie ; Q G. Miege, B. F.; *Fur., A., A>;*L., H. D. T. ; 0 Hug. —Voir Livet, Lex.de Mol.

diaetleax — Le Dictionnaire det Ilallet (G2) reproche ï l'A. de l'avoir accepté ; * Pom., Duil., G. Miege; © Rich. ; * Fur. : ne se dit que dans une seule phrase, c'est un pauvre diselteux ; A . , A > : il est vieux . — Il donna quantité de vivres A plus de cent nécessiteux Qui de pain iiloicat di:éteax (Loret, 10 déc. 1661, V. 194-196).

dodeliner— Q Pom.; * Duil., B. F. ; e Rich., Fur., A., Th. Corn., A *,

abahir (*') est provincial (Marg. BuCTet, 50). — * Pom., DuiL,G. Miege, Rieh., Fur,, A.: vieux ; O Th. Com. ;*A'. ; vieux ;*L., Il.D. T.; O Hug. — ilfut

surpris, étonné, et, comme il (Balzac] me le ditluy mesme, ébahi (Costar, Lell., I, 207) ; Vous nous rendez tous ébahi» (La Font., IX, 115, Ep. à M. le Surintendant, v. 95) ; Corneille l'avait employé dans Polyeaclc, (lit, 524, V. 794). Voir le Lex. de Molière par Livet.

ébMemenl pst blâmé par Chevreau [Rem. g. Malh., 1600,4).— e Pom. ; • Duil., G. Miege, B. F., Rich., Fur. : n'est plus guère en usage, A. : ne se dit qu'en raillant; e Th. Corn.; * A' ; * L., H. D. T. ; e Hug. —J'en vais prendre Vébalement (Loret, 29 juin )6SS, v. 268 ; cf. 8 janv. 1661, v. 2H] ; l.'ébalUment pourroit nous en être agréable (La Font., II, 9, Fabt., v. 16).

écliitche, pour dire un Gigot de mouton, est un mot particulier aux Bourgeois de Paris, qui a peu d'usage & la Cour et dans les Provinces (de Cailières, Ou bon el du mauit. us., 41 ; t. Schenk, p. !j8). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich.: provincialisme, Fur., A.; 0 Th. Corn.; *A'; *L.,H. D, T.; eHug.

icoUffe, que l'on trouve dans les lexiques de la première partie du siècle n'est plus dans aucun lexique de ta fin.

économe — Ce mot ne convient pas à Jésus-Christ, et quand M. de Sacy écrit : Jésus ne dédaignera pas de vous tenir lieu d'un économe très fidèle; au moins derrait-il ajouter, si l'on peut ainsi parler ( Boubou rs, Imii., 13, Rosset,

0. c, 24). — * Pom., Duil,, G. Miege, Rich., Fur., A,; Q Th. Corn. ;* A'; * L., H. D. T. ; 6 Hug. — Mais je n'aiaucun exemple à comparer avec la phrase blâmée par Bouhours.

tffectmement — Bouhours se demande si le mot est du bel usage {ImiL, 4, Rosset, o. c, 25). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A.; e Th. Corn.;* A*; * L., H. D. T. ; 0 Hug.

tmbaboainer est du style lamilier (Fur., A'}; *Pom., Duil., G. Miege, Rich., A. ; O Tb. Corn. — Il brusqua un superbe enterrement, embabouina le

. curé, qui ne se douta jamais de la cause réelle (Saint-Simon, XVII, 80).

encadrer n'a plus que chez Pom, et Duil , le sens d'emprisonner. Le mot n'est pas chez Rich. ni Th. Corn. ; * G. Miege, Fur., A., A*, qui ne donnent que le sens de serrer dans un coffre.

tndouer au sens de mettre »ur ion dot est burlesque. Quand il se dit sérieusement, il est vieux et politique (Rich.) ;* Pom., Duil. '. endosser un fardeau, G. Miege, Fur., A.; 0 Th. Corn. ; * A'; * L., II. D. T.; 0 Hug. — L'un court chez un ami, l'autre chez un Frippier, £nc/oaaer l'attirail d'un nou- Tel héritier (Regnard, Tomb. de Dexpr.). Cf. Montn., Com. Poêle, [V, 8.'

enteigneê {à bonnet — ) est fort francois, mais il est du stile entre le médiocre et lebas(Ch3p., Lel. àBrieux, 12 juin 1661]. — *Pom., Duil., G. Miege ; 0 Rich.; * Fur., A.; e Th. Com.;* A^ ; voir L., H. D. T.,llug. — H n'y a pas trop de sûreté de se mettre sur le Rhûne qu'à bonnes enseigne» {Bac, VI, il3,Lelt.à La Font.) ; je ne vieas(\\i'à bonnes enseignes |Regn.,La Ser., 18)*.

1. Au gens d'écrire sur le do^ d'un acte le mot est praticien. Je ne trouve plus qui: dans Pomey; chaise endossée, banc endossé,

1. L'expression i fausset erueiijnes est tout à fait usuelle :*., G. Pom., Duil. Miege, Rich. — Il eçeut que jet'avois trompé â fausset enseigne* [Bussy-Rab., Mém., 1696, 1,17).

Ê'épouffer, est populaire et bas, disent Fur., A. et A*, qui sont seals b doaaer le mot. * L. qui cite Scarron (Mais le texte est douteux. L'édition de 1706, II, 85, donne l'itou/fer). H. D. T. cite Ghersrdi , Th. lui. ; e Hug. époux — Les Bourgeois . . . croiroient ae rabaisser, s'ils avoient dît ma femme une fois en leur vie (de Cali., Mois à la m., S5-6, cf. p. 60 et Scbenh. p,68)- Le mot est aussi, bien entendu, de la langueélevée et poétique. — Dans Molière, don Juan, pour se moquer de M. Dimanche, lui dit: Comment se port*! Madame Dirasache, voire épouse ? (V, 168, D. J., IV, 3). élamine {faire palier par r — ) — expression bien populaire (Bouh., Suif., tSS). — * Pom., Duii., G. Miege, Rich. avec f , et des exemples. Fur,, A.; o Th. Corn. :*A*; voir L., 11. D. T. ; 0 Hug. — Les exemples foisonnent : Tout ce qui s'offre à moip«*<epar l'éUmine (Boil.,Sa^, 17/, v. 54). Cf. La Font., V, «8,v. 136.

exMnuei',auBensd'Affénuer,est un provincialisme (A. deB.,iie^., 223). — *Pom., Duil., G. Miege; & Ricli. ;* Fur., A. ; 0 Th. Corn. ; • A';*L.,H. D. T. ; @ Hug. La remarque d'Andry est-ellejuste 7 11 le paraîtrait, d'après le silence de Richelet, qui ne donu<> pas le mot. Hais le lex. de Corneille, après avoir cité de nombreux exemples du poète, montre que ce sens s'est conservé jusqu'h la fin du xvtii* siècle. Bossuel se sert du mot aussi bien que Corneille: adoucir et exlenaerles sentimens Catholiques (£xp. de la D. cath.. 1681, Avert., 65; cf. Arxrl. aux Prot., VI, §111, 617, Ib., VI», §9, 643, /i..Vl«g 16, 6âi,elc.).

Façon (aooirfco/ine—) est du discours fomilier,dit l'Académie. D'après de Callières, on ne se sert point de cette expression à Versailles, il faut dire avoir bonne mine {Du bon et du maun. ui., 165-6; v. Schenk, p. 68). —* Pom., Duil., G. Miegc, Rich., Fur., A.; © Th. Corn. ; * A' ; *L.,H. D. T.; G Hug. — Il a belle et bonne fat^on (Loret, 18 mai 1858, v. lOt) ; certain fils de famille. Bien fait et beau, d'agréable fa^on [La Font., VI, 54, v. 33-34). Les exemples sont nombreux'.

figure [faire — ) se dit encore parquelques gens, mais les personnes intelligentes l'évitent juaques dans la conversation, ou ne le disent que par raillerie (Bouhours, Entrel., 100). — * Pom.; G Duil. ; * G. Miege, Rich.; GFur.;*A.; ©Th. Corn,;* A»; *L., H, D. T.; G Hug. — Ces sociétei (les Vaudois, les Ilussites) ne faisaient noo plus de figure dans le monde que les Sociniens (Bossuet, Averl. aux Prol., 707; cf. Id., /A., 87); ... pourveû qu'on trouve, le moyen de a'assembler... et de faire figure dans le monde, on est un vray membre du corps de l'Eglise Catholique (Id., BUt. des Var., II, 653; cf. Robinet, Panég. de l'École des F., 4" entrée; Le Boulanger de CItalussay, Élomire hypotondre, 1, 3) . Voir le Lei. de Molière par Livet. faire voir dupay* est une expression basse (Bellegarde, Bteg., 375) . — © Pom . , Duil., G. Miege; *Rich., Fur., A. ;©Th. Corn.;*A*; *L.,qui cite Se vigne et Fénelon ; ©H. D. T., Hug. Cf. un ex. de Bussy dans Lanson, .Arf t/e la proie, 90.

faiseur ne s'emploie que pour se moquer des îgnorans qui font les habiles (Bouhours. Suite, 403). C'est un mot bas, selon Barbier d'Aucour, on

CLASSinCATlON DES IIOTS 337

n'a jamais dit sérieusemeot ud faitear de tableaux pour un peintre {Senti' mtni, 1776,333). C'est également Taris d'Andry de Boisregerd {Suite, 101), qui fait remarquer que Bouhours s'est servi de /'aweur de voyages. — SPom., Duil., G. Miege, Bich. ; *Fur., A.; e Th. Corn.; «A»;* L., H.D.T.; OHug . — Adieu, faizeurs de reverances (Loret, 26 sept. 1654, v. 110) ; C'est donc TOUS, faiseuse de conquête (Montfleury, Éc. det Jal., a. I, se, 12) ; Qu'ils Tiennent, ces faiseurs de mariage en l'air (Id., Com. poet., a. II, se. 3); H traite l'un d'aiTecté, l'autre de pedantesque, celui-ci de petit esprit, celuilà de faiteur d'entretiens (S<-Réal, De la Critique, 164).

famille se dit au lieu de maîâon, quand on parle de boui^ois, de marchands, de gens d'affaires (Boubours.fîem., 306). — e Pom., Duil. ;* G. Miege, Bich., au 6guré, Fur., A.; 6 Th. Corn.; * A^; *L.; eH. D. T.,IIug. — pour débourgeoiser un enfant de famille (Regnard, Bel. impr., 6). Voir l'usage queBossuet faitde/iim(f(eetde ma ûon dans l'Or, fun.de M. Tkér., éd. Réh., 22S.

fat — DesmaretadeS* SorlinreprocheàBoileau de l'avoir employé dans le vers: On ne fut plus ny fat ay sot impunément, n Fat et »at sont la mesme chose, et le mot de /àl est si bas, que Boileau ne devrait pas l'alTecter comme il fait, après aToir donné pour précepte ; Quoy que vous escrivieï, évitez la bassesse (La defente du poème héroïque, 1675, 87). — * Pom,, Duil., G. Miege, Rich., Fur., A.; eTh. Corn. ; * A»;«L., H. D. T.,Hug,— Les exemples sont très nombreux. — Voir le Lex. de Mol. parLivet et les lexiques des grands écrivains.

faute {te faire — de dans le sens de se priver de) est une façon de parler populaire (de Callières, Da bonetdamaav. a»., 176-7; v. Schenk, 67). L'expression ne se trouve que dans Fur. et A*,

femme de cour se prend en mauvaise part, selon Bouhoura, il faut dire femme* de la rour {Suite, 9). — Q tous les lexiques. Fur., A. et A^ donnent : damea de U cour. Oatroave femmeg de la courchez La Bruyère (1,238).

fitf lêe faire de — ) a deux sens ; se vanter et se mettre en avant. L'expression est condamnée comme très basse par Bellegarde (Eleg., 139). — 3 Duil. ; *Pom., 1"' sens, G. Miege, Rich., sans indication de sens, Fur., A. et A», 2" sens ; * L., donne tes deux sens, H. D. T. el Hug. le 2". — Elle [M"< de Coiigny) sait bien des choses dont elle ne se fait point de fêle (Sévigné, V, 163) ; Son foible est, de l'humeur dont je l'ai sçù connoître. De se faire de fêle en faveur de son maître (Quinault, La itère coquette, a. IV, se. .1) ; allons, faia-loi de fête. Remue un peu les bras ; bàlance-toî la tète (Regnard, Démoerite, a. II, se. 3).

fUle de chambre est une expression bourgeoise, ii la Cour on dit femme de chambre (de Callières, Du bon el da maav. ut., 73 ; v. Schenli, 79). — * Pom,; Q DuiL;* G. Miege, Rich. ; n'est pas le mot d'usage, il faut dire femme de chambre. Fur., A, ; ©Th. Corn. ; * A* : on dit aujourd'hui femme de ehimbre ; *L., H. D. T., Hug. — J ai besoin dune fille de chambre ; je crois que tu serais assez mon fait, Saîs-lu raser 7 [Regnard, Coquette, o. IH, se. 9) ; Avec sa fille de chambre et un laquais (Palaprat, Muet, acl. II, se. 4) Rosine la fille de chambre de Clarice (Id., Grondeur, acl. I, se. Il), l'ittoire de la Langue fraajaiie, IV. 22

(leur {la — dn hommes] — Sorel condamne cette expression comme populaire (BiW. /■/-., 1664. 233). —*Pom.; e DuU.; * G. Miege, Rich. cile d'AbUncourt, Fur., A. ; e Th. Corn. ; * A'; * L., li.D.T. ; e Hug. — ... j'ûspeude cervelle. D'oublier sa Gogo-Souris, La fleur des Chiennes de Paris (I.oret, 6 juillet 1638, v. 232-234) ; . . . tous ces docteurs, la fleur du parti Protestant (Bossuet, Avert. aux Prot., 771) . Cf. les lexiques de Corneille, Sévigné, La Fontaine.

Nous disons encore, après tes Anciens, fa (ttur du vin, la fleur de t» jeunesse. Qui voudroitdire après eux : lafleardafeu.delaflamme, des Étoile»? Et quel ancien h dit comme nous nager k fleur d'eau, voler à fleur de terre? (Ghevr., Ms. Niort, 46, dans Boiss.).

foi» [en faire à deux —) est ordinaire dans le discours [amilîer (A. de B., Suite, 109). — * Fur. seul; *L., li.D.T.; O Uug. —Sans en faire A deux fois, je vous conjure d'embrasser tous vos aimables Grignans (Sév., II. 343].

foi» {une -'•) est une façon de parler commune aux femmes de Paris, et qui a fiasse jusqu'il plusieurs femmes de la Cour (de Callières, Du bon et du inauv. us., 150-151 ; V. Schoiik, 160) ; — Vous êtes la partie intéressée une foi» (Baron, llom. A b. fort., a, 111, se. 6); Je suis le raaistre, une foi», el noussçaïons,... metli-e une femme à la raison (llauler,, Criip, méd., a. 1, se. 2; cf. Regnard, Coquette, a. II, se. 1); Je me fais homme d'êpée, une foi» ; et je viens h Paris pour acheter une charge dans l'armée (Hegnard et Dut. , La Foire S^Germain, a. II, ac. 9). A rapprocher du tour classique : Tranquille entre les bras de son Dieu, où il s'était une fois [définitivement) jeté (Boss., Or. fun. de Condà, éd. Réb., 552).

foncer (^^ financer) — Ce mol, d'après Richelet, est vieux, et ne peut se dire qu'en burlesque, il doute même qu'on puisse s'en servir en 'écrivant, L'Acad, ne l'accepte que dans la phrase : foncer à l'appointemenl. — ♦ Pom., Duil., G. .Miege, Fur.; OTh. Corn. ;* A'; * L., II. D. T. ; © Hug. — Pourveu qu'il fonce la pistole On n'en sonne aucunne parole (Colletet, Juv. barl., 24).

Fur., A. el A* donnent l'adjectif foncé : riche, habile dans une science. Qu'avec elles des gens, quoique fort bien foncés, jPassent fort mal leur temps, et sont embarrassés (Montlleury, Procès de la Fem. Juge et Par(,, se. 3).

/■„rce(= beaucoup) est blême par Ménage (Ois. s. JtfaiA., 11,221) ; il vieillit un peu et on no le dit plus gueres que dans le langage familier (Bouhours, Suite, 306); il n'est pas dans le bou stile (N. Derain, N. Rem., 200). — *Pom., Duil., G. Miege.Rich.. Fur., A.;e Th. Corn.;*A' ; * L., 11. D. T.; 3 Hug. — Force pois-ramei, pois-cossus (Loret, 23 avril 1651, v. 95 ; cf. ■29 aoùl 16oi. V. 32 ; 23 déc. 1636, v. 138, 9 juin 1657, v. 76) ; J'ai dévoré force moutons [La Font., 11, 96, v. 26). Les exemples sont nombreux.

L'expression à force de est aussi condamnée comme basse (Bellegarde, FAeg., 301). Toutefois Bouhours la trouve fort bonne {Suite, 306) ; Il y a des erreurs où nous tombons en raisonnant, car l'homme s'embrouille souvent à force de raisonner (Bossuet, Ui*t. Univ., 363). fnrfaire est signalé comme étant du style simple par Richelet, qui cite : SI elle aïoit forfait à son honneur, je l'étranglerois de mes propres mains [Mol.,

G. Danditt, a, I, se. 4). Le mot est dans tous les lexiques. Pomoy dît for- /■irerhoDiieur ; tous les autres : forfaire à l'boaaeur. foarmiller tient du bas usage ([de Lerac], La defeme dei Be&ux-Espritî, 167ii, 48). — *Pom., Duil.,G. Miege, Rlch., Fur., A. ; e Th. Corn.; *A'; *L., H. D. T. ; e Hog. — ... leur graade Place, Qui fourmilloil de Populace (Loret, 21 août 1660, v. 33-34) ; les toits fourmillant» de l'avare cité (La Font., VI, 297, V. 36t] ; des comtes ou des marquis, dont la terre fourmille (La Bruyère, II, 433) ; tout fourmille d'erreurs dans ses écrits (Qossuet, Aterl. iux Prot., 817).

fnncdu collier aHïAkmép&TÏe Dict. de» Halle» [1%). — ePoin.,Duil., G. Miege, Rich. ; * Fur., A.; oTh. Corn. ; * A* ; * L., H. D. T. ; e Hug. — 11 faut voir sur-le-champ si les vice-bsillis Sont ai francs du collier que vous l'avez promis(Regnard,i,eJoueur, a. 111, Bc. 11). Littré cite La Fontaine et Si-Simon. Veinau figuré. A propos de la pbrase ; le roi qui seul peut mettre un frein )i l'ambition du grand prince, Bary déclare que le mot n'est pas assez noble pour l'ambition (Lea Secret* de la Rhet. fr., 185). — © Pom., Duil., G. Miege ; • Bich., Fur., A.; e Th. Corn.; * A* ; * L., H. D. T. ; e llog. — Les exemples sont nombreux dans Molière, La Fonlaine, La Bruyère (voir Littré). Tout le monde connaît les YeTsd'Alhalie, où figure l'image. fricatÊer, eu sens figuré, est signalé comme bas par A, et A'. Le Dict. des ff«ii««(80) reprocbeàl'Académielemot/'rtcaj*^, — "Pom., Duil., G. Miege; eRich.; 'Fur., A. ; e Th. Corn.; * A»;«L., II. D. T. ; e Hug. —Ce pauvre EsUt est frieaêsé (Loret, 27 mai 1662, v. 216) ; Sans fruit aucun ven< dit et frieasta Tout son avoir (La Font., V, 156. v. 24-25). /Vime devient bas. — © Pom., Duil., G.Miege; *B. F. ; ©Rich.;* Fur. : populaire, A. : bas ; © Th. Corn. ; * A= : bas ; * L., I!. D, T. ; © Ilug. — Toul franc, et sans faire de frime, Contre tes siens, il a procez (Loret, 26 janvier 16S8, T. 126-27).

froitser, pour chiffonner, n'est pa.s français. C'est une faute des Provinciaux, et en particulier des Lyonnais, dit Andry {Refl., 118) S'-Réal estime que la faute ne mérite pas qu'on y prenne garde {de la Critique, 94). G«ieaurfer(^^ humilier par des reproches) estbas, d'après Fur., Th. Corn. elA*; A. le donne sans observation ; ©aux autres lexiques; *L., H.D.T,, © Hug. — elles n'ont qu'à venir, comme diable je les ja /eau rfra i (Régna rd et Dutr., La Foire S'-Germain, a. II, ac. VIII ; cf. Th. liai., t. VI, 210). garde {n'acoir — de) est noté comme bourgeois par de Callières {Du bon et du mauvaU us., 16; v. Schenk, 75). — © Pom.; * DuiL, G. .Miege; © Rich.; • Fur.,A.;© Th. Corn.; * A';* L., H.D.T., Ilug. Les exemples sont très nombreux. — Elomire a'avoit r/arde défaire parler Arnolphe comme il devoit {Zelinde, 1663, se. 3); Hérodote n'acoif garde de parler des Juifs (Bossuet, Uitt. Univ., 59); Dieu... a'aitoU garde de lea mépriser (Id., Jb., 386; cf. Ib., *61 ; Id., Confer. av. M. Claude. 204; id., Avert. aux Prot., 434 ; Id., Def. de rHitl. de» Kar.,42).

gaape est blâmé dans l'A. par le Dict. de» Halle» (83), — * Pom. ; © DuiL, G. Miege; * B, F.; © Rich.; *|Fur., qui l'applique à un homme. A., Th. Corn., qui le donne dans l'article gaapinel, A' : il est du style familier;

3iO HISTOIHB DE LA LANGUE FRANÇAISE

*L., H.D.T,, Hug. Le mot est fréquent cbes les burlesques. — ...quelque Gaupe Triande, Qui viendra, sans raison, censurer chaque Mets (Hauteroche, Crûp. muiic, a. I, se. 6]; Cette Peau d'Ane est une noire taupe, Plus vilaine encore et plus gaupe (Perrault, Peau d'Ane). gauster. — Un homme du monde ne dit point le gautter de quelqu'un, i moins qu'il ne le dise en raillant, la raillerie ayant le privilège de pouvoir emploj-er des mots vieux ou bas (de Callières, Du bon et du maat. (i>.,28; v. Schi'iik, ~6). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. : burlesque. Fur. : bas, A. : bas; e Th.Corn.;*A*:b8s;*L.,H.D.T.; e Hug.— Orontet^ausianf Eloniîre(Le BoulangerdeChatussay, Elomire hypocondre, a. V,sc. 3). Si quelqu'un vient encorse f/autier davantage, Je lui sangle d'abord mon poing par le visage (Reguard, Démocrite, a. 11, se. 3). Voir de nombreux exemples dans le Lexique de Mol, par Livet.

gau»aear a le même sort que son verbe (de Calliâres, Da bonel du mauvais ««., 28; V. Sclienlt. 77). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich. avec une f, Fur., A.;eTb,Corn.;*A'i bas;*L., H.D.T.; © Hug. ~Sais-tu raser? — Moi, raser! Je vois bien que vous êtes un gautteur, (Regnard, Coquette, a. HI, se. 9).

gentil — Ce mot estoït autrefois un mot élégant. Mais maintenant on n'en use point dans les livres : on ne le dit que dans la conversation ; encore ne le dit-on pas trop sérieusement [Bouhours, Rem., 21-22|. C'est joli qui a pris la place de gentil, mais sans le remplacer tout-à-fait. Joli n'a pas tant d'étendue qu'en avait gentil, qui se disoit des grandes choses aussi-bien que des petites [Id., ib., ISS).' Richelet signale aussi gentil comme burlesque, et le remplace dans le style sérieux parjo/î' . -~* tous les lexiques, sauf Th. Corn. — Une bistoiredes plus gentilles (La Font., 1,291, v. 5); Elles étoient toutes assez gentilles (Id., IV, 48S, v. 34); faites le plus de diligence,... pour me venir trouver avec huit ou dix soldats au plus; mais cherchez les plus gentils garçons (La Rochefoucauld, III, 2S3). Cf. La Bruyère, II, 211.

qetie (au sens oratoire). Il a un beau geste est provincial, on dît : il a l'acliou belle (Marg. Buffet, 67). Le mot est avec ce sens dans tous les lexiques.

gigot (jambe). Ltendre les gigots est une expression basse pour dire étendre les jambes, lcscuisaes(A.).— © Pom., Duil., G. Miege; *Bich. avec f. Fur. ; eTb. Corn. ;* A' : bas et populaire ;*L., H.D.T. ;© Hug.'. — Cousin, il faut ici remuer le gigol... ; Je vais plus qu'on ne veut, quand on m'a mis en danse [Regnard, Le Bal, se. 17).

^Ioufo/i,pourgourmand, n'est plus employé que pour plaisanter (L.deTemplery,

(Gen. et PoL, 219). (Richelet remarquait que gloutonnerie ne se dit ordinairement que dans le burlesque). — *Pom., Duil., G. Miege, Bich., Fur., A. :

1. On trouve chez d'Anaoucy un compose! gtnliljoU qui n'est dans aucun lexique : Nous avons dedans ces bus lieux Cent GenlUjoUs petits Dieux {Ov. en b. ham., -iX..

3. Au giron Ds Phcenix ou de Chiron.J'ay remarqué autrefois, dit Chevreau.que dans les Provinces, aa ne disoit giron qu'à l'efrerd des femmes... Giron est vieux et les <lelical8 le peuvent laisser aux curés do viflage, ou à leurs vicaire», qui croient paricifort élégamment, quand ils disent : Rentrer au giron de l'Eglise. Rentrer dans le sein de l'Eglise est meilteur^Ms. Niort, 111, dans Boiss.).

CLASSlPlCATrON DES MOTS 341

eTh. Corn.; *A*. Les lexiques d'auteurs n'oiTrent pas d'exemples, sauf celui de La Font. L. et H. D.T. le citent.

gobeloller — Ce mot est bas, dit Richelet, et sigaiQe boire et grenouiller daDS quelque cabaret. — O Pom., Dujl., G. Hîege; * Fur. : se dit en mtuTaise part. A.: bas; eTh. Corn.;*A>: bas; * L., H.D.T. ; e Hug.

goguenard (cf. tome III, 211), ne se dit que dans le style bas et familier; ce n'est pas un nom tortbonorable:... il y a apparence que M. Ménage n'a pas prétendu loQerle Père Bouhours, quand il a dit de luy dans son Avis au Lecteur, nostre Révérend Père goguenard (A. de B., Refl., 242). — * Pom., Duil., G. Miege, Rich,avec-j-,Fur.,A.; Q Tli. Corn.; * A';* L. qui cite de nombreux exemptes, H. D. T. ; Qllug. — La plus-part, malins goguenard». Leur dizoient de méchans brocanls (Loret, 13 mai 1636, v. 73-74, cf. 3 juin 1656, t. 239, 13 mai lfl62, V. 441); Je t'avoue Que ton air goguenard mérite qu'on te loue (Montneury, Fille capitaine, a. 111, se. 1); Vous n'aviez pas douze ans que j'êtois goguenard (Poisson, Fem, coq., a. IV, se. 12). Cf. le Lexique de Mal. par Livet.

gorge [faire rendre — ) — Chevreau félicite l'abbé de Villeloin d'avoir évité cette expression du menu peuple dans sa traduction du Curculion [Œavrtt iiiêiées,i697,516-517).— *Pom., Duil.; eG. Miege, Rich.;* Fur.. A.; eTh. Corn.;* A»; *L.,H.D.T.; eHug. — A bon droit, ils (lespartisans) sont condamnez De rendre gorge, par les poches (S'-Amast, I, 450) ; Je jure par Monsieur saint George, Que je te fetay Tvndre gorge [Rieher, Ov. bouff'.,215),

goûlrr — Ce mot, employé comme verbe au sens de taire collation, ou comme substantif, est du langage des bourgeois de Paris (de Callières, Bon et mau- Buta n*., 41 ; v. Sclienk, 80). — Richelet signalait déjà goûter comme n'ayant d'usage que parmi le petit peuple; * Pom., Duil.; © G. Miege ; *B.F., Fur., A.; 0 Th. Corn.; * A";* L., H. D.T.; eHug. — Si la chère y fut merveilleuse, Tant au Dincr, comme au Goûter, C'est dont il ne faut pas douter (Loret, 5 oct. 1638, v. 76-78).

ffoatte (n£ voir — ) — L'expression est blâmée chez Malherbe, comme prosaïque (Chevreau. Rem. >ur Malh., 1680, 30; et. éd. 1722, I, 248). Marguerite Buffet déclarait l'expression ■. on ne voit plut goûte, incorrecte et n'acceptait le mot goutte qu'en parlant des liquides (S8), tandis qu'A, de B. la trouve élégante dans le style familier (Suite, 398) ; Il ne t>oU goutte est bas, et du menu peuple. On ne s'en sert que dans le stile familier, dans le bourlesque (sic) et dans la satire (Chevr., Ms. Niort, 52, dans Boiss.^. — * Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur., A.; eTh. Corn.;*A'; *L., H.D.T. ; e Hug. — Certainement, je n'y voy goule. Ou le bon Dieu l'aime, sans doute (Loret, 5nov, 1661, V. 67-68 ; cf. 25 fév. 1662, v. 156; 15 mai 1660, v. 181, etc.); mon espritd'Bbordn'yvoyoitffouKeîLaFont., VI,33, V. 121 ; cf. Vil, 76, v. 1150, etc.); je ne vois goutte dans votre cœur [Sévigné, II, 100). Cf. le Lex. de Mol. par Liret.

grâce {de votre — ) pour de Bous-méme est signalé comme une locution bourgeoise (de Callières, Bon el maun. u»., 17 et 113). — • Pom.; e Duil.; *G. Miege; 0 Rich., Fur., A., Th. Corn., A»; • L. ; e H.D.T.; * Hug. — Deux sens sont indiqués par Pom. et G. Miege : 1* de vôtre grâce vous

me priez souvent de vous avertir : me saepe rogas, quae tua humanitas est, ut te moneam ; 2* de votre grâce j'ai été bien reçu : tuo beneScio, tua operâ, etc. L, et Hug. citent des exemples de La Fontaine, Molière, S'-Sîmon. Voir le Lexique de Mol. par Livet, Sauf voire grâce n'est plus que chez Pomey, et comme vieille façon de parler. C'est une façon de parler de la petite bourgeoisie qui ne doit trouver plbce dans la.bouche des gens du monde que pour s'en divertir (de Ca 11 ière s, iîan et mautiaù u>.,lSS-6, seconde pagination après la p. 192 ; v. Schenk, 150). C'e»t voire grèbe est un l«rme de civilité pour s'excuser de contredire une autre personne, il est bas et se dit par corruption pour iAuf notre grâce (A.).

grâcei — L'expression ; Je tout rend» grâces est du style de la conversation journalière, ainsi que je vous remercie ; dans le style soutenu, il vaut mieux dire : rendre des actions de grâce» {Bellegarde, Eleg., 305). — * Pom., DuiL, G. Miege.Rich.; Q Fur.;* A.; 0 Th. Corn.; *A';*L., H.D.T.; e Hug. — Bouhours avait déj& fait semblable distinction [Bem., 343). Je vous rend* ^rjce, leur dit-elle, De tant de marques d'amitiés (La Font., VIII, 100) ; Psyché... rendit grâces au hasard (Id., VIII, 138). L. cite Sévigné et Bossuet. Pour l'emploi du singulier ou du pluriel, voir à la Syntaxe.

gratis est du discours familier, il est moins noble et moins usité que gratuitement (A. de B., Befl., 245-246). — *Pom., Duil., G. Miege, Rich., Fur. : est purement latin, A. ;e Th. Corn.;*A';*L., H. D.T.; e Hug.— Lui Loup yrafw le guériroit (La Font, , I, 391, v. 18}. Gratis est mort (La Font., IV, 358, v. 3). L'A. indique que le mot se prend comme substantif : il a demandé le gratis de ses bulles. Le mot se prend au figuré pour dire qu'on avance un lait sans en apporter preuve (A.). — Vous vous imaginei que je dis c^cy gratis: je veui que vous n'en croyez que Molière mesme (Bezançon, les Medec. à l» Censure, 310).

grenouiller, au sens de s'enivrer, est dans tous les lexiques, sauf dans Pomcv. Il est signalé comme trivial. Le mot pourtant semble avoir été à la modo : Je voudrois... qu'ils apprissent... à connoCtre combien il est indécent à des gens de qualité d'aller, comme on dit, grenouiller deaa des Cabarets (de Callières, Jt/ols à la mode, 183-90 ; v. Schenk, 84],

•frillet est un provincialisme, il faut dire grelot (A. de B., Refl., 146, 2' pagin., mise pour 246).

Hobereau, terme de vénerie, n'est pas trop du bel usage, et se dit dans le familier d'un petit gentilhomme de campagne (Bouhours, Entr,, 76). De Callièrcs le met en italiques, dans la bouche d'un néologue {Mois à la mode, 144; V. Schenk, 95]. — * Pom., Duil., G. Miege, Rich.: burlesque, Fur., A., Th. Corn.: terme de vénerie seulement. A'; *L., H.D.T.; © Ilug. Pomey et G. Miege, ne le donnent au figuré qu'au sens d'apprenti. — quelques badins Soit Aoiéreaus! ou citadins (Loret, 24 oct. 1654, v. 31-32); Messieurs les Hobereaux, ...N'auront peur, sur leur propre terre (Id., 10 mai 1659, v. 75-77); Hé! l'ami, les épaules vous démangent. — Comment! h moi, pelil hobereau'. (Regnard, Crit. de l'Hom. à b. fort., se. 6) ; Quel est-il ce Lisaiidre ? — Un petit hobereau D'une Noblesse aisée à casser comme verre (Hauteroche, Bourg, de qualité, a. II, se. 4).

horion est critiqué par le i^ ici. de» Halles (93). — Fur., A., Th. Corn., et A* le déclarent vieux et populaire; *Pom., Duil., G. Miege, Rich.;*L., H.D.T.;

3Hug. — Après pluzieurs gourmadcs, As^uts, horions... Ces deui obstioez champions... De se tapoter se lasséreat (Loret, 23 sept. 16S2, v. 155-159) ; Dûssa;-je avoir un horion [Id., 27 sept. 1659, v. 223); De horiont laidement l'accoutra (La FoDt., IV, 96, V. 136); Hé bien, souffrez les tr«ateAorion3(Id., IV, 137, T. 5S).

Imbriaqae (^ ivrogne) — C'est un mot fort bas, selon Richelet, qui est seul è le donner. — * L.; © II. D. T., Hvg. — Je pense que je suis aujourd'buy imbriaqae; j'oublie la moitié des choses dontj'ay besoin (Ilauter., Crisp. med., Il, 4).

îndiridu no se dit qu'en plaisanterie, hors du sens philosophique (A.) , ; * tous les lexiques, sauf Th. Coni.; Pur. et A' signalent l'expression familière: avoir soin de son individu';* L., II. D. T.; O Hug. — Hem, hem, l'individu fait encor son ofllce (La Font., Vil, 299, v. 281).

innocenter — mot burlesque et satirique qui se trouve dans Marot, mais qui est hors d'usage, on dît en s» place, donner le» innocem (Ricb.) ; * B. P. ; Otous les autres lexiques; G L. , H. D. T., Hug. — Le mot signifiait : taper sur les fesses pour rire; il n'a pris son sens actuel qu'en 1762 (II. D. T.).

ivrogner est du sl^e familier (A*); * tous les lexiques, saut Ricb. et Th. Corn.;* L., II. D.T.; O Hug. —NôIre belle et guerrière armée, A ne rien faire acoûtumée, Sinon à... Yvrogner (Loret, 18 juin 1051, v. 57-60); ayant apris qu'ils irrognoienl (P. d'AblanC-, Apophl., 1664, ËO) ; Cela est'il beau d'aller irrogner toute la nuit (Mol., VI, 586, G. Danrfi/i, a. III, se. 6);Querte gens à ytirogner, dit-il à quelques Chanoines qui l'accompagnoient, pendant qu'il y en a si peu au Catéchisme [Boursault, Leil. Noae.,1,66).

JaiMe est bas (A.); o Pom., DM., G. Micgc, Rich.;*Far., A., A=; O

Th. Corn.

jf suû tout joyeux quand je vaut vais, est une expression qui peut être mise en œuvre dans le discours familier; mais. , . cette façon de parler commence i n'être plus du bel usage dans le sens dont il s'agit (de Calliëres, Bon et mauv. uï., 177 ; v. Schenk. 109) '. Marg. Buffet avait déjù fait cette observation, elle voulait qu'on remplaçât joyeua: par gai ou de belle humeur (58). — *Pom.,DMÎI., G. Miege, Rich.,Fur,, A.; e Th. Corn.;* A».

Lamper (1665, Colletet, dans H. D. T.) est bas, c'est un terme de goinfrerie (A.); * Rich . , Fur. , A" ; * L. ; G Hug.

langae {anoir la — bien pendue) — c'est une expression un peu basse (Boubours, Suilc, 135), — * Pom.; Q Duil.; * G. Miege; e Rich.; • Fur., A., A»; e T. Corn.; * L. qui cite Scarron et Sévigné, II, D. T. ; © Hug. — Que n'ai'je U langae aussi bian pendue'! (Mol., VI, 88, Métt. malgré l.,a. H, se. 4).

'ân^iponer (importuner) — * Rich., Fur. : populaire et burlesque, A': bas. — lantiponage — * Rich . : bas et burlesque ; A* : bas. Voir Ilug. et le Lex. de Mol. par Livet.

1. L'Abbé ayant protesté contre cetl« exclusion de joyenx, on lui donne la liberté de s'en servir. It dit alors : je mil (ool joyeax de la liberté que vous me donnez. Et le commandeur répond: Elmoyje suis Tort aite que vous en soyei loof joyeux (Id., lb.,MS-n9).

laeement — h Sur mes scrupules qui ont des raisons, dit Chevreau, je tous conseille d'avertir vos Patriarches, de changer les mots suivans dans leur forme d'administrer le |Baptème : n Puis donc qu'ainsi est que la Vertu de ces deui choses est accomplie en nous, par la grâce de Jésus Christ, il s'ensuit que la vertu et substance du Baptême est en lui comprise. Et de fait, nous n'avons point d'autre lacement que son sangn. Dans le ^' verset du troisième chapitre de S' Paul h Tite, ils ont quelque chose de semblable : « Non point par les œuvres de justice que nous eussions faites, mais selon sa miséricorde, par le lavemenl de ton Sang ». M . de Sassi a traduit plus honnêtement: I' 11 nous a sauvez non à cause des œuvres de justice que nous eussions faites, mais k cause de sa miséricorde, par l'eau de Renaissance, et par le renouvellement du Saint Esprit ». Le P. Berpardin Surius, qui n'est pas dans nôtre Langue un fort bon Auteur, a écrit avec assex de naïveté dans le chapitre 46 du premier Livre de son Pieux Pèlerin, en parlant de Mahomet : n Or remarquez comme il attira dans ses rets les Juifs : pour les grati6er, il nia avec eux la Sainte et adorable Trinité, et la Divinité du Messie - Il aprouva la Circoncision qu'il vouloit être exactement observée, et defendoit l'usage des viandes interdites par la Loy de Moyse ; ordonna qu'oc observftt ponctuellement le» lavement du Vieux Tettamenl «. Le Ministre Jean d'Espagne, que je vous ai allégué, n'y a pas entendu plus de finesse, quand il a écrit dans le dernier Aphorisme de son abrégé de la manducation du Corps de Christ: « Sous l'Ancien Testament, il n'y avoit que deui choses saintes. Car elles lui étoient exhibées, ou en Lavement, ou en Nourriture ». Dans ses nouvelles Observations sur le Symbole de la Foy, il a dit encore: On sçait que les Lavement tfeau étoient fort fréquents sous la Loy » . L'idée ordinaire que l'on attache à ces Lavement, frappe le nez; et l'odeur en est toujours incommode pour un délicat [Chcvr., Œuvret mêlées, I" partie, 1697, p. 520-21. Cf. Ms. Niort, 23, dans Boiss.).

Si laoement perdait le sens général d'ablution, en revanche, comme terme de thérapeutique, lavement tendait k remplacer clUtere, considéré comme vieux et burlesque (Bicli.) ; cliilère, mot de province, dire lavement observe Ménage (0., 1, 264). C/i»(ere— * Pom.,Doil., G. Miege, Fur., A.MaisA» observe : On se sert plus ordinairement de lavement ou de remède '. — Livet l'a exclu de son Lexique, on sait néanmoins combien le mot est commun cliez Molière. Voir le Lex. de Molière de M. M. Desfcuilles. — Ils voulaient obliger tous les apothicaires A faire et mettre en place eux-mêmes leurs clystèrei [Regnard, Légat, aniv,. II, il ; cf. Bezançon, Les Mcd. A la Centure, 99, La Font., IV, 122, etc.).

Pour lavement, on pourrait citer de nombreux textes : elle refuse, étant fort enrhumée. De prendre un lavement, lorsqu'il sent la fumée (Boursault, Com. tan» titre, 1,1}.

Unifier est attribué au xvit' s. par H. D. T. Ricbelet le donne au contraire comme vieux : il ne se dit qu'entre médecins et le plus souvent même en

1. LuuiR XIV, Bur les observations du PËre Le Tellier, ae se permit plus, dit-on

que celte expression de remède; et s'il faut en croire Mirabeau, en son Erolica

Biblion, l'Académie françoise eut ordre de l'insérer dans son Dictionnaire avec cette

nouvelle acception (V. H. L., IX, ISl, n.). Défait, on trouve ce sens donnée remidc i

|ii rtirde Fuicti ère.

CLASSIFICATION DBS »01'S 345

TÙnt, sjoute-t-il;* Th. Corn.; Q tous les autres lexiques ^ Adoucissons, Mn^«ni,etaccoisoasl'aigreurdesesesprits(Mol.,VII,279,Pourc.,a.T,sc. S).

ligne» — dire: je vous écris ces i^nei pour. , ., est du style familier, selon Aiemand qui conflrme l'opinioa de Vaugelas {Oba., 186). De Calliëres blftme cette tournure comme inutile (Son et maur.. u«., 197-198; v. Scbenk, 113). — e Pom-, Duil., ii. Miege, Rich, ; • l-'ur. ; o A., Th. Corn., A». — \l (Louis XIV) trace six ligne», et les envoie è son ambassadeur i la Haye (Bacine, IV, 366).

loyer, au sens de récompense, était discuté; Ménage estime que ceux qui font difliculté de s'en servir, sont bien délicats (OAs, ». Malh., Il, 134). D'après Ricliclet el A*, il serait en ce sens plus en usag-e en vers qu'en prose. — ♦ tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; * L., H. D. T., Hug.— ... tes peines. Dignes d'un immortel loyer (Loret, 19 juin 1660, v. 220-21 ] ; Qui, pour digne loyer de la Bibip ëclaircie (Boîleau, Sal., Vlll, v. 223j ; Toute peine, dit-on, est digne de loyer (Lo Font., III, 314, v. 5; cf. Il, 41, t. 9; 111,9, t. 73). Us exemples intérieurs sont nombreux.

M»U {n'en pouooir — ) — Celle expression avait été condamnée comme populaire et barbare (cf. tome II1,361--J; A.deB., Rtfl., 390; de Callières, Bon et mauc. us,, 146; v. Schenk, 140). Bellcgarde rappelle que Vaugelas a condamné l'expression, et ajoute que quelques modernes ne la désapprouvent pas(£Je^., 304). — * Pom.; bas el burlesque, Duil. avec ■{-, G. Miege, Rich., Fur., A. : familier; O Th. Corn.; • A»; * L., H. D. T. ; O Hug. — I-e lion... Bat l'air, qui n'en peut mai» (La Font., I, 157, v. 26-28). Voir le Lex. do Mol. parLivel.

maladif, semble être donné comme populaire (de Callières, Bon el ntauv. ut. 17; V. Schenk, 110). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; * L., H. U.T, ; G Hug.

mal-bûti est relevé par \eDicl. de» Halle» (8). — oPom. ; * Duil. ; o G. Miege, Rich.;* Fur., A.; e Th. Corn.; * A'; ♦ L., H.D.T.; e Hug. — Richelcl ne donne que bien bâti, pris dans un sens ironique.

nial-139'e est blâmé dans YAritlippeAv Balzac (ÛBun., Il, 138) par Bouhours(iJ., 32). — e tous les lexiques; * L., ll.D.T. ; e Hug.

manière (de la belle — ) — Cette expression avait été fort à la mode au dire de Sorei (Conn.rfw i. /in., 1673, 402-407; cf, tome 111, 73). Elle passa très rapidement : De ta belle manière est aujourd'hui abandonné au peuple, qui le dit encore comme une belle phrase [Bouhours, Enlr., 92). — * Pom. ; © Duil., G. Miege', Rich.;* Fur., A.; eTh. Corn.;* A*; «L., H. D. T.; e Hug. — Et je le bernerois de la belle manière (Montlleury, Fille capitaine, a. 1, se. 6) ; Ma nièce, approchez- vous... Et me remerciez, de la belle manière (Id., Trigaiidin, a, I, se. 9,).

manière {de — que) — Cette locution avait été très attaquée ; nous avons vu Sorel se moquer de ceux qui veulent la supprimer (tome III, 389). Au temps de Bouhours, « quelques-uns l'emploient encore dans la conversation et dans les écrits h (Bouhours, Aem-, S95). Richelet constate qu'après avoir été hors d'usage, elle recommence d'avoir cours. — * tous les lexiques, sauf

1 . Il est curieux de constater que fous le mot maaiire, Pomey donne la plira»e ; Cette façon de parler n'est plus de la belle manière, tandis que G. Miege ious le même mot dit : Celte façon de parler n'esl plus da bel utage.

MA niSTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE

Th. Corn.; * L., H. D, T. ; © Hog. — J'oseray seulement avec respect aTcrtir les théologiens scholastiques de mesurer de manière leurs eipressions, qu'ils ne donnent point de prise à des gens outrez [Boasuet, Eitatt d'orii~ son, S2) Cf. le passage de La Bruyère cité p. 23S.

marchand {être bon, mauvait — de...) — Cette expression ne paraît pas assez noble à Bellegarde (fî/ej;., 142). — © Pom.,Duil.,G.Miege,Rich.; *Fur,, \,; ©Th, Corn. ; *A5;*L., H. D. T. ; ©Hug. — Mais ce m'est un Iresor si doux et si touchant. Que celle qui sur moi remporte la Victoire; Que je croi que l'Amour n'en ett pas bon Marchand, Si pour la lui payer il surEt de ma gloti-e (Bensserade, Bail, de l'Impatience, i" partie, 1" entrée); cette nouvelle manière d'agir faisait que plusieurs t'en trouvoienl mauvais marchand» (Furctière, Rom, bourg., I, 162).

A merveille n'a cours que dans le style comique, il n'en faut user <]ue rarement (L. de Templery, Gen. et Pol., 215). — * Pom., Duil. , G. Miege, Rich. avec f, Fur., A.; © Th. Corn.; * A» ; * L., H. Jï. T.; © Hug. ~ Vos deux lettres sont à merveilles (Racine, VII, 27) ; tout sera à merrfillfs (Sévigné, V, 33); vous vous en êtes acquittée ;i merveille (Mol., III, 402. Impromptu de Verisilte», se. 1).

L'expression faire merveilles ou faire des merreilhs est basse {Ménage, Obs. s. Math., II, 69; cf. Bouhours, Su i/e, 137); Il en est de même pourpromellre merveille» {Ib.). — © Pom.. Duil., G. Miege; * Rich., Fur., A.; © Th. Corn.; * A*. — ... dans le sérieux, tu crois faire merveilles ? (Le Boulanger de Chalussay, Elomire hypneondre, act. IV, Divorce comique, se. 2). Les exemples sont nombreux.

méiavenir — On ne se sert plus guères de cette façon de parler, dont néanmoins nous avons des exemples dans de bons auteurs (A. de B., /?e/7.,298j. — Elle n'a d'usage que dans le langage familier (A.) ; *Pom., Duil. ; ©G. Miege;

* B. F., Rich., Fur.; © Th. Corn., A>;*L., Il.D. T.;© Hug. mésarrii-er donne lieu k la mcme remarque d'Andry et de l'Académie. — © Pom.,

Duil., G. Miege; *B. F.,B)ch., Fur., A.; © Th. Corn.; * A»; *L. qui cite S'-Simon, II . D.T, ; ©Hug.— Il n'en peut mesarriver, dit-ii, car je mourray ou seray vainqueur (P. d'Ablancourt, ^popAf., 156). mièvre est <' bassissime >i et ne se dit mesme par le peuple que des jeunes enfans au dessous de dix ou douze ans quand ils sont ce que les Latins nommeut petvlans. ... Le monde raisonnable ne l'employé jamais en escrivant (Chapelain, Lell. â Iluel, 22 janvier 1663, note. Cf. une lettre inédite du 12, f^ 389, v°). Il est signalé comme bourgeois (de Callières, Bon et mauv.us., 47 ; v. Schenk, 124). — © Pom.; * Duil.; © G. Miege, Rich.;

* Fur. : terme populaire. A.; © fh. Corn.; *Aî;bBs;*L., H. D. T., Hug. Cf. Lex. de Molière pBT hivet.

niiitvreté est lui aussi bourgeois. — © Pom., Duil., G. Miege, Rich.; *Fur., A. : bas; ©Th. Corn.; * A»;* L. cite Dancourt, H.D.T,;©Hug. — c'est un enfant gâté que Janot, qui fait quelquefois de peUtes miévretéi (Dancourt, Bourgeois à la Mode, ecl. III, se. 3) ; Madame Vollicbon ne parla plus . . . que des belles quatitez de son fils, de ses miesvretei et postiquertes. Ce sont les termes consacrez chez les bourgeois, et les mots de l'art pour expliquer les gentillesses de leurs enfans (Fur., Boin. bourg., 1,108).

montée au sens d'escalier, est bas et populaire, et il a une autre signification encore plus basse, et qui est tort en usage parmy le menu peuple de Paris ; c'est lors qu'il disent pour eiprinier que quelqu'un loge avec eui dans le même corps de logis, il demeure dans nûtre montée (de Callières, Bon et mau», Hf., 162 ; v, Scbenk, 127). — Q Pom, ; * Duil. ; e G. Miege ; ♦ Rich., Fur., A., Th. Com., A»; * L. cite Boileau, H.D.T., Hug. — Elle entre comme une elTrontée, Passe la court et la montée (Richer, Ou. bouff., 457) ; prenez garde de tomber sur, la montée {Baioa,1Coquelle, a. V, se. 8) ; II y a les plus maudites langues dans notre montée. — Écoute, Margot ; votre montre a peut-être raison (Regnard, Co^iielfe, a. III, se. 9j.

iVasarrfe {donner det — g) — Il n'y a rien de plus bas que cette expression pour dire critiquer, ou insulter (Bellegarde, Eleg., ihd). — e Pom, ; *Doil. ; eG. Miege: *B. F., Rich., Fur., A.; GTh. Corn.; *A»; *L.,H.D.T.; ©Hug.

— ...aux gens de Cour, A qui Messieurs qui sont en garde Donnent souvent pis que nazarde (Loret. 30 juin 1652, v. 160-162); Dont je mériterois nazarde (Id.,4décembrel660, v.l07),VoirdenombreuieiemplesdanaleZ.ex. (tefl/o/, par Livet,

B. P.; Rich., Fur. donnent aussi le verbe nazarder ; * L., H. D. T. ; Q Hug.

— Les laquais par mon ordre iront le nazardcr (Dorimond, Am. de Trapo- Iin, se. VIII, p. 40) ; ...ôtre le Précepteur d'un fat è nazarder (La Thuilerie, Crisp.préeept., se. 2); L'honneur est un vieux /ou qu'à présent on nazarde (MontOeury, Éc. de» Jal., a. III, se. 6); Le moindre châtiment c'est d'être Nazardé (Th. Corn,, Geol. de ioi-méme, a. V, se. 7).

né natif ^ ceiie façon déparier est de ces locutions basses qui ne sortent point de leur bassesse... Les honnestes gens disent : un teleslnéù Paris, ou est natif lie Pari». On ne joint point n^et nad/ ensemble (Bouhours, Hem., 139). — A. et A' confirment l'opinion de Bouhours; 0 Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; *Fur. ; ©Th. Corn.; *L., H. D. T.; © Hug. — Ce gibier est charmant, et je le garantis Bourgeois, et né natif en plaine Saint-Denis (Regnard, Le Bal, se. 2). II faut signaler que natif vieillit selon Ricbelet, et que, selon Bouhours, il n'est pas fort noble, tout en étant franco i s (Rouhours, /{ern., 140).

nocier est un vieux mol que les poëtes ont donné pour épithete aux Fausses Divinitez qu'ils croyoient présider aux nopces (Fur.). D'après A. et A", c'est un terme poétique qui vieillit; © Pom. ; * Duil.; 0 G. Miege ; * B. F., Rich. ne l'admet que dans le bas stile; © Th. Corn. ;* L.; 0 H.D.T., Hug.

— Junon, la Déesse nopriere (Scarron, Virg., 1, 280).

Perplexe — ce mot n'est plus d'usage (A. de B., fle/I.,400). —A. et A» le déclarent vieux ; * Pom., Duil.; © G. Miege; * B. F., Rich., Fur.; o Th. Com.;*L., H.D.T; © Ilug. — Mon esprit, /)pr/)fei sur ce point. Ne s'en formalizera point (Loret, 11 avril 1654, v. 179-180); Je suis perpfea;, j'atens... |ld., 15 mars 1664, v. 2).

petit à petit s'emploie parmy le petit peuple pour peu à peu (A. de B., Heft., 405). — Si quelque appétit vicieux Ne l'a mis dessous son empire ; En ce cas, pour que tu n'empire. Change le petit à petit, VA non à coup (Martin, Ec. de Sal., 1650,21). — * Pom., Duil.;© G. Miege, Rich.;* Fur., A. ; ©Th. Corn.; * A';* L., H.D.T.; ©Hug.

pelitt-pied* pourgibier, est un terme bourgeois (de Callières, £one( mauo. u»,,

3(8 HISTOIRE DE LA tANOCE FRANÇAISE

37 ; r. Sehenk, 138). — e Pom. ; * Duîl.' ; e G. Miege ; * Rich., Fur., A. ; ©Th. Coni.;*A»;*L., H.D.T.; e Hug.

pklibotomiier ne se dit qu'ea riant (Rich.), * Fur., Th. Gom. — Je suis

d'aTis qu'il aoil phlibolomisé libéniemeat (Mol., VII, 274, Pourc., a. 1, se. 8) .

Lexvi' siècle ava'il pbtébolomer . Quant à phtébolomte il ne se dit, suivant

Richelet, qu'entre chirurgiens et'médecine. Q Pom. ; * Duil. ; © G. Miege ;

*Fur., A., Th. Com. ; © A*.

pimpesoaée se dit dans le style familier en parlant d'une femme qui fait la délicate et la précieuse (A *). Le premier exemple cité est celui de Mol., Bourg, gent., III, 9 : une piinpetouée bien bAtie. Voir le Lex. de Mot. par

piilagne (ornement sur les habits], fréquent dans Scarron, n'est plus dans aucun lexique. — Inventoriant cette praye, On y trouva... Maint passement, mainte pMagnc (Loret, 16 août 1653, v. 137-141).

porle-Oieu — C'est grand'pitièqu'un terme si peu respectueux pour exprimer une chose si digne de respect, ait tant de cours dans le petit peuple. . . les honnestes gens de la Cour, et presque toutes les personnes qui se piquent de parler noblement, ne s'en servent point, et ne la peuvent mesme soufTrir (A. de B., Refl., 439-440).— * Rich. : mot de Paris, Fur.. A., A> : c'est ainsi qu'où appelle communément dans une Paroisse, Le Prestiequi est destiné k porter le Viatique aux malades; *L.,H. D. T., Iltig.

pol&'je [pour loat — ) — c'est une façon de parler proverbiale et basse (A*) ;

* Pom.,Duil.,G.Miege, Rich., Fur.,A.;© Th. Corn. ;*L., H. D. T.; © Hog. — Que si je n'ay pour toufpofa^p Que des plumes en appanagc. . . iRicher, On. bouff,, 492); Une mignonne... qui n'avoit pour fout polage Qu'un doux et gracieux vizage [Lorct, 21 avril ISriS, v. 116-1 IS) ; Et lequel n'est, pour tout potage... Qu'organiste de l'Empereur (Id.,2!l sept. 1652, v. iTO-naj"; Le pauvre Grignan n'apoar tout potage que le l'égiment des galères (Sév., III,

2sr,).

prédieiiment {ftre en ban — être en bonne réputation] — le mot dans ce sens n'est en usage que dans le style familier (A*) ; © Pom., Duil., G. Miege ;

* Rich. avec f, Fur., A.; © Th. Corn.; * L. cite S'-Simon, 11. D. T.; © Hug. — Voila vostre (jupidon en mauvaigpredicamenl, et tous ses mystères découverts fort b son désavantage (Sara»n, OEaor., I, 160] ; Et mon Maître, pareillement, L'avoiten yranrfpr^dicamen/ (Loret, 1" mars 1659, v. 149-130) ; Il ne faut plus recevoir de gens de robe. . . et surtout, point de greffiers, car ces gens-là mettent l'enfer en mauvaii prédicament (Regnard, Dcic. tTArî. , se. 8]. — Féraud donne encore l'expression.

prentar qu'avait employé Corneille ; preneur de villes (V, 563, Nie., v, 1152), n'est plus admis dans le style sublime par Bellegarde (Eleg., 369], qui doute

1, NoterqueDuillierne donne que pi'erfj qu'il définit: toute sorte d'oyseaux délicats.

3. J'ay ouï dire sutJ^raie, rapporte Chevreau, Piper ie dé, de» diipipèt pour de faux dit... Mais il me semble que les honnestes f,ena disent aujourd'huy de faux dit ; que l'on ne dit plus piper le dé, ni piper un home, et qu'on se contente de prendre des oiseaux A la pipée (Mb. Niort, 183, dans Boiss.).

CLASSIPICATIOM DES MOTS 349

même que le mot soit français. — $ Pom.; * Duil. ; Q G. Miege; * Bicb. «reo t, Fur., A. ; e Th.Com.;* A*; » L., H.D.T.; e Huy. —Preneur de mun, subjugueur de provinces (La Font. , IX, 147, v. 44).

prétenfe (lettre) — Le mot de lapreienU, pour dire la Lettre, n'a plus d'usage entre les particuliers qui âcrivent bien |de Callières, Bon et mauv. ut., 236 ; V. Bclieak, 141). — * A. et A* qui ne l'acceptent que dans le style familier; e Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; * Fur. ; 0 Th. Com.; • L., H. D. T.; e Hug.

priter, pour estimer, est ridicule (Marg. Buffet, 67). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; * L., H. D. T. ; © Hug. — Ceuï qui priienl trop leur noblesse, ne pritent pas assez |ce qui en est l'origine [La Roch., 1, 2S4) ; Contremandez celui qu'on a squ vous priter (MonUleurj-, Dame méd., a. 111, se. 3} ; Dindenaut priioil moins ses moutons qu'eux leur Ours (La Font., I, 427, V. 9; cf. II, 288, ï. 36; IV, 173, v. 200; Vli, 67, y. 958; 88, v. 1364, etc.) ; plusieurs des Dieux... Pritenf moins le nectar que le plaisir extrême D'être auprès de Louis (Rscine, IV, 73, v. 17-20) ; Tandis que mon faquin qui se voyait pr«e7-(Boil.,Sai., 111, V. 103, éd. B. S. P.).

protixe — Ce mot ne vaut gueres dans le sérieux (fiouhours, SuUe, 314). — * Pom., Duil.; e G. Miege;* B. F.; s Bich.;*Fur., A.; © Th. Com.; «A»; • L., H. D. T.; S Hug. — Orai-je été proltie sur ce cas (La Font., V, 389, T. 50) ; L'autre... en bannit le prolixe et l'incroyable (La Br., 11, 461).

prolixité est condamné comme son adjectif; cependant Bouhours l'accepterait svec une épi thè te, tout en préférant longueur ennuyeuse 6 prolixité ennuyeuse {Suite, 214). — © Pom., Duil., G. Miege, B. F., Rich.; * Fur., A.; © Th. Corn.; * A"; * L., H. D. T.; © Hug. — Je suis dans une prolixité qui m'ennuie moi-même (Sé¥., VI, 53). Voirie Lex.de Mol. parLivct.

promettre au sens d'apurer était déjï condamné par Oudin. A ndry signale que le mot ne peut s'employer que pour le futur : je vous promets que je le ferai, et non je voua promeut que cela est [Rep., 451). — Q tous les lexiques; * L., H. D. T., Hug. — Ces Vers, souz la Presse je mets, Le sept du mois, je vous promet» (Loret, 7 sept. 165S, v. 259-260);... le feu Duc de Longue ville, Etoit chëry, je vous promeU (Id., 2 juin 1663, v. 208-209); Je vous promelt que ce qu'il m'a dit ne m'a point du tout offensée (Molière, VII, 146, Av., a. 111, se. 7). Cf. le Lex. de Mol. par LiTet'.

putrefait n'a guère d'usage qu'en terme de Médecine, ou en raillerie (A., A'); e Pom., Duil., G. Miege; * Rich. avec ■^ ; Fur. le préfère à putréfié ; © Th. Corn,; * L., II. D. T. ; © Ilug. — Toute cette Troupe malsaine Dont leée-putrefaite est l'halaiae (Scarron, Œuv.. I, 278); Des lileds, les uns furent gelez. D'autres en herbe rissolez. Certains putrefait* par la pluye (Richer, Oe. bouff., 587).

BÂper est du stylé familier (A») ; * tous les lexiques, sauf Tb, Corn. ; * L., H. D. T. ; © Hug. — Les Anglois... Avoient débarqué beaucoup d'hommes Pour rafler œufs, fromages, pommes (Loret, 30 mai 16S4, v. 12-14) ; Pour y rafler grains et boissons (Id., 28 avril 1657, v. 186).

e dit

350 HISTOIRE DE LA LA>GUE FBANÇAtSe

râtelée {dire ga — ]est déclaré bas par les lexiques à partir de Richelet ; ^par^ tout, sauf chez Th. Corneille ; * L., H. D. T. ; e Hug. — Il n'est cervelle si félée Qui n'en dize sa râtelée (Loret, 8 juin 165S, v. 193-194; cf. 22 déc. 1657, V. 108 ; 16 déc. IMC, v. 25, etc.).

rebecqaer — * tous les lexiques, sauf Th. Corn.; Rich. et A' le donnent comme has. D'après Fur., il ne se ditque sous la forme pronominale; c'est la seule aussi que donne A. — Le moyen de l'apaiser, n'esloit pas de luy rebeqaer (Sorel, Polyundre, II, 332); la fille ae rebtcqua (S*-Sim., éd. de Laaneau, II, 361).

réciproquer — * Pom., Duil., 0. Miege et Fur.; 0 Hich., A., Th. Corn., A*; * L. avec f, H. D. T. : Tieilll ; O Hug. — Les exemptes qu'on en possède sont burlesques. Voir le Lex. de Mol. par Livet. — Si le bien se réetproqae avec la fin (Molière, IV, 41, Mar. forcé, se. 4); Quand veux-tu donc, ma tigresse, Réciproquer mon amour"? (Regnard et Dulresny, la Foire S'-Ger~ main, a. 11, se. 2), Il faut remarquer que Molière met le mot dans la bouche de Pancrace, et M°>' de Sévigné l'a indiqué comme étant un mot provincial qu'elle raille {IV, 331).

regorger — nous regorgeant de biens est blâmé par Ménage comme bas et prosaïque (Ois. «. Malh., II, 202). Ce mot infecte une imagination délicate (L. du Templery, Gen. et Pal., 448). Regorger n'est pas plus honneste que cracker, que vomir etc., quand il s'agit des personnes (Chev., Ms. Niort, 23-24, dans Boiss.). —* tous les leïïques, saut Th. Corn.;* L., H. D. T. ; e Hug.

— D'éloges on regorge (Mol-, V, 510, Misanth., v. 1073); elles regorgent de train, de splendeur et de dignités [La Bruyère, 1, 291); Maudit provincial!

— De plaisir je regorge (Regnard, Le Bal, se. 7) ; cf. dans Sorel, Polyandre, II, 500 : regorge-museau.

rengainer au Gguré est assez usité, mais il est bas et burlesque (Richelet] ; il est du style familier (A') ; 9 Pom,, G. Miege, Th. Corn. ; * Duil., Fur., A.; * L., H.D.T, ; e Hug. Le Dict. des Haltes blâme l'Académie d'avoir accepté cette locution [82|. — Je r'engalne Plume et colère (Loret, 8 mai 1660, V. 246);... qu'ils r'enjïainent leur satyre (Id., 4 déc. 1660, v. 103). !l rengaina (St-Simou, XVII, 33). Voir le Lex. de Mal. par Livet.

répit n'est que du discours familier, selon Andry {Refl., 591). Bellegarde l'accepte dans ta conversation, il l'a tu dans quelques auteurs, mais il le trouve bas et familier (E/ei/.. 302). — * tous les lexiques, mais ils ne le donnent que comme terme de palais ; * L., H. D. T.; Q Hug.

respect {saaf votre —) — Les personnes polies disent le plus honnestement qu'elles peuvent ce qu'elles ont b dire, sans recourir à cette sorte de civilité basse et populaire (A. de B., Refl., 138). Lorsque les gens polis sont obligez de nommer les choses auxquelles les gens ordinaires croyent devoir adjouster ces espèces d'adoucissemcns, ils se contentent de les nommer purement et simplement par les termes les plus honnêtes pour les faire entendre. . . 11 y a des gens qui disent il en a mcnly, sauf vôtre respect; c'est un sot, respect de sa femme; tous ces respects-là doivent être retranchez de toute société bien policée (de Callières, Bon et mauv. ut., 89-92 ; v. Schenk, 150).

CLASSIFlCiTION DES MOTS 351

— * Pom., Duil., G. Miege; e Hich. ; * Fur., A. : bas; o Th. Corn. ;

* A» : bas; * L., H. D. T. ; e Hug.

rtitauralion est un mol à fuir (Alemand, Rem., 120-1).—* Pom,, Duil-, G. Miege, Rich., Fur., A.; 0Th. Corn.; *A»;* L., H. D. T.; 0 Hug.

reNtncher — se revancher cTune grâce reçue est uue mauraUe expression ; le mot de revMcher n'a d'usag-e que dans le sens opposé. . . et il n'y a quiceux qui parlent mal qui s'en servent dans le sens dont il s'agit (de Cellières, Bon et niauv. us., 203-4). Bellegarde confirme cette décision [Eleg., 143). — Ce sens n'est nettement indiqué que chez Fur., A. et A*. A* n'accepte l'eipression qu'en style familier;* L. ; © II. D,T., iïug. — Et pour me recaneher de ces bienfaits divers (Racan, II, 156); Pour me revancher de cet honneur (La Font., IX, 378).

révérence ( — /tarler) — De Callières porte sur cotte expression le mùme jugement que sur sauf votre reipecl (Bon et maav. ui., 89-94 ; v. Schenk, 1481.

— A part Th. Corn, et Bich., tous les lexiques donnent le mot dans cette expression ou dans des expressions équivalentes, A. et A^ confirment le jugement de de Callières ; * L., II. D. T. ; @ Hug. — Ce damoiseau, partant par révérence (Mol., 11,195, Sgan., v. 373) ; ma chemise passe révérence parler par. . . (Regn., La Coq., a. I, se. 2, Th. liai., 111, 99). Voir le Lei. de Mol. par Livet.

rondement — L'eipression aller rondement pour dire: procéderavec franchise, était vulgaire selon Oudin. A* la déclare famitière ; * tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; * L., H. D. T. ; e Hug. — 11 vaut mieux aller plus rondement, sans tant de finesse (Racine, VI, 197, Lirre» ann.) ; Morguenne, il en agit roni/emeni avec moi (Regnard, Uémocrite, a. II, se. 3).

raer lie — ) — ce mot était bas dans la prose, mais meilleur en vers d'apri'S Vaugclas (II, 386-387) ; Alemand confirme cette opinion : les honnêtes gens disent, il tejetla. Un feroît mieux de ne le metti'c jamais que daus un stile bas {Nouv. Rem., 70-71). — * tous les lexiques, sauf G. Miege et Th. Corn. ;

* L., H. D. T., Hug. — Le Grisou re rue Au travers de l'herbe menue (La Font., II, 25, V. 3-4). — Au sens de lancer, ruera été soutenu par Ménage, qui constatequeSegrais l'emploie souvent dans son Enéide [Obs. s. Malh., Il, 129). Il était condamné par Chevreau {Rem. $. Malh., I, 225-6). — Q Pom., G. Miege, Th. Corn. ;* les autres lexiques. — On trouve Iréquemment l'expression coupi ruez chez Loret (13 août 1651, v. 117; cf. 10 mars 1652, V. 155; 19 mai 1652, v. 39; 5 mai 1663, v. 87). Voir le Lex. de Mol. par Livet, Pomey, Duil., donnent ruer dans le sens de Jeter à terre.

Saluer — Je salue t)oj^rilce«est une locution bourgeoise ridicule, pour boire à la santé de quelqu'un (de Callières, Bon ef mauv. us., 37-38; v. Schenk, p. 14'J).

— Q tous les lexiques.

témillant est une expression bourgeoise (de Callières, Son et mauv. u*., 47 ;

V. Schenk, 152). — Cette opinion est confirmée par A. et A*; Q Pom.,

Duil,, G. Miege; * B. F,; © Rich.; * Fur. ; 0 Th. Com.; * L. qui cite

ilamilton, H.D.T.; e Hug.

nervileur [faire — ) est une locution bourgieoise pour faire une révérence (de

Callières, Bon et mauv. u»., 47, v. Schenk, 70). A* en juge de même.

— © Pom., DuiL, G. Miege ; * Hich. ; e Fur., A., Th. Corn.; * L. ; e H. D. T., Hug.

tiUncieux ne se dit que dans le discours familier (A. de B., Befl., 639). — *B. F., A., A' seulement ;• L. qui cite Bogauet, H. D.T.; e Hug. — M. de Lamoiftnon, accoutumé au caquet du petit Broglio, ne s'accommoderoit pas d'un liiencieux (Sévigné, Vlll, 308); vivre comme un lileneieux. Dans le règne des curieui (Racine, IV, 203, v. 35-36).

nomme (sommeil) — Vaugelas voulait qu'on l'employât toujours avec une épithète et surtout avec le verbe dormir. Alemand trouve le mot fort bon, sans aucune restriction (.Voue. Rem., 394-30S). Mais L. de Templery ne l'accepte qu'en poésie {Gen. et Poi., 221). — » Pom., Duil., Bîch., Fur., A., A»; Ô G. MÎBge, Th. Corn. ; * L., H.D.T.; e Hug. — Ses yeui d'un fomme dur sont pressés et couverts (La Font,, VI, 266, v, 523); C'est Ib que le prélat, muni d'un déjeuner, Dorroanl d'un léger tomme, attendait le dîner (Boîl., Lutr., 1. V. 63-64).

soûler [le — ) au sens de te rB»sasier, se Imstr île est une expression peu polie (A. de B. , Suite, 339-340). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; « L., qui cite Bossuel, H. D. T., llug. — Corneille remplace ce mot par remplir, en 1660, Même beauté, tant soit exquise. Rassasie et loùlc à la fin iLa Font., V, 505); ils j« eoùUnt de ce plaisir (Id., VIII, 114); après que je fa* totll^ de pleurer (Racine, VI, 91, Rem. s, l'Odyu.). On trouve aussi de nombreux exemples de soâl au même sens, et de la locution tout >ort août.

taupe est un mot bourgeois pour potage Ide Callièrcs, Bon et maue. ut., 36-37 ; V. Schenk, 153). — * tous les lexiques ;* L., H. D. T., Hug. —Le cuisinier y met des toupet de santé (Montfleury, Genlilk. de fieauce, a. 11, se. 5) ; Les salades, ny les fromages, Ny les noupea, ny les potages (Loret, 9 octobre 1660, v. 215-216); Ma Sarvante, trempei ma toupe (Id., 7 juin 166(, V. 288) ; Quoi'? je mettrais, dit-il, un tel chanteur en toupe ! (La Font., 1, 236, V. 17). Les burlesques ont souvent l'expression ivre comme une toupe.

tiiivre ta pointe — quelque noble que soit peut-csti'e cette expresaiou dans son origine, elle n'est plus gueres que du discours familier (Bouhours, ^iiife, 135-6). — * tous les lexiques, sautTh.Corn. ; mais jusqu'à .V^", l'expression est pourtuivre ta pointe ; * L. qui cite S'-Simon, Molière, Bossuet, * H . D. T., llug. — trente mil combatans... Qui toujours leur pointe pourtuieent (Loret, 19 mai 1657, v. 111-113) ; Bucer pounuivoit tu pointe sans se rebuter (Bossuet, Hisl. des Var., 1, 191 ; cf. II, 665) ; il tuil ta pointe, et d'encor en encor Toujours l'esprit s'insinue et s'avance (I,n Font., V, 296, v. 76-77); Affligé d'un si grand mal, il tuil sa pointe (Boss., Ilitt. det Var., I, 270).

Toiller de la betogne est condamné comme populaire (Sorel, Bibl, fr., 1667, aeo). — e Pom.; * Duil.;eG. Miege, Bich. ; *Fur., A. ; 0 Th.Com.;*A», * L., H. D. T. ; G Hug. — Les Anglois parlializez. . . Ont, dit-on, la mine et

la trongne De se tailler grande beiongne (Loret, 10 janvier 1660, v. 243-246); Les confédérez de Pologne Taillent toujours de la ietogne Au Roy... (Id., 23 septembre 1662, v. 189-191]; Ce petit sot me l.iille ici de la besogne (La Font-, Vil, 360, v. 933; nilleura il emploie iaiifcr de f oiinra je, V, 557, v. 85).

tant que terre — Il va tant que terre pour dire : il va tant que terre se présente, tuut que terre peut le porter, est du style familier ou burlesque (A. de B., Satie, 357). — * Fur., A. et A^ seulement. Ces deux derniers lexiques

déclareat l'expression populaire; Q L., H. D. T., Hug. — La locution s'employait d'ailleurs avec bien des verbes, qui ae contiennent aucune idée de marche. — Pour Vineilil, on croid tant-que-terre Qu'il sera prizonnier de guerre (Loret, 23 fëv. 1G53, v. 41-42) ; Les Flamans pestent tant-que-terre Contre Messieurs leur Gens de Guère (Id., 29 déc. 1657, v. 255-6). La voici sous sa forme complète : je vous tiendrois compagnie à causer sur un lit, lanlqae terre nou» pourrait porter (Sév., IV, 500).

tapi» {mellrc sur le — ) — Autrefois on dîsoit, On l'a bien mis sur le Tapis, à l'imitation de ce qu'on dit, Mettre une a/faire sur le Tapis ; cette façon de parler est reçue, mais elle est un peu basse (Sorel, Conn. des b. liv., 1671, 387). — L'expression 0 Pom. ; * Duil., G, Miege, Rich., Fur. , A. ; @Tli. Corn. ; * A^, mais ce n'est que dans Fur. qu'on la trouve appliquée à un homme; * L., H. D. T.; 0 Hug. — Les mauvais Prestrcs et les mauvais Moines estaient mis aussilost sur le lapis (Bossuet, Hist. des Var., Il, 270).

tiUr n'est d'usage que dans le style familier au sens de goûter de (A. de B., rte/I., 658-9). — * Pom., Duil.; e G. Miege; * B. P., Rich., Fur., A., A*; e Th. Corn. ; * L., H . D.T. ; e Hug.— Jupiter... Reprendroit l'appétit en tâlant d'un tel meU(La Font., III, 136, v. 35-36; cf. IV, 49*, v. 77); Wierdeseauxde Bourbon (Racine, IV, 596); lâlez de cela, voilà qui est le meilleur du monde [Mol-, V, 185, Don Juan, a. IV, se. 7) ; TartulTe est votre homme, et vous en tâtere= (Id., IV, 443, Tart., v, 672), Les exemples chez Molière sont nombreux; voir le lex. des Gr. Lci'ivains.

timbre s'emploie Qgurément pour dire la tête : il est du style burlesque (Rich., A,, A^); * Duil., Fur. Voir le Lex. de fl/oi. par Livet.

tirer — L'expression se faire tirer, pour dire; faire fiiire son portrait n'a d'usage que parmy la Bourgeoisie (de Callières, Bon et ntauv. lia., 43; ï. Schenk, 157). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn., mais Rich. et A» signalent que l'expression vieillit ; * h., H. D.T. ; @ Hug. — On y voyoit, bien ajustez. Les Portraits de nos Majestez, Tirez par un Peintre de Flandre (Loret, 25 sept. 1660, v. 91-93).

tirer tes vers du nez poun-oit se soufTrir dans un discours familier ou dans une pièce comique; à l'entrée d'une Histoire Ecclcsiastîqucrexprcssion est basse (Houhours, Sui7e, 134). — *Pom., Duil., G. Miege; e Rich. ; * Fur., A.; Q Th. Corn.; * A'; * L., H. D. T.; G Hug. — Il faut remarquer que Loret,

l'employant dans sa Musc historique le 8 janvier 1861, v. 115, ajoute entre parenthèses" comme l'on dit ». Voir le Lex. de Mol. par Livet.

fu2^e(l>ande, suite) que l'on trouve dans Richer: Diane, et toute sa lolâe [Oc. bouff., 286) ; la Reyne et toute sa tollée [Ib. , 527), n'est dans aucun lexique.

tourner autour du pot est un proverbe bas et qui sent la cuisine, dont il a été tiré [Hellegarde, Eleg., 309}. — e Pom. ; * Duil. ; e G. Miege ; * Rich. avec t, Fur., A.; e Th. Corn. ;* A»; * L., H.D.T. ; e Hug. — Fille aimable autant qu'on peut l'être, Et ne tournant autour du po/ (La Font., V, 210, v. 23-24). Voir le Lex. de Mol. par Livet. Histoire de ta Langae franfuise. IV. 33

loul (comme — ) — Cet homme est riche comme tout, paraît barbare et provincial à Marg. Buffet (75-70). — © tous les lexiques.

loul à fait est si prosaïque et ai fort du langag'e familier qu'il ne peut entrer dans la poésie tant soit peu noble ni mesme dans la prose du genre sublime (Chapelain, Lell. à Srieux, 17 sept, 1681, f° 212 r°). — * Pom., Dull., G. Miegc, Rich., Fur., A.; e Th. Corn. ; * A*; * L., II. D. T. ; e Ilug. — Je suis à vous. Madame, et j'y suis (ouU /"ai* (Corn., VI, 73, Perift., t. 1242; cf. Id., Ih.. y. 893).

Iracùaser — Bouhours demande ic depuis quand on le dit dans un stile noble )) (D., 7). Bellegai-de trouve que le mot sent le village (Eleg., 142 el 303). — * Pom., Duil., G. Miege, Bicli. avec f. Fur., A.; eTh. Corn.; suivant A*, il est du style familier ; * L., H. D. T., llug. — Des affaires qui les font fracasser dès la pointe du jour (Pascal, Peni., éd. Havet, 1, 48); il aime la chambre, oii... il (racas9e(La Bruyi-re, II, 197); goutte bien IracMufe Est, dit-on, à demi pansée {La Font.. 1, 227, v. 32-33).

tramonlane [perdre la — ) — Cette expression c'est que du stile familier (A. de B.,Re/I., 689). — Rîchelet dit qu'on " auroit peine à le soutenir dans les beaux discours » ; * tous les lexiques, sauf Th. ICorn. ; * L,, H. D. T. ; 0 Hug. Voir le Lex. de Mol. par Livel. — Louis XIV l'aurait dit i M" de La Fayett.' au chevel d'Henriette d'Angleterre, s'il faut en croire la Relation, imprimée à la suite de l'Or. fan. de Bossuct (éd. Itéb., 193).

Inverg (défaut) — C'est un mot aifecté, pour ne rien dire de pis (Bouhours, Suite, 176). — Rîchelet constate que c'est un terme de conversation, et que même il n'est pas fort établi; * A' seulement; * L., II. D. T. ; © Hug. — C'est me renouveler les douleurs de l'éloignement, que de me faire apercevoir les Iravert de mes inquiétudes (Sévigné. VII, 60) ; il a des tracer* d'esprit qui me désolent (Regnard, Divorce, a. II, se. 3) ; Il n'est point de cerveau qui n'ait quelque travers (Id., Ep. à M' le ,l/i" i/e...]. On le trouve même chez Bossuct : les lalens que le monde admire leur paroistront peu de chose, lors qu'ils verront tant... de tracer» dans les sçavans (HUI. dei Var., Préf.. % XXIX) ; pour voir jusqu'où peut aller le Iraver» d'une teste... [Aoerl. aax 'Prol., Vil, § 51, 538).

trébucher n'est plus de la belle poësie (Ménage, OM.s. Afaift.,n.225\— Richclel le {.toaye beau av figuré. Faire Iréhucher des hommes no vaut rien absolumont [Chevr., Mb. Niort, 114-5, dans Boiss.). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn. ; * L.. II. D. T.; © Hug. —un vent altier... Fit très-bien des Gens ij^Auf/ier(Lore[, 18 mars 1662. V. 74-77 ;cr M. .l-'av. 1662, v. 204); Les Turcs, aux moindres escarmouches V trébuchent dru comme mouches (Id., 22 sept. 1663, v. 251-2] ; Ce poëte orgueilleux, trébuché de si haut (Boîleau, A. poéi.. I,v. 129); ...ces augustes lieux... Un jour fr^AucAanf avec eux (Bacîne. IV,23, /-o.*». rfiB., v.35-38).

Iroller (aller ça et le, traîner) est désigné comme bas par les lexiques qui le donnent; © Pom., Duil., G. Miege, Rlch.; * Fur., A.; © Th. Corn. ;*A'; * L., H.D.T. ; © Hug. — désormais j'ordonne... Que l'on vous plante et qu'on vous traite Dans le Temple et le Capitole(Richer, Od. bauff., 68) ; Après avoir bien galoppé Et Irollé nos gens à sa queue Plus de l'espace d'une lieuë. Elle fit alte, éternua (Id., /A., 271).

CLASSIFICATION DES MOTS 3ôS

truand est dans tous les lexiques, sauf dans Th. Cora., el tous s'accordent k le di'clarer trivial, bas, vieux ; * L. qui cite ScairoD et Molière, H.D.T. ; -^ Hug, Voir le Lex. de Mol. par Livel.

laerU- est moins noble que carnage, mais on peut le dire dans le stile simple fA. de B. ,/)(■/?., 893). — * tous les lexiques, sauf Th, Corn. — Il s'est sauvé beaucoup de troupes ; la terreur et la confusion ont été plus loin que la tuerie (Sév,, IV, 112) ; le dénouement (de Bajaiet) n'est point bien pi-éparê : on n'entre point dans les raisons de cette grande tuerie (Ead.,53S); On parle encoi- d'une tuerie Qu'on a faite avéque furie (Loret, 8 nov. ieri3, v. Ul-2j ; Grande est la gloire, ainsi que la tuerie (La Font., IX,' 146, v. 4).

Valet ije suit votre — ) — ^ C'est une formule de politesse bourgeoise; il faut dire serviteur (de Callières, Mots à la mode, ~4. 81; v. Scbenk, 161). e tous les lexiques, sauf Rich., Fur., A. et A' qui donnent l'expression, mais comme formule de refus; 3 L., H. D. T., Hug. Voir le Lex. de Mol. par Livel.

rendre (être à quelqu'un A — et A dépendre] — C'est une vieille locution proverbiale usitée par les bourgeois (de Callières, Bon el maun. us., 171 ; v. Schenk, 161). — e Pom., Duil., G. Miege, Rich. ; * Fur.. A.; e Th. Corn. ; * A< ; • L. qui cite Saint-Simon, H, D, T. ; © Hug. — Croyez que nous sommes a voua^ ixndre aua«i bien qu'à dépendre [Bicher, Oo. bonff., 456).

onnl {avoir — de quelque chose] — C'est une expression basse (Bellegarde, Eleg., 139). —* tous les lexiques, sauf Fur. et Th. Corn. ; *L., H.D.T. ; 9 Hug. — Clytîe en ensi bien-tost (e rent {Richer, Ou. bouff"., 420) ; Cet enfant se perdit.. Sans en avoir jamais eu ni vent ni n'iuvelle (Montfleury, Cri»}>, gentilh., a. I, se. 4); On n'en a n^ vent ny nouvelles (Loret, 20 août 16-il, V. 156); ...aucun mortel, je crois N'a pu de cette Glle aroi'r ni vent ni voii: ' (Regnard, Démocrite, a. Il, se. i) ; il y a ici des disciples de M. de Balzac qui en onl eu le vent (La Roch., IH, 136); Nérie en a bientôt le vent (La Font., V, 124, V. 273). Cf. la chose ne 9e put faire si secrètement qu'il n'en Binl quelque vent aax oreilles des Jésuites (Racine. IV, 453, P.-B.),

venue n'est plus en usage dans la belle poésie, ni même dans la belle prose (Ménage, Obi. ». Malb., Il, 10^). — • tous les lexiques, sauf Th. Corn, ; * L, qui cite Pascal, Bossue t, Buurda loue, Saint-Simon, H.D.T.; © Hug,

verlir, au sens de tourner, •• n'uplus aucun usage que chez les .Normands, parm y lesquels il y en a qui disent en plaidant : cette somme a verly au profit de M. un tel, et elle doit vertir à mon proDt ». Mais l'usage est de dire : i< un tel a fait la Version du Nouveau Testament, et non pas... s ceWi le Nouveau Testament 0 (de Callières, Du bon et du mauv. ua., 61 ; v. Schenk, 162).

vilain n'est que du stile bas (A, de B., Refl,, 70S). — * tous les lexiques, sauf Th. Corn,; * L., H,D.T., Hug. Voir le Lex. de Mol. par Livet,

nironnée. — Q tous les lexiques. — En vain, en bien des lieux il fît sa vironnée Afin d'en débiter,,, (Robinet, Panigyr. de l'Éc. des Fern., l'" Entrée, éd. Jacob, p. H). — On trouve le verbe dans B. F.

1. La Fontaine écrit : noue n'en du oru ici ni vent ni voie {V , 70, v. 5S).

3M HISTOIRE DE LA LASGUE FltA\ÇAJ3E

uUemenI n« se dît plus que dans le conversation et le discours familier (A. de B., Be/l., 706). — * Pom., Duil. ; e G. Miege; • Rîch., Fur., A.. ; e Th. Corn. ; * A* : Il vieillit et il est bas ; * L., qui cite Motière et Bossuet, H.D.T. ; © HuR. — Votre fille caresse votre portrait et le flatte d'une façon si plaisante, qu'il faut vUement ia baiser (Sév., lil, 4] ; Ordonnez qu'on apporte un fauteuil vilement (Regnard, Fol. ain., a. IH, se. 10).

voir (il faut — ) — De Calliéres signale l'expression comme nouvelle et ayant passé de la cour à la ville [Moli à la Mode, 71 ; v. Scheuk, 163). Doubours rapporte que les femmes s'en sont beaucoup servies: Je me suis bien promenée, (/ faut voir. Cette locution, aujourd'hui décriée, ajoule-t-il, peut trouver sa place au sens de : on verra. Vous me demandez une chose qui a des diOicultés, je vous réponds ; (( faut voir [Suite, 27-28). — G tous les

aoyont voir est une mauvaise façon de parler fort ordinaire parmy les bourgeois de Paris (de Calliéres, Bon et maat. us., 153 ; v. Schenk, 165). — 0 tous les lexiques. — Cependant voyez voir là dedans si j'y suis (Montfleurj-, Ec. des JaL, a. I, se. 13).

Observations. — Dans la liste tpii vient d'être donnée, les mots réalistes se décèlent d'eux-mêmes ; crapule, déduit, dégorger, regorger, rendre gorge, grenouiller, innocenter, ivrogner, lavement, soûler, lAler, tirer tes vers du nez.

Peut-être est-ce pour des scrupules analogues qu'on rejette des mots désignant des actes de la vie matérielle : carrousse, ylonton, gobelotler, goguenard, ne voir goutte, lamper, pour tout potage.

Certains termes étaient vraiment de la langue du peuple, sans qu'il fût besoin de les y rejeter : bigne, bisneatre, buffe, cahincaha, castille. comme tout, dagorne, darne, dauber, dégaine, déparler, descendre de la cote de S^-Louis, dessolé, détaler, frime, horion, avoir la langue bien pendue, montée, rafler, tôlée, tourner autour du pot, trôler, truand, vilain. — Etre bon marchand d'une chose, être à vendre et à dépendre sentaient d'une lieue la boutique. Poui- ceux-là et leurs semblables on n'innovait rien, on fermait la barrière.

Dautres sont bas, parce qu'ils appartenaient aux métiers ; mettre à bord [marine], canapsa (armée), ci-dessous, ci-aprcs{c\ïicans), défunt mon épouse, forfaire, né natif , priser, répit (administration et chicane), franc du collier, frein (voiture), fricasser (cuisine), individu (scol astique), râtelée (agriculture), tuerie (boucherie), tâcher, tailler de ta besogne. Tous éveillaient des idées de la vie des « mécaniques ».

Plusieurs sont bas parce qu'ils sont vieux, c'est lecas de bravache,

crottsiillenx, dévaler, dicton, endosser, foncer, loyer, mésarriver, nocier, perplexe.

On s'est dégoûté de quelques-uns, peut-être parce qu'ils avaient été trop h la mode : banquet, cadeau, gentil, de la belle manière .

Il est à remarquer que beaucoup des termes condamnés appartiennent aux formules de politesse : bien humble serviteur, avoir le bien de voir quelqu'un, rendre ses civilités, sauf votre respect, sauf correction, avoir bonne façon, de votre grâce, je vous rends grâces, révérence parler, je salue vos grâces, faire serviteur, je suis votre valet. Ce sont aussi des expressions d'affection ; ma bonne, cajoleur, caresser, être coiffé de quelqu'un. On peut en rapprocher des locutions usitées dans iet- lettres : je vous écris ces lignes, la présente'. G est qu'un homme bien élevé se reconnaissait à la façon de donner son bonjour, aussi bien qu'à son adresse à donner le coup de chapeau. Entrer en disant qu'on vient rendre ses civilités, sortir en affirmant qu'on a bien de la considération, c'était se déclasser. Un bourgeois seul .se déclarait le bien humble serviteur de quelqu'un. L'homme de qualité était le très humble serviteur. Un adverbe changé vous ridiculisait (de Call., Mots à ta m., 73-7t ; cf. Bon et m. us., il, et Schenk, 22).

Mais les plus intéressants, peut-être, de tous les mots abandonnés, sont ceux qui sont bas « parce qu'ils sont bas », sans raison appréciable pour nous ; .\> bougez, champion, cimetière, connaisseur, faire le dégoûté, déplaisant, dessert, faiseur, fat, se faire faute de, faire figure, fourmiller, le goûter, gratis, être tout joyeux, mal bâti, de manière que, à merveille, petit à petit, rengainer l'épée, le somme, silencieux, la soupe, tout à fait, se faire tirer, tracasser, an travers, trébucher, venue, vilement. L'explication des proscriptions dont ils sont l'objet, et où il parait entrer tant de fantaisie, n'est-elle pas dans ce fait que les décisions ont été prises en général dans des cercles? Là dominaienL des personnes, qui n'écrivaient point et qui ont tranché d'après les seuls caprices de leur goût, jamais par raison, quelquefois par sentiment, toujours avec l'idée arrêtée de « se distinguer n . On ne peut s'empêcher de penser aux dames qu'une toilette habille bien, mais qui s'en dégoûtent sitôt qu'elles en aperçoivent une semblable portée par une personne qu'elles considèrent comme inférieure. Commun n'est-il pas synonyme de laid ?

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