‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 2)Chapitre 42 sur 202 · LA HÉFOHUE DANS LES SALONS ET LES CERCLES · texte numérisé non relu

LA HÉFOHUE DANS LES SALONS ET LES CERCLES

(p. 39). i> A ceux qui prétextent les équivoques qui vont naitre, L'Esclache riposte qu'on les écartera par la suite du discours [p. 44-45). Aux tenants de rétymologie, il oppose t'argument de Meigret, qu'une lettre n'apprend rien à ceux qui savent, et encore rooinB k ceux qui ne savent pas {Sl-52) : u Les cauzes des fautes que nous pouvons faire, viénent du déréglemant ordinaire des hommes et du grand atachemant que les Grammairiens ont à la Langue Latine, et à la 'Gréque « (p. 24, cf. 27, 28-29, etc.).

L'Esclache, avec des principes si absolus, n'est pourtant pas un révolutionnaire intransigeant. Quand on analyse son livre, on s'aperçoit que son programme se réduit en somme à quelques propositions'.L'Esclache n'ose pas proposer un signe nouveau; il attaque l'usage, mais seulement pour le corriger « corne il faut côriger les defaus d'un portrait par son original ». Et il conserve, malgré les contradictions, des lettres diverses pour marquer les mêmes sons, quand elles représentent bien la prononciation. Il admet ainsi cierge, ciboire, ciel, cilice, cité, cinq à côté de siffne, siège, etc. ; célèbre, certificat, auprès de secrétaire, secours; acsent, k côté de axioa. II se sert des « acsans » pour éviter les équivoques : bâtirent, bâtirent, la bouche, il bouche. Ce n'est pas un esprit absolu. Il est à la fois logique et inconséquent, hardi et timide. 11 serait curieux de savoir si L'Esclache fit des disciples parmi ses élèves. Mais ceux-là n'imprimaient pas.

C'est en 1668 que le S' des Isles, lecteur ecleziastique et prédicateur de sa Majesté pour les Controverses fait paraître sa Réponse à la requête prezantée au roi par les ecleziattiçaea qui ont été à Port Boial, anvoiée à une personne de mérite. (Paris, Floren-

1. l'Emploi régulier de l'accent aigu «ur i; ierilure (31). et de an pour en: inttlijêiue, vioUnee (!•] .

1* Réduction de la diphtongue oi i i: ftimit (33).

3* Extension de !'« i toun les plurielB ; bonté», poat tvét, toii, tnimani, cent (li).

Comme corollairei : a) Emploi de ï'x ainsi réduite i sa valeur vériLabla au lieu du groupe et : txion, tradnxion (16-39).

b) Emploi du i, réduit aussi i sa valeur, là où on entend un s entre voyelles: cAoïe, àtùnr (15).

«) Emploi de *, mise i l'abri de toute coDrusion, au lieu de m, et ç : ptuige, Mjsie, pronaiiM, ftton.

^^ Remplacement de h, et de gu par c devant a: cali'té, calriéme.

i' Remplacement de ^ par j ; jaj», gtjart (31).

S* Reraplacementde jfpsr I (14-lï}.

7* Remplacement des consonnes grecques ph et th par /"et ( : filovtfit (31) mélode.

8* Simplification des consonnes doubles partout où on ne prononce qu'une simple : con^nce, oc uper, coriij'er (33^3).

Il ne faut pa* pourtant retrancher toutes les létrcs doubles ; car il faut retenir célcs qui se prononsent, ctmme dans ces mos: honneur, homme, guerre, terre, iamter, couronne, eommandemanf, IrtvaiUer, etc. Il faut même les doubler contre l'uitje ordinaire, eand U prononsiasion le demande (3a).

>yGot)g[e

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tin Lambert). L'orthographe est très curieuse, mais ce n'est jjas celle de L'Esclache '. Il convient de citer aussi un livre anonyme que Barbier attribue à de Rouvière : Nouveau Cours de Médecine.

Hïaqnelqaes aimées que j'antandis un p]aizant Dialogue, antreuneDame decalitéet le Précepteur defès anfans.

Après qa'éle lût prié de lui anfegnec l'Oicâgtafe Fianccze, il luifitconétce parlecTianjemantdefon vî^je , que U ptopozifion qu'éle lui fesétneluiétéc pas agréable : Ele fe perfUada que Ton filance étét un éfét de U crainte qu'il avét de n'être pas bien recompanfî; xx qui l'oblija à lui dire qu'il ne travaillerétpasinutilemant le n'an doute pas Mttdame ( lui lépotutlt-il ) mats vous me demandés une chose ttés-dificiie.

Vous panfés , peut-être , que je n*ai pas ftfbs de lumière pour bien profiter de vos lefons (lui dit.éle avec douceur) il lui replica bcufquemant , que la conéfance de U Langue Latine , et de la Gréquc étét necéfaire pour lavoir rOrtôgrafc Francéze.

5î vous me Téduîzésà la necélîte'd'aprandrele Grec , et le Latin , pour lavoir écrire la Langue Francéze ( reptitclean riant) je ne vous donnerai pas la pénc dem'inftruire.

Spécimen de l'orthographe de L'Esclacbe [o. c, p. 35).

OH, scion /es principes de la nature et des Mécaniques, expliqués par MM. Descartes, Hogelande. . . onaprcnd le Cors de l'Home,

l „ Le (çran litre cl le dèsein général de céleRequilc mont tout» fait buppris. KIo J- p.. ^Mée a. Roy pour répondre â la Requête <«-«-'*«-- ^^™,^;;;;';t preianlèe à »a MajeBlé contre eu» trois mo.s auparavant Et 1 est Ires-cvidanl par la Ucture de toute la pieçc, quil» veulent an apar»nce randrc le Roy le souvera m juge a emalf^ absolu des diferans qu'ils ont «uec les Catftliquea, »ur une mal.e,-e de net Foy déia décidée p»r llCglize ; de .orte que de» ^"^0^^ '^^a 1'»™! lect •luclque* aophiatcB, ou dcquelques hùrél.ques. Mais ayant pasi plus a^ant par [a lec

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