Voir Conform., p. 127, 157, 159, etc
4. Il ne raudrail pas croire toutefois que le fait d'avoir porté de ce côt<^ son observation impli(|uc néccssaifcmcnt chez, un écrivain l'eslimi- de notre idiome. Htidé, dont nous venons de voir les sentiments, a fait maintes fois de rétymoioffie; Bovelles en a fait aussi, et il a écrit pour di'-moiitrer l'incurable barbarie du français. Hotnian semble également avoir été tout latin, quoiqu'il ail curieusement établi la part de l'allemand dan» nos origines.
b. (iruin., p. 2 : « Or et il (\c notre lan(f' çt aojourdhuy si çnriçliic par la profçstion ç experi«;nvc d<;' lariK^-')* I-alin" <; (îr«,'c<|e. q'il n"«;t poît d'art, ne si<;nf;e si didlyil ç subtile ne mçme cote tant haote tlieolojie (qot; q'çlle luy so«;t de(T«;ndûo, pourtant la (Msine delà coulped'aotruy) dAt elle ne puyssc Irçlter amplement 9 ^*leganim(;nt. •>
Ramus, chez Abel Mathieu. Ce dernier est un homme sans valeur, et qui eût pu s appliquer sa propre phrase : « Nous parlons tous, mais tous ne sçauons pas bien de quoj nous parlons » ; mais ses protestations emphatiques méritent pourtant d'être retenues, comme témoignage des idées qui commençaient à dominer.
Parmi les étymologistes, je dois rappeler avant tous Fauchet, dont il a été question antérieurement, et Estienne Pasquier. Non seulement celui-ci a témoigné par ses Recherches de la France, l'intérêt qu'il prenait à la langue à laquelle il a consacré son huitième livre, mais longtemps auparavant, il disputait à ce sujet avec Turnèbe, dans une lettre qui est tout un plaidoyer '. La fermeté qu'il y montre en refusant de croire « sa langue plus légère et plus faible que les anciennes, sinon de quelques grains », et de l'abandonner pour une si minime infériorité, le mettent en bon rang dans la liste de ses défenseurs.
1. C'est la 2* lettre du livre I, t. II, p. 3, des Œavres, éd. d'Amsterdam, 1733.