‹ Histoire de la langue française des origines à 1900 (volume 3)Chapitre 89 sur 259 · Ibùi., LXXII, II, 250. Rab., liv. III · texte numérisé non relu

Ibùi., LXXII, II, 250. Rab., liv. III

3. La pièce col adressée à Alexis Jure, de Quiers en Pi<^mnnl, dnnl le Inn^^agc est sévèrement apprécié par Marol, I, 20K. II y a donc lieu d'élrc en grande défijince.

4. Voir HoiiHard, édit. Marly-Laveaux, II, 112. Cf. le passag-e cilé de dWiibiunc. Avtrlit». de» Tragiques.

passage qu il commente, que ce même mot est d'Anjou et de Vendômois. Lequel croire des deux disciples ? et comment décider laquelle des deux qualités avait amené Ronsard à se servir de doufjé'l De même Baïf, Belleau, Ronsard ont employé erner (esrener = éreinter). Ils ont pu aussi bien le trouver dans les dialectes que dans les anciens romans.

Ceci posé, voici quelques exemples ':

^s/e//e = éclats de bois (Vendom.) 2, Rons., V, 28, Bl. ; tesson = jumeau (Centre), Bell., I, 203, M.-L. ; bauasser = bavarder (Gasc), Mont., 1. III, ch. 2, Lan.; crier bihore ==; crier au secours (Gasc), Id., II, 37, ibid. \ bournail = ruche (Limousin et Languedoc), La Boet., 100, 26; brayard = piafTeur, fastueux (Prov.), Coll. 103, Grev., Les Esb., I, A. th. fr., IV, 234; caleil = lampe (mot appartenant à la langue d'oc, peut-être au gascon), Rab., II, 126, J.; capelane = prêtre besogneux, Mar., H. D. T. ; chapoter = frapper, battre (Lyon.), Rab., III, 12, J. ; couree = entrailles (Lyon.?), Des Per., Nouv., xxxiv ; courgety fouet (Vendôm.), Baïf, II, 126, M.-L.; desconsoler ^ (Gasc), Mont., Ess., III, 4, Lan.; dronos =^ coup (Anjou ou Languedoc),

1. Les exemples marques H. D. T. sont pris au Dictionnaire général de MM. Hatzfeld. Darmesteter et Thomas, auquel MM. Delboulle et Godefroy ont fourni l'exemple le plus ancien qu'ils eussent relevé de chaque mot. M.-L. renvoie à la Langue de la Pléiade de M. Marty-Laveaux, t. I. G. signifie Dictionnaire de l'ancienne langue française de M. Godefroy. L. signifie Littré. Lan. signifie : Lanusse. Dialecte gascon. Nagel renvoie à un article de cet auteur dans VArchiv de Herrig, LXI, 201, et suiv. On trouvera dans ces différents recueils les renvois précis et complets, lorsque j'ai été forcé de les abréger. Voir en tête de ce volume l'explication des autres abréviations, qui pourraient être obscures.

2. La désignation du nom du pays que je mets ici entre parenthèses ne signifie nullement qu'un mot appartient exclusivement à une province. Rares sont les cas où la forme du mot permet cette interprétation stricte. En fait, astelles, par exemple, est un vieux mot. encore conmiun à une grande partie de la France. Sans parler des dialectes de l'Est et du Nord, qui donnent les formes estelle. ételle ou étale, distinctes de celle que nous avons ici, alelle se dit en Normandie aussi bien que dans le Centre (V. God., v. astelle). Je le cote comme vendômois, parce qu'il existe dans cette partie de la France, et que c'est vraisemblablement là que Ronsard l'a pris. Chez Vauquelin, il pourrait être normand. De même versene est signalé chez Ba'if, III, 104 et i'^. par M. Marty-Laveaux avec cette mention : saintongeais. Mais il demeure que versene a passé du vieux français dans tous les parlers du S.-O., de lAunis, du Poitou, de la Vendée, comme de la Saintonge, et qu'on le trouve en outre en Normandie. Il est saintongeois chez Ba'if. Pour une raison analogue, esclop est toulousain chez Rabelais et des Periers, qui le désignent expressément comme étant de ce pays-là (Pantagr.. III, 17, et Des Per.. II, 272).

Mais on sent combien les attributions, à défaut de déclarations précises des auteurs, deviennent périlleuses et arbitraires. Où Rabelais a-t-il pris ^au (coq. 11.93, J.)? Certaines provinces, où le g est resté dur, sont exclues, mais il reste encore à choisir dans toute une partie de la France, qui va des ^'osges au Poitou, en passant par la Champagne, le Bourbonnais et le Berry. Dans des cas analogues, je me suis tenu sur une très grande réserve.

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