COMPLÉMENT DU COMPARATIF
Le complément du comparatif est encore souvent, au xiv® et au XV* siècle, construit comme dans Tancienne syntaxe, avec de, correspondant à Tablatif latin : plus grandes d'elle (Comm., I, 338, M.) ; moindre de toy [Intern, cons,, 127) ; plus riche d'vn tel [ib., 37) ^
Ce tour se retrouve au xvi** siècle : Nul mieux de toy (Du Bel., II, 419). Mais il reste surtout fréquent avec mesme : ils s'aident des mesmes raisons des atheistes (Vigor, Serm, cath., 249). Comparez avec pareil : Dieu tout pareilz de luy les veulle randre (Marg. de Nav., Dern, po,, 425).
1. Plus gracieuse en humililé de Hester^ plus pure en cfutaslé de Suzanne,,, elle est plus haulle des cieulx, plus longue que la terre, plus lée que le monde, plnsparfonde que U mer {Mir, N, D, XXVII, IV, 243).