‹ Histoire de la langue musicaleChapitre 15 sur 62 · VI. Passepieds (a · texte numérisé non relu

VI. Passepieds (a

Passepied I -f- Passepied II -|- Passepied I *

AT^^^^D^lfTA^TTfl Bt^^dThT'b^I AT^^'d^+A'T

I mésode |

Fig. 582.

Les danses II et IV sont simples. Les danses III, V, VI, VII sont des groupements par trois, indissociables. La forme est donc différente suivant que Ton considère des pièces simples ou des pièces composées. Mais chacun des éléments de celles-ci est semblable à l'élément unique des pièces simples. Il se compose de deux « reprises », obligatoires.

En toute danse simple, J.-S. Bach se contente d'un

* On supprime les reprises à l'exécution du da capo.

LES FORMES 5oy

seul thème : son développement mélodique constitue la seconde partie de chaque pièce. La formule :

Fig. 583. A : Il : A' : Il = A + A + A' + A'

n'a pas d'autre signification. — Mais les musiciens moins capables que Bach d'amplifier une idée, de tirer d'elle, et d'elle seule, les éléments d'une pièce entière, trouvent plus facile de compliquer les choses. Entre leurs mains le plan devient :

Fig. 584. A:||:B: Il i=A + A + B-|-B

ce qui n'est pas condamnable en soi, mais enlève à la pièce une partie de son intérêt et beaucoup de son unité.

Les danses simples de la Suite sont donc des constructions soit par répétition et variation :

Fig. 585. A 4- A + A' + A'

soit par répétition et succession :

Fig. 586. AJ-^-fB 4- B

Elles ne sont point symétriques, à proprement parler.

Au contraire les danses composées sont des constructions mésodiques où les pendants s'installent de chaque côté de la mésode : ils résultent d'un da capo. Dans l'exécution de cette redite les reprises étant supprimées, la troisième section, réitération de la première, est, en durée, la moitié seulement de celle-ci. Des abrègements analogues ont été relevés déjà dans des pièces de provenances et d'âges divers, entre autres dans des chants liturgiques (299) : afin d'éviter le pléonasme, les réitérations s'allègent autant qu'elles peuvent. Ici leda capo s'explique par la figuration de la danse et les évolutions des danseurs.

Quel choix, dans la Suite, préside à la répartition des

5io EPOQUE MODERNE

« mouvements » ? L'alternative de \teinpo\ allegro et de \tempo\ moû?e/rtio régit d'ordinaire Tensemble de la série. La première pièce s'ouvre volontiers par un lento et se ferme de même. La dernière est toujours d'une allure très vive.

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