DÉCLARATION
Les soussignés, délégués par divers Congrès ou Sociétés pour étudier la question d'une Langue auxiliaire internationale, sont tombés d'accord sur les points suivants :
1° Il y a lieu de faire le choix et de répandre l'usage d'une Langue auxiliaire internationale, destinée, non pas à remplacer dans la vie individuelle de chaque peuple les idiomes nationaux,
1 . Voir le § 10 des Statuts, cité p. vui, note 4. Quelques membres d'Académies étrangères nous ont déclaré qu'ils doutaient que la question de la langue internationale fût du ressort de V Associai ion, et que celle-ci voulût s'en charger. Nous répondons que c'est là une question de compétence qui ne peut être résolue que par ï Association elle-même, en toute souveraineté, et que ni un académicien, ni même une Académie n'ont le droit de préjuger. Or, pour que V Associa tien la résolve, il faut ([u'clle en soit saisie par une ou plusieurs des Académies associées ; celles-ci ne peuvent donc pas nous opposer une exception d'incompétence sans empiéter sur les droits de VAssociation. En attendant, nous croyons fermement que l'institution d'une langue internationale est une de ces « entreprises scientifiques d'un intérêt international » pour lesquelles VAssociation a été expressément fondée, suivant la lettre et l'esprit de ses Statuts.