CURAU HABE DE BONO S'OMIKE : HOC ENIM MAGIS PERMANEBIT TIBI
QUAM MILLE THESAlTtl PHETIOSI ET MAr.XI. (Ecclî.)
4" Tnédatllon. — Sancta ERfio et SALL'BRia esi- cooitatio pro DEFTJNcrrs ExoiiARE, UT A i>ECf:ATis soLVASTUR. (Machab.)
MlâEREMINI MEI, KISEREMINI MEI ! S.ALTEU VOS AMICI MET, QUU MANUS DOMINI TBTIGIT ME. (Job.)
5' médaillon. — ■ De profdndjs o-amayi ad te, Domine, Do-
Mist; ! EXAUDI vocEM mv:am ! (Psalm.)
Miserere mei, Domixe! quoniam infirmus slti ! (Psalm.)
6' médaillon. — Salvcu me fac, I'Roiter misericordlim
TiAM. (Psalm.)
Cl'M AITEM' MOllT.VLE HOC INnfERIT IMMOnTALITATE.\l, TIINC FIET SERM" QT'I SCRIPTUS est : ARSORITA EST MORS IN VICTORIA ! (St
Paul.)
La clef des arcs est formée 'de moulures à emblèmes funéraires; chacun des portiques est séparé de l'autre par une colonne d'ordre ionien supportant les assises de la coupole. Leur cliapiteau est aussi décoré d'embUVmes funèbres. Ici, pourrait-on dire, ici finit la terre avec ses douleurs et l'affreux déchirement de ses séparations cruelles!.-. Là commence le ciel, avec ses consolantes espéran-cos !..Icîonest entouré d'emblèmes offrant à l'esprit l'inéluctable fin, l'écroulement de l'humanité, le délaissement de l'Ame quittant la terre, l'abandon de tout ce qui semblait constituer à jamais son bonheur, l'elTroi de l'homme dans ce terrible passage de la vie au trépas ; enfin les ardentes invocations de la pauvre créature, son énergique recours à la divine miséricorde, seul bien qui ne puisse lui être ravi !... Là les allégories olïertes aux regards attristés, aux cœurs éplorés, semblent faire entrevoir une faible image de la quiétude inaltérable de l'autre vie, de la félicité éternelle t Oh ! oui, comme le dit l'Écriture, dans une des inscriptions ci-dessus : « La mort est vraiment vaincue, absorpta est mots in Victoria ! » Avec ses déchirements, ses douleurs, rtolores mortis ; la mort n'est
qu'une nouvelle et suprême épreuve de cette vie, la dernière étape de notre pèlerinage dans cette vaUée des larmes ! Bientôt, car < Hodie mîht cras (ibi, aujourd'hui c'est moi, demain ce sera vous, > ceux qui se sont tant aimés ici-bas, sépares pour un moment, seront ensuite, par la mort, réunis à jamais, dans le sein de Dieu !...
La coupole qui s'élève avec hardiesse, et reçoit le jour par trois Fenëtr&s, est occupée au centre par un groupe de sculptures représentant le St-Esprit, symbole de l'amour ou de la charité, planant dans l'espace au milieu d'un rayonnant soleil, entouré d'une couronne de Chérubins, et semblant assurer d'avance aux flmes pécheresses, mais repentantes, le gage du pardon, de la suprême et souveraine clémence !
A droite de la chapelle et y attenant, se trouve la sacristie ; & gauche une salle d'attente, destinée en même temps aux cas de médecine légale ; au-dessous de celle-ci se trouve un caveau de dépôt provisoire.
Par ta nature même de sa situation sur la montagne.Ie sol du cimetière offrait des variations assez importantes de terrain, comme aussi des obstacles pour l'écoulement des eaux et la végétation ; le terrain, formé de roc, a dû être défoncé, nivelé dans toute sa superficie, recevoir une inclinaison pour l'écoulement des eaux pluviales, et finalement être sillonné par un système complet de drainage.'
En même temps, et par suite de la division méthodique du cimetière, selon les dispositions des statuts, l'administration a fait pratiquer l'exhumation générale des sépultures militaires faites dans cette localité, durant la guerre d'Orient ; et les restes humains en provenant ont été déposés dans un caveau creusé dans la partie ad hoc sise à droite de la chapelle, côté nord, et à laquelle on a donné le nom de car^é militaire. Sur ce caveau, la commission a fait élever un turaulus, en pierres, en forme de fortin, sur lequel on a gravé l'inscription suivante : € Armée fbançaise d'Orient. la reposent les restes de 3,000 soldats, INHUMÉS DANS CE rjMETiÊRE EN 1854-56-56. RequtescQnt in pace* I *
Peu après, M. le maréchal Randon, ministre de la guerre,
> Voir la plancha.
prescrivit à M. le lieuteDaot-coIoael de Lalobbe, chef de la mission militaire & Constantinople, de faire procéder à l'exhumation générale des cimetières militaires français des environs de la capitale, et d'en faire opérer la translation dans le carré militaire, au cimetière de Feri-keui. Cette exhumation a été exécutée par les soins et sous la direction de M. l'abbé Giorgio- Tich, assisté de M. de Lalobbe. Six caveaux, creusés en cet endroit, ont reçu les restes de douze mille trois cent trente-neuf soldats de l'armée d'Orient ; puis, faisant suite au premier tumulus, on a élevé un monument principal, et un autre tumulus de même forme que celui construit précédemment par la commission. Ces deux monuments ont été érigés, d'ordre et aux frais du ministère de la guerre, sur le plan et par 1^ soins de M. l'abbé Giorgiovich.
Le monument principal présente à la face E la croix de la Légion d'Honneur, à l'ouest les armes impériales, et au-dessous l'iDScriptloQ suivante : < A. ia hémoqie des militaires eb&nçais
DtiCÉDÉS A. CONSTANnNOPLE PENDANT LA âUERRE d'OBIENT. U
Sur les trois autres faces, on lit :
C6té est : c Érigé en 1865, sons le rèqne ma Napoléon III,
FAR ORDRE DD llAHÉCHAL COBilTE RaNDON, mNISlBE DE LA QUERBE. 1
Côté nord : < Exhuuations 1864. Qanlidja, Maslak, Leveni>*
TCHIKTLICK. *
Côté sud : f Exhumations 1864. Malteté, Fil-damy, Pri»* KIPO. >
Aux localités indiquées ici, on doit ajouter celles de Daoudpacha et Rami-Tchiniik, qui, avec les six précédentes^ formaient le total des huit emplacements assignés pour lieux d'inhumation aux soldats français décèdes.
Complétant la pieuse pensée qui a présidé à la création de ce glorieux champ de repos, l'administration a fait entourer l'espace réservé au c Carré Militaire » d'une chaîne en fer, courant sur des colosnettes en pierre, au nombre de trente-deux, surmontées chacune d'un fer de hallebarde.
En avant de ces ossuaires, du cAté ouest de la muraille d'enceinte, la commission a fait placer les sépultures des officiers, reconnues ou indiquées par des pierres tombales ; ces sépultures,
placées sur deux lignes, comptent trois tombes d'aumôniers de l'armée, et quatre-vingt-treize tombes d'officiers, ou assimilés. Nous croyons devoir donner ici la liste complète de ces sépultures, précédées chacune de leur numéro d'ordre, en partant du nord pour se diriger vers la cliapelle, avec la date du
1. Leblanc (Louis), adjoint de \" classe à l'intendance militaire, chevalier de la Légion d'Honneur; 3 octobre 1854.
2. Clavel (Félix-Eugène), capitaine d'état-niajor; 6 août 1854.
3. B.AILLY (Pierre-Hyppolite-Henri), médecin aide-major de 1" classe ; 1" octobre 1854.
4. DliiéIiil (Louis-Eugène-Adolphe), ■ médecin aide-major; 19 octobre 1854'.
5. SiLL.iN (Charles;, sous-lieuteaant au 2* zouaves ; 26 octobre
9. Bealcamp (Eugène-Louis), * médecin-major de 3* classe; 8 novembre 1854.