‹ Histoire de la législation (volume 3)Chapitre 1 sur 62 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Pntmiers temps tte U Sicilt. Fd^mUtum tfi ses principales àtfs ; dnivemement qu\m y é(aéttt.

ly*AUTHiiS rappelleront les dilVéren» noms que nt m i^rmifu porta m Sicile, le nombre et le cnrnctere de se» ^i^^^p,,^,, pri>ductîons , les fables des Lesrrygons et des Cydopes, la formation de plusieurs de ses villes, leurs guerres mutuelles et les guerres avec les étrangers ( i ) : recherchons l'histoire de ses gouvernemens et de ses lois.

(i ) I V/# h note A ttux RriAirt*lMrmcn««

2 HISTOIRE DE LA LiCISLATION.

La Sicile n'étoit pas un de ces pays que les habitans pussent abandonner pour aller chercher aiHeurs de la fécondité ou des rivages : la terre et ia mer lui offfoient également toutes les productions de ia nature , et tous les moyens de les trans* mettre , comme de recevoir les richesses des autres peuples. L'autochthonie des premiers habitans peut donc être regardée comme certaine.

Mais j si les hommes nés en Sicile dévoient être peu portés à délaisser une terre enrichie de tant de bienfaits, ces avantages mêmes dévoient y appeler des étrangers. On y en vit arriver de la Grèce même. Des invasions successives de quelques parties de son territoire lui donnèrent des habitans qui ne l'abandonnèrent pius (2). Des colonies s'établirent pareillement dans les îies voisines de la Sicile (3).

Gouvemement De petites cîtés , des bourgades, furent for-

des diverses citét

qui ê'y fermérenf mées d'abord j rangées toutes séparément sous d*aiM»rd. l'obéissance d'un chef. Leur multiplicité même

diminuoit leur force, et accroissoit les moyens comme les occasions de s'envier et de se combattre. Ces fédérations si naturelles et si nécessaires entre

(2) StraboDi VI y pag. 267 et 270.

(j) Sorabon, pag. t6j, 168 et xys.VoïxïHiminumversdie anglaise ,t.V, pag. 1 87 ei tuiu»

LiCISU DES SICIUBNS. CH. 1.*' J

des étais voisins , fbibles et bornés t on n'en aperçoit guère l'existence. Quelquefois, dans la même dté, se formèrent des tourmentes politiques i la royauté» l'aristocratie , un gouvernement populaire, y luttèrent ensemble , se remplacèrent pour s'attaquer encore et se renverser. Une partie de la Sicile se réunit ensuite sous l'autorité d'un chef unique et plus puissant , qui transmettoit k st$ en- Ans le pouvoir qu'il avoit exercé. La tyrannie y 6t plus d*une fois renaître les impressions républicaines; la licence de la multitude remplaça fréquemment le despotisme d'un seul; on retomboit , avec d'autres mots et sous d'autres formes , dans toutes les oppressions d'un pouvoir sans mesure et sans limites.

Parmi les dtés qui se formèrent d'abord, il en est quelques-unes dont leur importance ou leur durée doit faire remarquer l'existence avant que Syracuse les eût réunies à* sa domination. Malheureusement les auteurs anciens ne fournissent pas les éclaircissemens que nous pourrions désirer; ils parlent souvent de la situation géographique des villes , de la fécondité de leurs champs, du caractère de cette fécondité, de leurs temples, de leurs dieux : ils parlent peu du gouvernement ; et encore , quand ils le font , est-ce sans les

développemens qui nous auroient conservé des lumières si utiles. Privés des secours que nous aurions reçus d'eux , bornons*nous à rappeler ici le gouvernement que les principales de ces villes , devenues de petits états , avoient d'abord adopté (4). Agrigepte fera l'objet d'un chapitre particulier (î).

Fondation et Pe^ J'annécs s'étoient écoulées depuis la fon- Nu»o.,d« Léon- dation de Syracuse, quand Théoclès, ayant ras- ,ium eidecatane. ^^^^j^j^ ^^^ ^^^^^ nombrc dc CHalcidiens d'Eubée,

les mena en Sicile , où ils fondèrent Naxos (6 ) , que leur firent bientôt abandonner les maux et les dangers dont sa position pFiysique les menaçoit (7). Une nouvelle conquête sur les Sicules leur fit établir d'autres colonies , Léontium d'abord et ensuite Catane (8). Catane choisit Evarque pour chef. A Léontium , Lamis , venu de Mégare, d'où il avoit amené aussi une colonie, partagea quelque

(4) i W, sur toutes ces villes , Fusellus, t. IV des Antiquiu's de Sicile t pig. 69 ei suit*,, et l*ouvrage dc Cluvier sur {^ancienne Italie et la Sicile.

(j) I 'fl*r ci-après , pag. 74 ttsuiiu

[f) Si mal-à-propos confondue par (quelques interprètes de Thucydide avec i*ile cjui porta ce nom. I W, sur Naxos, Pau- &«inlas, V!, S I î. et Thucydide, Vl, S 9*

(7) Strab. VI, pag. i67.Thucyd. vi, S 3.

(5) Ihucyd. M, S }♦

LiGlSL.. DKS SIGaiBNS. CH. U^^ $

temps avec les Chalcidiens radminiatration de l'état (9).

Catane perdit ses habitans originaires pendant qu'Hiéron 1/' régnoit à Syrncuse; il changea le nom qu'elle portoit en celui d'Etna ; il y établît d'autres colons , et leur distribua les terres de ceux qu'il bannissoit : maisi k la mort de ce prince, les Cataniens rentrés dans leur patrie enchâssèrent les nouveaux h6tes , qui, forcés de se retirer, allèrent s'établir h quelques lieues. Attaqués plus tard par Denys l'ancien, ils eurent h supporter tous les maux qui auivoient la défaîte, pillage des soldats, maisons abattues, domaines envahis, hommes libres vendus comme esclaves (lo). I.éontium fut aussi détruite par ce prince (n), Quelcpies années auparavant, des dissensions y avoient éclaté entre les riches et le peuple. Depuis le départ des Athéniens, h la suite de fa paix, les Léontins avoient inscrit beaucoup de personnes sur le rAle des citoyens , et le peuple avoit l'intention de faire un partage des terres. Instruits de ce projet , les riches avoient appelé les Syracusaîns et chassé le peuple. Uiie réunion nouvelle fut essayée; mais,

(9) Thuryd. VI . SS 3 «t 4,

(i(i) Dlod. XIV. S M<

(11) DM. XIV, S i6.;rp*> lehvr« xii.S n

Denys s'étant armé contre «ux tous et ayant remporté la victoire , les Léontins , à quelque classe qu'ils appartinssent, furent transportés dans la capitale des états du vainqueur ( 1 1).

Aristote nomme deux fois (13) Panétius comme ayant usurpé la tyrannie de Léontium, soumise alors k un gouvernement oligarchique. L'ancienne lutte entre les riches et ceux qui ne l'étoient pas subsistoit toujours, quoiqu'elle parût quelquefois s'assoupir et s'éteindre. Un des oligarques profita de la force qu'il recevoit de cette division pour soumettre à son autorité individuelle les hommes mêmes qui jusqu'alors avoient toujours concouru avec lui k l'administration publique. Aristote attribue surtout à l'ascendant que Panétius avoit acquis sur le peuple de Léontium , le succès obtenu par ce citoyen pour devenir le maître de sa patrie ( 1 4) • Plutarque, dans la Vie de TimoUon (1 j) , parle d'un tyran de la même ville 1 Icétas , qui avoit aspiré à devenir aussi le maître dé Syracuse, et qui ,

(1 a) Thucyd. v, S 4 j VI , S 79- DIod. ihid. et iK. Xii , S ^4. Voir encore Pauianioi, Vi, S 17; et sur Léonttum, Polybe, VU , S I • ii y pi^i'lc à\x lieu où i*aisembioient les magistrats c( du palais où Ton rendoit la justice.

(1 )) Liv. V, chap. xetxu, pug. 402 01412.

(14) Chap. X , pag. 401 et 40 ) .

(15) S 43* ^'Wr Icft paragraphe» qui précèdent.

LàGISL. DK8 SICILIENS. CH. 1/' 7

pris ensuite dans un combat i tut mis k mort ainsi que son fils* D'autres disent que le vainqueur, Ttmoléon» Pobligea seulement de raser ses forteresses et d*abdiquer la souveraineté (i6). Quand Denys le Jeune redevint tyran , il exerça son pouvoir avec tant de cruauté , que beaucoup de Syracusains se réfugièrent sous la protection d'Icétas, dont le joug éioit cependant devenu insupportable aux sujets qu*il s*étoit donnés (17)*

Syracuse existoit depuis près d*un demi-siècle r«"J*t»»»rt|n«quand Anttpiièmede Ri)odeS| auquel s unit En* rf«.s«yMMti.i«M

tnne de Crète, amena en Sicile, près du fleuve ^^'^*'*'' Gela , des liommes qui , conduits par eux , devinrent les fondateurs d'une ville qui reçut son nom de ce fleuve même ; il y apporui les lois ou les coutiunes doriennes (i8)« Plutarque (19) nomme Gela parmi les grandes cités qu'avott eues la Sicile, et Diodore nous apprend (20) quels étoient ses monumens et ses ricliesses quand les

(té) KpiV FakHus , (>ag. 175 et suiy, ; Cdruso • llv. V4tt et IX , pig. ) 10 et «uiv. ; 17 //.tf. Mit/V. «iHgi. t. V, |Ntg. IV 5*

(17) Fticllai» |H4{. )7oet 1^6,

(18) Ttiur/d. VI, S 4* H^rtxl. vil, S (H* P«ui«n. Vlti. S 4<S* Let Rhudicns étoient de rare doritjuci Iti en eurent aus5) le dUlerte«

(19) I iV Je TmoléQH . S 4<{* (10) Llv. XIII, SS loH et 109.

Carthaginois y commandés par Amilcar, Tassié^ gèrent à une époque qui correspond au règne de Denys l'ancien sur Syracuse. Denys vint même k leur secours.

Les fondateurs de Géla paroissent avoir présidé d abord à son gouvernement. Il étoit confié à un sénat qui avoit pour chefs des magistrats assez semblables aux archontes d'Athènes. L'auto* rite souveraine fut ensuite usurpée par un de ses citoyens , Cléandre , iils de Pantarès. Des agitations politiques n'y avoient pas été étrangères; plusieurs habitans même avoient été obligés d'aï* 1er pendant quelque temps demander asile à une cité voisine (21).

Cléandre régnoit depuis sept ans , quand il fut assassiné. Hippocrate son frère lui succéda » et régna sept ans aussi. Après sa mort , Gélon arriva au pouvoir suprême (22). On verra» dans le chapitre suivant , quel moyen il employa pour y parvenir. C'est le même Gélon qui fut depuis tyran de Syracuse.

Égesteou Ségeste eut plusieurs siècles de durée. £lte faisoit remonter son origine jusqu'à Enée »

(91) Hérod. VUfSS 'H et 154.

(22) Hérod. Vil, SS 154 et 15;. Il uvoit été un dei généraux d'Hippocrstc. Voir ci-â^rct, pag. 14.

LiClSL. DES SICILIENS. CH. l.«' 9

venu en Sicite après les malheurs de Troie. Cette idée avoit constamment favorisé des relations d'amitié , et établi comme une sorte de parenté, entre cette ville et Rome (i}). L*i forme du gouvernement qu'elle adopta nous est inconnue. On verra dans la suite (2^) quels étoient ses rapports avec Syracuse au temps d'Agathocle, et quels maux fit peser sur elle ce misérable tyran.

Sélinonte étoit limitrophe d'Égeste; plusieurs dissensions naquirent de cette proximité même. Elle succomba dans une guerre avec Carthage, fut rétablie ensuite , et sous la domination d'un tyran. Un de ces tyrans , qui en avoit détrôné un autre, périt massacré par ses sujets près d'un autel de Jupiter où il s'étoit réfugié (25).

Camartne avoit été fondée parles Syracusains. Fomuuon «i gou- S'étant révoltée contre eux, ils en chassèrent les qa,7rtMêtiur*" habitans. Hippocrate, tyran de Gela, ayant dans la suite obtenu le territoire pour une rançon de prisonniers , devint son second fondateur, et y établit une colonie , chassée encore par Gélon ,

(i)) Ciréroti, 4*' ^ffrine , S j j.

(1 ^) yoir cl-flprèji , pag. 6% tt suh.

(15) rwVThuryd. VI, SS 4 et ^; Vil, SS Jo et 58. Hcrod. v, S 46 i vu , S • y j. On peut voir aussi , sur rc peuple , Dl<>- Hore, XIII, $ f^j et pour les temps plus utirictis , le S 9 ciu llv. v, uCi DIodorc parle aus^t d'(^geste.

lO HISTOIRE DE LA LÉGISLATION.

qui devint ainft comme le troisième fondateur de Camarine (id),

Thucydide parle encore de divers établiis emens formés par les Grecs en Sicile; Himère, entre autres, et Zancle, depuis Messine. La colonie d'Himère fiit fondée par des Ciialcidiens $ des exi* lés de Syracuse , vaincus dans une sédition, vinrent ensuite la partager avec eux. Des Chalcidiens aussi avoient fondé Zande* Des Ioniens fuyant la domination des Mèdes s'y transportèrent, et Anajd* bs , tyran de Rhégium , lui envoya, peu de temps après, une population nouvelle (27)* Himère eut ses tyrans aussi ; Anaxilas avoi t épousé la fille d'un dTentre eux, de Térille (28), «Thermes, voisine d*Himère, en recueHIit les habitans après la destruction de cette ville, dans une guerre avec les Carthaginois* La conduite d^un de ses citoyens, qui y avoit rempli les plus hautes magistratures , lui fit consacrer dans b suite par la reconnois-^ sance publique un monument qui attestoit tous les bienfiuts que lui devoit sa patrie ; Ton avoit placé

{%S) Thticyd. VI, 55 5, 75 et$uiy,Stnh, VI, pt^ tyt, (17) Thucyd, VI , 55 4 et 5« Vûér ïUrod. vu, ) ^64^ Strak

VI, psg. t69; Pnnian. iv, 5ij; Diod. %î, $ ^^ Ark0U,

/Vi(& V, cm , pg^ )89« (s8) Hérod, va, 5 t^f» Il »voit parlé, vi , 5 %^, 4'm tyran

«kZande»

LEGI8L. UBS SlClUfeNS. CH* I.*' Il

ce monument dani la salie même du sénat : Verres le fit enlever ; c'est un des ob)ets des accusations de Ctcéron contre le préteur de Sicile (29).

Je me lx>rne , comme je le dois , aux cités sur lesquelles l'histoire nous a transmis quelques hit% relatifs k leur gouvernement et à leurs révolutions politiques*

Syracuse est la ville de ce pays qui a obtenu le v>u i«ttv«r«i«p(ua de célébrité (jo); elle est sans contredit J^^î;^,^^**** celle qui obtint le plus de puissance. Nous de-> vons lui consacrer, plus particulièrement nos recherches et nos travauXt Uhistoire des autres cités viendra souvent » au reste , se mêler « se confondre même avec elle.

On Ait f en général , de Syracuse une colonie de Corinthiens. Archias fut le chef qui les conduisit de Grèce en Sicile , yer% le milieu du huitième siècle avant Tère chrétieime (31)* Il étoit de la race des Héradides; un crime Pavoit obligé t dit'on, k quitter sa patrie ( 32). Si cela est vrai»

(19) Seconde yerrini » $ 46. Kv/riiuui Ici SS )5 eiMuiv, (jo) Voir Ia defcriptton <ju*cn fuit CIréron, à/ yerrint, SS 117» 1 19* ce Ici %% $1 H suh, de U 4.' yoir aumI Florui,

II» S)' (p) L*A» 758 , wloB les Miffkm d'Oxford! Tsn 73^, sulvonl

Coninf , u \\\ , pAg. 1 8 ( Hcyne , r. Il 1 pAg. 256 , et R. Rorhette ,

Hlàf, dit colon, gffcéiui» » t. III » png. 178.

[\i,) Plut« Evén$m. nag. inu$à pnr I' amour 1 t. Il . pag. 771

Cl 77), Stnib, Vf , pAg. %6i), Diod. Il , L'jtifrpt, pAg. 548.

le nombre de ceux qui le suivirent devoit être borné; mais d'autres Hellènes venus du Péloponnèse allèrent ensuite se réunir à la colonie partie d*abord de Corinthe ( } } ) . Syracuse devint la plus belle et la plus peuplée des villes de Sicile ( 3 4- ) •

Les Corinthiens qui suivirent Archias se soumirent-ils à son autorité! eut-il des enfans auxquels il la transmit î comment fut gouvernée cette colonie naissante! Nous l'ignorons.

La lyraniiio •> Plus de deux sîècles s'écoulent avant que des €t'\V y^i'ûntlit '^cwrs moins incertaines réfléchissent sur l'histoire •'«•• de Syracuse , et , il est affligeant de le penser, dès

que l'obscurité disparoît, presque toujours s'aperçoivent les factions et la tyrannie (35)* Élien et Athénée nomment un roi de Syracuse , Polis , qu'ils supposent venu d'Argolide (36) : ce seroit un Grec encore qui auroit été appelé à la gouverner. Elle eut pour maître , dans les premières années du cinquième siècle avant Jésus-Christ (37)1

(33) yoirThMcyd, VI , SS 3 «4, et Ubbo Emmius, 1. 111, pag. 117.

(34) Tanta, dit CIcéron, 4'* ^trrine , S f}, ut cm quatuor urèièus maximis constare dicatur»

(35) Thucyd. VI, ^5. Cariwo, t. I, pag. 59, 87 et suiv.

(36) Athén. I , S 24. Éltcn , xil , c. XXXIV.

(37) Vers Tan 484.

un princr dont l«* nom n ohtrnu unt* autre» cMé- Utiié , (iélon.

On A nouvrnt rrtnnr<|ué , et il ihut l)ic«n rrninr ijurr encore quand on vn parler de ce prince , que le \)\o\ de fyntn n*avtHt pan clîeîr. lefi peuple.^ anciens une acce|)tion toujourM jiemhiahle b celle qu'il a chez le» peuples niodernen. Il exprime bien plun pour muin Pahu» de IVxerciie du pouvoir cpie Mm U!(urpation; Tidée d*uHurpation étoit la principale, au contraire, pour len natitm^de ranti(ptit/>. De» roi» Ir'gitinïes furent quelquefoin de» tyran»; trop d'exemple» en »ont oHert» dan» le» histtïiren diverse» de» peuple» de TKurope. De» u»urpateur'i purent »e rendre plu» crinunef» encore par le poid» qu'il» dtmn^rent h leur tyrannie; mai» ce nV»t plu» que »ou» ce dernier rapport qu'on le» proclame tyran».

l4 HISTOIRE D£ LA tiCISLATION.

D«i lyratif

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