ÉDUDES SUR LE DROIT PUBLIC ET LA SCIENCE DE LA LÉGISLATION
Dans différenles parties de noire histoire, nous avons traité des doctrines théoriques et du mouvement des études, en ce qui a trait au droit pubHc et aux principes moraux des lois. Nous continuerons maintenant nos investigations, en parlant des ouvrages des principaux auteurs italiens qui ont traité des divers points du droit public, et de ce qu'on appelle aujourd'hui science de la législation. Nous pourrions nous servir du litre de sciences sociales, dans lequel on comprend de nos jours toutes les doctrines qui çonslituGflt la base de la société civile, si nous ne craignions qu'il n'en résultat une certaine confusion d'idées.
Ce n'est qu'à notre époque qu'on a recherché les relations qui existent entre les diverses doctrines et
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1(3S rappoi'ts ({iii les iiiii.NScnl, cl. (in (orfiioriL un eiisciiiblc. G'ost j)o;n(iuoi, quand on pario (Jos anciens écrivains, il faut en considérer les ouvra^^es dans le cercle des limites qu'on assignait de leur temj)S à chaque partie de la science.
L'enseignement que les universités fournissaient aux nombreux élèves distincts d'origine et de nation ', qui acouraient en Italie, comme à la source principale des études, ne comprenait explicitement, aux wi^ et xvii^^ siècle, ni le droit public , ni l'économie politique. Mais l'exégèse des textes des lois romaines et des décrétâtes s'étendait si loin, qu'elle atteignait les questions de justice universelle, de raison d'Etat et de pratique administrative. La méthode était imparfaite, la véritable raison philosophique, de laquelle procède le droit public, n'apparaissait pas bien distincte encore; mais on ne manquait pas cependant de ce principe moral de liberté, de responsabilité et de justice qui, en dernière analyse, est le véritable esprit vivifiant de toute société régulière.
Nos vieux maîtres faisaient partir leur enseignement des principes de la morale , interprétés d'après les règles d'Aristote ou de saint Thomas d'Aquin, et ne faisaient guère de différence entre la raison publique et la raison privée. L'autorité du texte l'emporte souvent, chez eux, sur la voix de la raison, et le libre examen s'arrête quelquefois devant le précepte écrit. Parfois-les idées grecques et romaines se font jour à travers les
^ Histoire des Universités des études en Piémont, par Thomas Vallauri, tom. Il, p. 37-38, Turin, 1846,