‹ Histoire de la législation romaineChapitre 6 sur 297 · SUR LA DOUZIÈUR ÉDITION · texte numérisé non relu

SUR LA DOUZIÈUR ÉDITION

Nous puUiom, pour la domième fois, les trataux de M. Ortolan «nr la Légisfation romaine, augmentés d^appendices et mis au courant de Tétat actoel de renseignement du droit romain par M. J. E. Labbé, professeur de droit romain à la Faculté de droit de PsriB.

M. Ortolan, qui a fait dominer dans VExplication des Insti" fuis de Jnsitnien le point de vue historique, «n montrant le progrès continu des idées et des régies en chaque matière, a pensé que les histHalions politiques du peuple^législateur méritaient une étude plus approfondie et une exposition plus large que cefles qui doivent être renfermées dans une simple introduction. n les a ei posées diaus un travail séparé, V Histoire de lu Législa'^ twn romaine, qui forme le premier volume de l'édition actuelle, avec la Généralisation du droit romain, aperçu d'ensemble et de déduction philosophique, où l'auteur a cherché & mettre en reli«( ce qui fait saillie, trait original, dans Tesprit des lors de Home.

Le retour uux études historiques, dont M. Ortolan a été Tun des pins actifs promoteurs dans le domaine du droit romain» a été suivi d*um retour aussi notable et aussi judicieux vers les origines «le notre 4roit national. Les ouvrages qui, comme celui de M. Ortolan, exposent l'histoire et les différentes phases de la législation Tomaine, conduisent Tesprit jusqu'au seuil de lliis-

ioire dn droit français. Ils posent les fondements sur lesquels le» historiens de notre droit national s*appuient.

M. Ortolan avait conçu le projet de combler par un livre la lacune, le vide qui existaient dans renseignement entre le droit du Bas-Empire et le droit moderne. Il en avait tracé le plan et corn* mencé la composition. Dans un premier chapitre, il avait rerher* ché les éléments de population qui sont entrés dans la formation de la nation française, mesuré en quelque sorte la proportion de chaque race dans Fensemble. Il arrivait ainsi à faire pressentir et à déterminer, par Tune de ses causes, la part d'influence du droit romain, conservé par les Gaulois romanisés, dans Télaboration du droit nouveau. Nous publions, dans les appendices, ce premier chapitre d*un livre malheureusement inachevé, ainsi que le plan de Touvrage projeté, qui fera juger, à la fols» de Tensemble à étudier et du rapport du chapitre avec Tensemble.

La découverte de monuments législatifs anciens a donné un aliment nouveau et comme une sève nouvelle aux recherches et aux conceptions des savants. De même que les Instituts de Gains et les fragments du Vatican avaient répandu une vive lumière sur le droit privé des premiers siècles de Tempire, les Tables de Salpensa et de Malaga, les bronzes d*Osuna ont, en quelque sorte, produit des résultats analogues pour la connaissance du régime municipal dans les provinces romaines, vers la même époque, de César à Domitien. Eu rééditant la neuvième édition, H. Bonnier avait utilisé, et ces documents, et les aperçus ou les débats qu'ils avaient suscités de la part des érudits. Nous avons conservé les additions faites par ce savant professeur, notamment une dissertation sur les bronzes d*Osuna.

Le lecteur retrouvera de même une préface ajoutée k la onzième édition, et dans laquelle M. Labbé a exposé deux caractères saillants de la constitution romaine, Tunion intime de la politique et de la religion, Tinégalité entre les classes de citoyens.

M. Labbé, s*inspirant de travaux récents, a, de plus, agité dans d*intéressantes dissertations trois problèmes dont la science cherche encore la solution : Quelle est la nature de Vaucioriias pairum et comment s'explique la force obligatoire des plébis-

cites? En quoi a consisté la réforme des comices centuriates? Qaelle est la date de la loi JuniaNorbana?

Telles sont les additions faites, dans le premier \olume, à Tœuvre de M. Ortolan.

L*indication des adjonctions complémentaires relatives à VExpUcation historique des Instituts de Justinien sera Tobjet d*an avis placé en tête du second volume.

Cette douzième édition recevra, nous Tespérons, du public, un accueil aussi favorable que les éditions précédentes.

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