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même tout son charme que comme simple assaisonnement; là 0
: gravité philosophique de Carlyle et de la gaieté épanouie de Ste: le.
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Il traite gravement les petites choses et légèrement les gran
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du genre humoristique, qui s’accommode également bien de De
"1x “LITTÉRATURE CLASSIQUE. :
cominent l'humour plaisante-t-il? S'il ne plaisantait que sur les choses plaisantes, et s'il ne les montrait que par leurs côté risibies, il ne se distinguerait en rien de la plaisanterie ordinaire,
.etil n’y aurait pas lieu d’en faire une manière spéciale de penser
et de sentir, un genre littéraire. Mais l'humour s'étend à toutes
les choses qui excitent notre curiosité, plaisantes ou sérieuses»
Il touche aux questions les plus graves; mais il y touche légères ment; il les effleure ou les suscite seulement, sans avoir la prés tention de les résoudre; et souvent cette légèreté de touche, à laquelle se mêle une nuance d'ironie, frappe plus que ne le revu un'air d'autorité ou de conviction. | L'humour est moins dans les choses que dans la manière de les présenter. Il n’y a pas de sujet humoristique, mais il y a uné tournure d'esprit humoristique, où il entre beaucoup de fantaisie et parfois un peu de scepticisme. Il y a aussi un style humoristique, dont le trait caractéristique est de peindre, et surtout de peindre par le menu. L'humour est ennemi de l'abstraction} il vit dans le concret: il accumule les détails; il ne craint. même pas la minutie, et il trouve la poésie dans l'infiniment, petit. Au reste, comme il n’a rien d’exclusif par lui-même, [8 s'allie volontiers à d’autres qualités ou à d’autres défauts. Ink
il règne seul, il engendre la monotonie ou l'incohéreñce, et sa légèreté devient de l'affectation. Ainsi s'explique l'immense variét
jouement d’Addison et de la bonhomie de Goldsmith, de la se bilité de Sterne et de la causticité tranchante de Tackeray, de
Les Anglais ne prétendent plus, comme au temps de Voltail avoir le monopole de l'humour; ils aiment, au contraire, à chercher la trace dans les autres littératures, à y voir un do
la classe des humoristes sont Rabelais et La Fontaine; maisilfa ajouter tout de suite qu’ils ont d’autres qualités. Lorsqu'on p de l'humour de Molière ou de Voltaire lui-même, c'est l'esp qu'il faudrait dire.
L'humour vit de la contradiction inhérente aux choses humai
il Ra pas là même que la différence du grand et du petit wa rien d'absolu, qu’elle ne repose que sur la faiblesse de notre compréhension. Les poètes complets, les Shakespeare, les Gœthe,
sont BANANE par occasion, mais ils ne s'arrêtent pas dans l'humour, n'y séjourment pas; # n'y sont pas tout entiers. Les contrastes de la vie humaine les frappent aussi, maisils les voient de plus haut, ils savent les concilier dans une vérité supérieure.
Les humoristes se contentent de mettre l’un à côté de l’autre les termes d’un contraste; ce sont pour eux comme les données d’un problème dont la solution leur échappe. La contradiction que lhumoriste observe dans les choses il la porte ordinairement en lui-même ; il lui manque presque toujours une faculté essentielle, et; par là même, un côté important de l’art d'écrire. Ainsi s'explique peut-être la tendance des humoristes à s’analyser, à se contempler, à s'étaler devant le lecteur. Qu'ils regärdent le monde, où qu'ils se regardent eux-mêmes, ils trouvent partout la même inco- 1érence. Ils écrivent comme ils pensent, ou comme ils rêvent. eur philosophie fragmentaire, qui tient à une lacune dans leur #Sprit, amène à son tour un Style rompu, désarticulé, qui va par faccades, qui a de beaux éclats et des banalités insupportables. IS“frappent, ils étonnent, ils fatiguent aussi; ils ne donnent amais la sensation continue du beau.