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LA RÉFORME DE LA PRUSSE

débris de l’armée jusqu’à Lubeck. La campagne terminée,

nkwirdig keiten des Staatskanzlers

L Fürsten von Hardenberyg, herausgegeben Nanke, 4 vol. Leipzig, 1877. | as

- d'éducation, surtout celles qui étaient instituées sur le modèle

germaniques. Il aurait voulu entrer dans le haut enseignem pour s’en faire un moyen d'action sur la jeunesse : revent

Berlin en 1809, il ne trouva qu'un modeste emploi de mai auxiliaire. Il publia, l’année suivante, son principal ouvrage, Na

- malité allemande ?, oùil affirmait que le salut de l'Allemagne résid

dans la Prusse, et que l'instrument de ce salut était la dynas

®ies Hohenzollern. Sa haine de l'étranger ne connaissait pas

bornes: il voulait bannir jusqu'aux langues étrangères. Il p testait aussi, au nom dé la’ vertu germanique, contre la nud des statues, et il demandait que les eélibataires fussent pri des droits civiques, ceux du moins qui ne pouvaient pas prou que leur célibat était involontaire. Tout cela était dit dans style baroque et ampoulé. Mais l’œuvre durable et vraifh( patriotique de Jahn fut l'organisation des exercices de gymn.

tique. Ces exercices n'étaient pas nouveaux; certaines maisc

Philanthropinum de Dessau, les connaissaient déjà. Jahn les int duisit dans le programme scolaire et leur donna une mét u y attacha un intérêt public;il les récommanda comme un de tremper les caractères et de rapprocher les classes. Les seigneurs et les enfants du peuple, séparés par leurs h journalières et par leurs études, se retrouvaient à de ce heures et se coudoyaient sur le champ d'exercices: Le gymnase fut installé, en 1810, sur la Hasenhaide, un gra aux environs de Berlin, à l'endroit même où se trouve aujot le monument du fondateur, élevé sur un tertre auquel société de gymnastique apporta sa pierre 2.” . Mais la réforme la plus profonde et la plus hardie, si l'o sidère toutes les difficultés qu’elle rencontrait, fut la fon

1! Deutsches Volksthum, Lubeck, 1810. à THE

9. Jahn s’engagea, en 1818, dans le corps franc de Lutzow. Après a encore les campagnes de 1814 et 1815, il fut victime de Ja réaction quist la victoire des souverains alliés. Accusé de démagogie, il fut retent en p pendant six ans (1819-1825). On lui interdit le séjour de toute ville ay université ou un gymnase, et il se retira à Fribourg-sur-l'Unstru C'est-là qu'il mourut en 1852, âgé de soixante-quatorze ans, après encore à l'Assemblée nationale de Francfort. — Les meilleures biograp sont celles d'Euler (Stuttgart, 1881) et de Franz Schultheiss (dans lanct tion : Geïisteshelden, Berlin, 1894). Euler a donné aussi une édition de ses œ@l\ (2 vol., Hof, 1384-1887). k Fa LE

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L'ALLEMAGNE AU COMMENCEMENT DU x1x° SIÈCLE.

il avait été question t enseignement. On erlin luniversité de alle. Guillaume Schlegel et

occupation française. Dès l'année 1800, créer dans la capitale une école de hau nsa d'abord transférer simplement à B ancfort-sur-l'Oder ou celle de H hle, sans attendre qu'aucune décision fût vert des conférences libres, littérair rtir de 1806, et après que Île territoire Toyaume, la réforme parut plus urgente, et les divers jets qui avaient été mis en avant se groupèrent. Les uns nandaient une université sur l'ancien modèle, les autres, ame le philologue Wolf ‘et Schleiermacher, une académie, chaque, membre enseignant serait libre de choisir le sujet son cours et même de fixer la rétribution due Par les audi- S. Ce fut la première idée qui l'emporta. Quant à Frédériclaume IF, il s’était borné à répondre à une députation qui demandait le transfert de l’université de Halle : « Il faut 18 l'État supplée par des forces morales à ce qu'il a perdu bMorces physiques. » Et il n intervint en aucune façon dans lélibérations qui avaient lieu entre les hommes compétents.

iversité de Berlin fut solennellement inaugurée le 10 octobre : ; elle comptait cinquante-huit Professeurs, ordinuires ou wrdinaires, et six étudiants inscrits; mais le nombre de -Ci s’éleva, avant la fin de l’année, à deux cent quarante-sept, qu'on célébra, le 3 août Suivant, l'anniversaire de la nais- &du roi, le professeur Chargé du discours fit, au nom de sollègues la déclaration suivante : « Ce que nous devons LCher, ce n’est pas ce qu'un sens borné peut considérer ame utile, mais ce qui est utile en esprit et en vérité. Nous ons tendre à ce qui est justé et droit, donner aux Jeunes Ames qui entourent nos chaires le Pur esprit scientifique, leur eigner, par la parole et par l'exemple, à vouer leur âme à la DCE et à consacrer leur cœur à la patrie. » L'université de 1 devint ainsi un foyer de recherche libre et indépendante, époque où les écoles grandes et Petites n'étaient, entre les de Napoléon, qu’un moyen de gouvernement 1.

prise, avaient déjà eS et philosophiques. A de Halle eût été détaché

Là

Sonsulter. —R. Kœpke, Die Gründin

On g der Æôniglichen Friedrich- Wilhelms- Hät, Berlin, 1860. — Lavisse, La fonda

tion de l'université de Berlin, Paris, 1876.

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