Aomantische Dichtungen, ? vol. Iéna
DOCTRINES ROMANTIQUES. 567 SO acception courante; tout au plus ce titre renfermait:il
néallusion indirecte au caractère merveilleux des sujets. Dans préface des Chants des Minnesinger!, qui parurent trois ans
ès, il appelle romantique la poésie narrative du xmre siècle, 7
Lamour, la religion, la chevalerie, la magie s’unirent alors, » 4 ? 8 3 ?
til, « et se confondirent dans une grande épopée merveilleuse,
dont les poèmes particuliers n'étaient que des fragments. » ur Frédéric Schlegel, le mot romantique est souvent synonyme + romanesque, et le genre romantique par excellence est le man, qui renferme tous les autres genres, et qui, comme mienne épopée, est l’image complète d’une époque ?. Willm Schlegel, le premier, dans ses Conférences sur l’art et littérature dramatiques (1809-1811), présenta le romantisme
mme une tradition continue, qui avait commencé avec la Ÿ
ciété féodale du moyen âge et qui devait se perpétuer indéfment au sein des nations modernes, ou comme l'expression Opre d’une civilisation disparate, à laquelle l'antiquité, l'Orient, saces du Nord avaient tour à tour apporté leur contingent. isSence du romantisme est, selon lui, la diversité, la contra- ’ #i0n même. Partagé entre le spectacle de la nature qui s'étend uS.nos regards, et le pressentiment de l'infini que le christid- ‘me a mis dans nos cœurs, il oscille entre deux mondes dont cherche vainement J’unité. Il ne trouvera jamais, comme l’art 20, la forme parfaite qui répond à son idéal : il est condamné
in éternel devenir.
les romantiques cherchèrent leurs antécédents, non plus, mme Gœthe et Schiller, dans l'antiquité grecque et romaine,
üs dans les traditions littéraires du moyen âge, et dans ceux ”
8 écrivains du xviIe et du xvire siècle où ils croyaient retrouver core l'esprit du moyen âge. Ils se livrèrent à un travail d'éru- * il de traduction, de commentaire, qui à gardé sa valeur, lépendamment des théories qu'il devait servir À étayer.
re x
De. :
* Minnesinger aus dem schwäbischen Zeitalter, Berlin, 1803.
* À ce: point de vue, tout ouvrage que l’on voulait bien. considérer comme a8e complète d'une époque ou d'un homme rentrait dans le genre romanesque romantique. Frédéric Schlegel n'a-t-il pas trouvé « un air de roman » au ‘han de Lessing? C’est lui aussi qui déclare que « l’universalité de Shakespeare
ile point central de l’art romantique. » Le sens variable de ce mot, qu’on lais:
atentionnellement dans le vague, est un des signes de la confusion d'idées it dans l’école.
BosserT. — Iist. de la littér. allemande, 19
iténtion fut ramenée vers la vieille épopée germanique; on
Ke sx
/ «réveillâmes les souvenirs du moyen âge, de ce siècle si vig ui
x C'était une prédilection d'artistes... » Ce fut bientôt uné
: a quelquefois présenté le romantisme allemand comm loppement naturel des doctrines qui avaient triomph p . la période Sturm-und-Drang, et qui avaient été sanctionn
ne ci :
comprit le charme naïf des contes et des “chhnsons dof les littératures étrangères furent mieux connues et parfois tées avec succès. La filiation poétique s’étendit; se ramifiaÿn
lieu d'aller directément d'Homère à Virgile et de Virgile (a . Renaissance, elle embrassa l'Italie chrétienne, l'Espaghe et l'A
gleterre, avec Dante, Calderon et Shakespeare. 408
L'histoire comparée des littératures est uné création 4 romantiques. Mais, ici comme dans tout lensemble de de œuvre, ils ne surent pas se rie des excès, et ils montrère par des exemples éclatants qu’on ne place pas impunéments affections dans le passé. « Lors de mon entrée dans la-carmè « littéraire, » dit Wilhelm Schlegel. dans un passage de. œuvres françaises, « nous fimes, mes amis et moi, une £
« active aux tendances prosaïques ét négatives de l'épotfati
«et en même temps si croyant. Nous tétiGniiies dans la poé «les sujets chrétiéns, qui étaient entièrement passés de m
de néophytes. Frédéric Schlegel, le frère de Wilhelm, le protestantisme, et, après la chute de Napoléon, il dema restauration du Saint-Empire romain, symbole vivant du de Dieu sur la terre. Toute l’école inclina au mysticisme. | moyen âge ne fut plus considéré seulement comme une ü de poésie, mais comme un idéal de société, et les adepte fantaisie pure devinrent enfin les po de l’absolut mé } tique et religieux. GTA
Dès ce moment, la direction de la littérature fut ch
l'école de Weimar; et les romantiques eux-mêmes, l’outrance de leurs principes, aimaient parfois à se ra une tradition qui avait gardé toute soi autorité. Gæthe e n'avaient-ils pas été des idéalistes dans leur genre? N'av pas cherché leurs modèles dans un passé lointain ? Et.
avaient demandé à l'antiquité, un idéal, une forme dé 1 pouvait-on pas le trouver à plus forte raison dans le m plus rapproché dé nous par le temps, par les mœur nationalité? On oubliait que ce que Gœthe et Schiller emprunté aux littératures anciennes ce n'était pré
prit it de leur siècle. Au fond, ils n'avaient pas procédé autreque les classiques français. De plus, avec le sentiment du au qui accompagnait en eux le génie, ils s'étaient adressés à la
1 1e TMS et que dans cette forme ils n'avaient versé que-
tion artistique par excellence, à la Grèce. Les romantiques
tent à la fois moins heureux dans le choix de leurs modèles et 1S. intempéraïts dans l'imitation. Ce qué fut pour eux le »yen âge au point de vue politique et social, nous venons de voir. Ce qu'ils ÿ trouvèrent au point de vue littéraire, cé fut mélange des genres, l’indécision des formes, l'indélerminé: St-à-diré le contraire de l’art.
Ées doctrines nouvelles devaient être particulièrement défavobles aux grands genres, qu'elles tendaient à désorganiser et lissoudre. Le drame sortit de ses voies naturelles; il fut tour à mystique, symbolique, fatalisie; on y chercha tout excepté itérêt dramatique. Le roman prit, nes que jamais, des allures bitraires, et devint un prétexte à digressions et à épisodes ait si aisé de mettre sur le compte de personnages fictifs day rer qu'on n'aurait pas voulu produire en son propre nom! nouvelle, de dimensions plus restreintes, offrait moins de ger de s’égarer,; quelques écrivains y excellèrent. Les petits res poétiques furent cultivés en raison de leur difficulté. Le inêt fut en grand honneur. En général, même dans une œuvre Ongue haleine, on s’attacha plus au détail qu’à l’ensemble, hercha l'élégance du style, le tour ingénieux, le mot à effet.
Re allemande, en passant par les salons êt par la con-
ciosité. Quant à la langue poétique, on a voulut belle et pnieuse, indépendamment de l’idée ou de l’image qu’elle
à évère, et l’on en bannit toute ace: Les rimes foie es, les rimes souabes de Schiller, furent proscrites !. La proë allemande ne fut vérilablement constituée que par les pes. Mais, ici encore, on RUE le su on rima correc-
ns le dialecte souabe, les ü 8e prononcent comme des i, les à et les à ‘ed €
loppait. Pee mètres anciens, introduits par Klopstock, et en
+ dure” du moins de celles qui viennen rature, quand le génie au ne M CE Je : 1e
il A coeuites. — Sur l’histoire générale de l'école ron cor RAGRe RERNIe in ihrem inneren Re na ue Gœthe und
til; Briefe mit Erläuterungen, nn n-
au 14e et au 15° vol. des Schriften der Gæthe-
sur toute l'histoire de la littérature allemande au xix° «
Litteratur des XIX. Jahrhunderts in ihren Hauptstrômungen, Lei
Richard M. Meyer, Die deutsche Litteratur des XIX. Jahrhund és, — Friedrich Kummer, Devtete me des XIX.
Dresde, 1909. ,