‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 344 sur 534 · NAS · texte numérisé non relu

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venait d’être enlevé aux lettres au moment où ii donnait les p belles espérances. Wilhelm Hauff était né à Stuttgart, en 18 il avait fait ses études à Tubingue, et il était entré ensuite com précepteur dans la maison du baron de Hügel, président Conseil militaire. C’est pour ses élèves qu'itomposa son prem ouvrage, un recueil de contes 1. Il écrivit en même temps, ni le grand public, ses Mémoires de Sutan ?, une suite” d’ess

humoristiques, qui débutait par une peinture amusante de la des étudiants allemands. La mode était alors au roman se mental, dont le principal représentant était le fade Claur Hauff le ridiculisa dans une parodie, l’Homme dans la line, q mit sous le nom même de Clauren; celüi-éi lui fit un proc qu'il gagna; Hauff en appela au public dans son Sermon de c troverse, qui fut la condamnation définitive du genre *. ce Jui assura surtout la victoire, ce fut Lichtenstein *, qu'il. don: lui-même comme une imitation de Walter Scott et comn essai d’acclimater le roman historique en Allemagne. « « que les montagnes de l'Écosse, » ditil dans lintrodu@ «ont une verdure plus brillante que le Harz, le Taunus ot

«Forêt-Noire? La Tweed roule-t-elle des ondes plus bleués l

«que les bords du Rhin? Ou bien les Écossais sont-ils ur

…« c'est qu'il marche toujours sur le terrain de l’histoire.

«le Neckar ou le Danube? Ses rives sont-elles plus gra

« plus intéressante que celle qui foule le sol de notre « Leurs pères avaïent-ils un sang plus rouge que Jes St « les Saxons d'autrefois? Leurs femmes étaient-elles plus « leurs filles plus aimables que les Allemandes? Nous avons « d’en douter; mais ce qui fait le charme du grand roma

choisit donc un sujet historique; il retraça la lutte de souabe contre le duc Ulric de Wurtemberg, et 2 le LUS da

1. Märchen-Abnanach auf das Jahr 1826 für Sôhne à Tôchter gebitdet

Rec — Iaiuff pablia un almanach pareil l'année suivante. 2. Mitiheihmgen aus den dlemoiren des Satan, SE 1826. — U partio: s'y ajouta l'année suivante. £

3. Der-AMann im Mond, oder : der Zug des Herzens 1st des Schickeal von H. Clauren; Stuttgart, 1826. — Controvers-Predigt über H. Clan Mann im Mond, gehalten vor dem deutschen Publikum in der Herbstr W. Hauff: Stuttgart, 1827. Lo texte du sermon était : « Et les déni « Si tu nous chasses, pores d'entrer dans Je troupeau 4

« (St. Mathieu, VII, 81.). » fi]

4. Lichtenstein, “ain le Sage aus der würtembergischen Ges Stuttgar’, 1826.

> élégant, animéyparfois pittoresque somme le paysage qui cadre son récit; mais il ne prit pas le temps de mûrir son plan d'étudier les Caractères, et l'ensemble dénote une composition tive. On s'étonne du nombre d'ouvrages que Hauff produisit deux ans, car sa, carrière littéraire ne dura pas davantage, Il it encore, pendant un voyage en France et dans le Nord de lemagne, les Fantaisies dans la Cave municipale de Bréme !, et enait de visiter le Tyrol pour décrire dans un nouveau roman torique l'insurrection de 1809 contre Napoléon, lorsqu'une 22 re l’enleva, en 1827, à l’âge de vingt-cinq ans ?,

lauff aurait pu, avec les brillantes qualités dont il était doué, iner à l'école souabe ce qui lui manquait, un romancier, être un écrivain dramatique, s’il est permis d’en juger par parties dialoguées de Lichtenstein. A côté de lui, quelques SA es continuaient le mouvement imprimé par Uhland et Kerner. ait, par exemple, Gustave Pfizer (1807-1890), professeur à 5 ttgart, un écho.de Kerner et de Schiller, mais souvent empha-

1e, quelquefois obscur, poète, historien et critique, traducteur Ord Byron?. C’étaibsurtout Édouard Mærike ( 1804-1875), pasteur environs de Weinsberg, plus tard professeur à Stuttgart, plus inal que Pfizer, auteur de poésies lyriques d’un caractère très / meet d’une forme très harmonieuse, discrètement teintées de aäntisme; auteur aussi d’un roman, le Peintre Nolten, où il se sealler un peu tropcomplaisamment aux digressions morales et

noristiques, mais qui a de quoi plaire aux lecteurs non pressés. / ricke est un aimable idéaliste. « L'art, » dit-il quelque part, # Oifnous donner ce que la réalité nous refuse, » Il est lui- ; né un artiste consciencieux. Il vivait à l'écart, produisait peu 4

entement, et ne croyait.jamais avoir assez approché de la ection. Dans une de ses poésies les plus anciennes, intitulée # eune Poète, il dit : « Quand l'impression profonde, — telle À elle vivait dans mon âme, — ne passait pas avec toute sa es irêté et sa plénitude — dans le chant, qui est la seconde âme

ète, — que de fois je désespérais — de n'être jamais qu'un

un

im Bremer Ratskeller, ein Herbstyeschenk für Freunde des Weins, $

ES COmplètes, avec une préface de Schwab, 36 vol., Stuttgart, 1830-1831] ; MO vol., 1837; 3c éd., 5 vol., 1840. — Id. do F. Bobertag, 3 vol., Stuttgart ! Kürschner). — À consulter : H. Hofmann, W. Hauff, Francfort, 1902. OMONS. — Gedichte, Stuttgart, 1831 et 1835. — Dichtungen epischer und episch= F * Galtuñg, Stuttgart, 1810. — Wurtin Luthers Lehen, Stuttgart, 1836. à

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