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losser n'est pas autre chose. La publication se continua jusmn 1841, et, dans l'intervalle, Schlosser écrivit l'Histoire du IE siècle *, qu'il remania plus tard, en y ajoutant l'histoire du siècle jusqu'aux traités de 1815, et en la complétant par le eau du développement littéraire et philosophique 2. Son lier ouvrage original fut un aperçu encyclopédique de l’hiset de la civilisation de l’ancien monde, qui donne peut-être rilleure mesure de ce que sa méthode avait à la fois de let d'insuffisant 5. Les époques les plus récentes sont les iXiraitées; les origines restent obscures. L'histoire intére; tout ce qui concerne les institutions et le gouvernement, peine esquissé. On ne se douterait pas, en lisant certaines Sùde Schlosser, que Wolf et Niebuhr l’ont précédé #, En ne, Son œuvre, si on la considère dans l'ensemble, est un ssément de matériaux de toute provenance. On y voit des Lénormes, mais le monument n’est pas construit. Peut-être, les exigences de la science actuelle, la construction même Selle défié les forces du plus habile architecte 5.
hlosser n'avait conçu l’histoire que dans un rapport étroit la morale : Gervinus en fit une science auxiliaire de la
que. Né à Darmstadt, en 1805, George-Gottfried Gervinus
abord destiné aux affaires; quelques années de sa jeunesse
Ssèrent dans une librairie à Bonn et dans une maison de
aerce de sa ville natale. A dix-neuf ans, il vint à Heidelberg,
hosser l’initia aux études historiques. Il enseigna pendant
ans dans une institution privée à Francfort, fit un voyage
ie, où il s’occupa beaucoup de Machiavel, et, en 1836, fut
aéprofesseur à l’université de Gœttingue, où il commença
çons sur la poésie allemande 6. 11 y était depuis un an, .
schichte des XVIII. Jahrhunderts in gedrängler Uebersicht, 9 vol., Heiïdel-
schichte des XVIII. Jahrhunderts und des XIX. bis zum Slurz des franzüsifaiserreichs, mit besonderer Rücksicht auf geistige Bildung, 7 vol., Heidel- 836-1848.
iversalhistorische Uebersicht der Geschichte der alten Well und ihrer Cultur, n 9 parties, Francfort, 1826-1834.
elque opinion qu'on professe sur l'importance de la iendra que Schlosser a eu d iculier contre Wolf.
Tistoire universelle, rédigée par Kriegk, avec le concours de Schlosser schichte für das deutsche Volk, 18 vol., Francfort, 1843-1856) n'est qu'une le vulgarisation ; elle a été continuée par Th. Bernhardt (18 vol., Oberhausen ig, 1870-1874). :
résultats de ces leçons furent : Geschichte der poelischen Nalional-Litteratur
philologie en histoire, es vivacités déplacées contre les philologues et
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‘Grimm et l'historien Dahlmann, protestèrent !. Gervinus. plus jeune; il fut destitué avec ses collègues, et reçut, en ©
seur. Sept pe au nombre desquels étaient les
l'ordre de quitter la ville dans les trois jours. Il se retil Darmstadt, puis retourna ‘en Italie, passa un hiver entic Rome, et revint à Heidelberg, avec le titré de professeur. h raire. À partir de ce moment, sa vie fut partagée entre Fer gnement, la politique militante et les publications historiq L'un des premiers, il souleva la question du Schleswig-Holst En 18417, il fonda avec Hæusser la Gazette allemande?, don programme était une assemblée fédérale pour l'Allemagne e en! et un gouvernement constitutionnel pour chaque État en par! lier. Élu membre du parlement de Francfort, en 1848,4l0 d'assister aux séances, lorsqu'il vit tous les projets de réfo échouer devant l’hésitation des chefs de parti et l'opposition gouvernements. Il rentra dans la retraite et écrivit son livre Shakespeare #, où il étudiait surtout le poète anglais au poin vue moral et comme un représentant du géme germani L'Introduction à l'histoire du XIXe siècle #, qui n'était. pour qu’un mince volume bien inoffensif, lui attira un procès ridic qui se termina par un acquittement. Il mourut en [CY[ es
dernier ouvrage important est l'Histoire du XIX® siècle depui
der Deutschen, 3 vol., Leipzig, 1835-1838 ; Neuere Geschichte der poetischen | j Var Litteratur der Deutschen, Leipzig, 1840-1842. — Quatrième édition refon u6 s titre de Geschichte der deutschen Dichtung, 5 vol., Leipzig, 1858. = Au. mêr e ( d’études appartient un ouvrage sur la correspondance de Gœthe (Ueber. en theschen Briefwechsel, Leipzig, 1836), où Gervinus révendique pour Schill rur prépondérant dans l'échange d'idées qu'il y eut entre les deux poètes. à k. Dahlmann, professeur de droit politique, qui avait pris part à la rédac la constitution de 1833, était lui-même un historien distingué. Après avoir Gæœttingue, il devint professeur à Bonn. Il siégea au parlement de Er 1 en 1848, et rédigea encore, et cette fois pour l'Allemagne entière, uné con: tion, qui resta à l'état de projet. Les constitutions allemandes de Cent avaient la vie courte. Dahlmann reprit sa chaire. Il contribua beaucoup à rep: les idées constitutionnelles en Allemagne, par ses deux ouvrages sur Ja Rôye anglaise et la Révolution française (Geschichte der. englischen, Revol: Leipzig, 1844; Geschichte der franzôsischen Revolution, Leipzig, 1845). Ji publié précédemment une histoire du Danemark, dont il avait recueilli les ments pendant qu'il était professeur à Kiel (Geschichte Danenerhe ‘, bourg, 1840-1843). , ù 2. Deutsche Zeitung. : RER 3. Shakespeare, 4 vol., Leipzig, 1850, | s 4. Einleitung in die Ceschichée des ATX Jahrhunderts, Leipaigs 1. Tra de Minssen, Paris, 1876,
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IE ét. du XIXe siècle de Schlosser, et qui a pour but de peindre
> temps des trahisons et des mensonges, des congrès et des rotocoles, des persécutions politiques et des conspirations, esespérances et des désenchantements ». Rien de ce que vinus a écrit n’est sans intérêt; il a jeté de vives lumières sur i des questions. Mais, considérée dans l’ensemble, son œuvre surtout celle d’un homme d'action, impatient, irrité, exclusif; tPœuvre d'un homme de parti. L'histoire est, pour lui, une une du haut de laquelle il gourmande ses compatriotes, Son e4du mouvement, mais un mouvement fébrile, inquiet. Sa ise est haletante : elle n’a pas de points d'arrêt; elle ferménte ouillonne, et l’idée ne se pose jamais. Sa langue n’a rien de lique. Enfin, ce qui est la pire condition pour un historien, iinus à un système, très arrêté et, au fond, très étroit. Il et, dans l’histoire de la civilisation, trois grandes époques, de l’art grec depuis Homère jusqu’à Alexandre, celle de la aissance et de la Réforme, et celle de l’hellénisme allemand Mie siècle. La poésie romaine n’est qu'un reflet de la poésie que, et les nations latines, à leur tour, ont eu le tort de idre modèle sur Rome, au lieu de remonter à la source privéet pure de la beauté classique ?. Gœthe et Schiller ont nchi le goût moderne, comme Luther a affranchi la consce chrétienne; ils sont:pour nous ce qu'Homère et Sophocle ntpour leurs contemporains. L'Allemagne est aujourd’hui la patrie des arts. « Cette même nation qui, dans sa migration, mblait vouloir extirper, avec les anciens peuples, les idées ülisatrices que Socrate et Jésus-Christ avaient déposées dans
béénérations nouvelles, et les germes qu'Aristote avait semés ns tous les domaines des sciences, cette même nalion-était Stinée d’abord à épurer la doctrine du Messie et ensuite à olir le faux goût dans les arts et dans les lettres, si bien aujourd'hui, » continue Gervinus, « nos voisins proclament utément que la vraie culture des âmes et des csprits ne ut être cherchée que chez nous, el que par notre intermé-
ire seul on peut arriver à la connaissance des anciens ?, »
tésde Vienne !, qu'il donne comme une suite de l'Histoire du
eschichte des XIX. Jahrhunderts seit den Wiener Verträgen, 8 vol., Leipzig, 66: Traduction de Minssen, 22 wol., Paris, 1864-1870. Tundsüge der Historik, Leipzig, 1837.
schichte der deutschen Dichtung, introduction.
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MA ASE EAN!
est passée; elle a produit tous ses fruits. « Qu'on n’oublit
Mais cette floraison de la poésie allemande, dit encore G r b « qu’un sol qui doit porter de nouveaux fruits a besoin « retourné, et qu'une plante ne refleurit qu'après avoir sê « ses feuilles. Qu'on laisse provisoirement le terrain en put « et qu'on attende qu'il se soit rempli de sucs nourriciers p «une moisson future! » En d’autres termes, renonçons poésie et faisons de la politique; cessons de rêver, et agisso
nous retrouverons encore une littérature, quand l'État :
constitué sur une base solide !. Ilest possible que l'avenir do raison à Gervinus. Actuellement, le sol est défriché; l’arbr la poésie allemande peut refleurir. Mais plus les passions animaient Gervinus se seront calmées, plus on s'étonnerd : doute de l’étrangeté d'un système qui, d'un trait de plu raye des siècles et des nations du tableau de l’histoire ?. FA
Louis Hæusser, le collaborateur de Gervinus dans la Ga allemande, né en 1818 à Clébourg, dans la Basse-Alsace, s’ ce de philologie, jusqu'au jour où Schlosser le gagna pour toire. Il fit, en 1840, un voyage à Paris, pour consulter les bi thèques et les archives, et, à partir de 1845, il enseigna à] versité de Heidelberg. Il fut mêlé, lui aussi, à la politique actix eut une grande influence dans la seconde C s
hambre badoïs fut élu en 1848, et il dirigea les débats qui eurent lieu, en pour la réforme de la constitution fédérale. Son style est coulant que celui de Schlosser, plus simple et plus net que ceh Gervinus. Il avait sur tous les deux l’avantage d'une pare e quente. Son cours n’altirait pas seulement les étudiants, Mai hommes d'État, les savants, les gens du monde. Hæusser 8 pi une Histoire du Palatinat, qui est surtout intéressante à parti xve siècle, et qui contient le récit détaillé de la fondation e progrès de l’université de Heidelberg #. Son ouvrage princip une Histoire de l'Allemagne depuis la mort de Frédéric le G jusqu’à la fondation de la Confédération germanique s, dont Ie
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1. Geschichte der deutschen Dichtung, conclusion. “4 9. Consulter, sur la vie et le caractère de Gérvinus : R. Gosche, Ge Leipzig, 1871; — E. Lehmann, Georg Gottfried Gervinus, Hambourg, 187] ; article de Ranke dans la Aistorische Zeitschrift de Sybel, t. XXVIH® 8, Geschichte der rheinischen Pfals nach ihren politischien, litterarischen und lichen Verhältnissen, ? vol., Heidelberg, 1845. N. 4. Deutsche Geschichte vom Tode Friedrichs des Grossen bis zur G ndui
deulschen Bundes, 4 vol., Berlin, 1854-1857,
RATER Re. LA MÉTHODE HISTORIQUE. 86}
Pde créer une tradition nationale pour une série de faits qui | que-là avaient été exposés principalement par des historiens nçais. Dans la politique intérieure, Hæusser se montre parinde la Prusse, et il traite farlois durement la diplomatie richienne. 11 mourut en 1867, pendant qu'il recueillait des “uments pour une histoire de Frédéric IT. On a publié après mort ses cours sur l’histoire de la Révolution française et sur iècle de la Réforme t.
chlosser, Gervinus et Hæusser, obéissant à une impulsion éreuse, ont voulu réveiller le sentiment patriotique, à l’époque À plus grand abaissement de l'Allemagne. Ils ont réussi au delà leurs désirs : c'est l'orgueil national qu’ils ont fondé, Derrière marche une légion d'écrivains qui ne méritent plus d’être amés, que Gervinus et Hæusser auraient sans doute désaés, mais qui se sont autorisés d’eux : historiens de la littéra- # pour qui Gœæthe et Schiller sont des « héros parmi les oètes », Sans rivaux dans le champ des lettres modernes ?; oriens politiques, dont la philosophie se résume en en #,.la supériorité de la race germanique et les vices de l’enhéréditaire ; les uns et les autres compilateurs sans goût et stalent, mais dont le succès était d'autant plus sûr qu'ils aient les préjugés du vulgaire.
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Geschichte der fransôüsischen Revolution, Berlin, 1867: Geschichle des Zeitalters Fe rmation, Berlin, 1868. Les deux ouvrages ont été publiés par Oncken, qui fidèlement conservé la forme oratoire.
Le mot de Dichterheroen est aujourd'hui d'un usage courant pour désigner 16 et Schiller ; quelquefois on leur associe Lessing. à
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