Droysen a lui-même défini sa méthase dans un petit de
abstraite, et qui se ressent fortement de FR de Hegel : Grund ss torik, Berlin, 1858, + 2
trois premiers volumes, qui vont jusqu'à l'établissement de la
narchie césarienne, parurent de 1854 à 1856 !. Dans les années’
fantes, Mommsen fut entièrement absorbé par le Recueil des riplions latines ?, dont il avait été chargé par l’Académie des ces, une vaste entreprise, qui lui fit parcourir une grande tie de l’ancien Empire, et qui, par l’abondance même des séignements qu'elle lui mit entre les mains, finit par Île éher à son œuvre de prédilection. Laissant provisoirement côté l'histoire des empereurs, où les auteurs latins, dit-il, ne
sont laissé presque rien à faire, il expose dans un cinquième
ime * les destinées particulières des provinces. Prenant pour ise les paroles de Firdousi : « Va par le monde et cause avec läcun, » et partant, comme les anciens géographes, des nes d'Hercule, il passe en revue l'Espagne, la Gaule, les trées du Danube, la Grèce et l'Orient, et revient par la côte idionale de la Méditerranée, examinant chaque région au 1tde vue de sa situation politique et économique, de son inisation administrative, de sa vie religieuse et littéraire. Ce jüième volume, qui à devancé le quatrième, est la partie mla plus intéressante, du moins la plus neuve de l'ouvrage, invbel exemple des ressources que l'histoire peut trouver s l'épigraphie. |
épigraphie et la linguistique sont, pour Mommsen, les deux nnes de l’historiographie, et, pour tout ce que ces deux iences auxiliaires » peuvent atteindre, son œuvre est d’une dité à toute épreuve. Il décrit, plus complètement qu’on ne it j Jamais fait, l’ancienne population de l'Italie et, plus tard, 8 de l'Empire ; il suit de très près le jeu des institutions et dû vernement ; il analyse surtout, avec une sagacité remarquable, conditions de la vie matérielle à Rome et dans les provinces. choses de l'esprit lui sont moins familières. Il n’a pas, par mple, ce don d'adaptation délicate, cette souplesse d'imagina- Qui est nécessaire pour l'intelligence des vieux mythes. Sa ique littéraire est insignifiante. Il se met, du reste, à l'aise cles poètes latins par des jugements sommaires; il pense,
Rômische Geschichte, tomes I-LII, Berlin, 1853-1856. — Traductiou française, Alexandre, 8 vol., Paris, 1863-1872.
Corpus inscriptionum latinarum. Mommsen a été l’âme de cette publication, rédigé soul les tomes I, IIl1, V, IX et X.
Rômische Geschichte, tome V, Berlin, 1885. — Traduction française, par h. Toutain, 3 vol., Paris, 1887-1389.
A Possenr, — Ilist, de la littér. allemande. 29
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