‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 407 sur 534 · LES ÉTUDES ANTIQUES APRÈS NIEBUNR · texte numérisé non relu

LES ÉTUDES ANTIQUES APRÈS NIEBUNR

nt faire son éloge en disant cela; car Scipion n'était qu'un nthousiaste, qui a fait autant de mal à sa patrie par sà poliique quil lui a rendu de éervices par ses victoires »; ce n'était Sun de ces hommes qui, par leur volonté de fer, forcent le noude à entrer pour des siècles dans des sentiers nouveaux 1 ». sGracques, surtout le plus jeune des deux frères, furent plus dis, et Mommsen prête, sans hésiter, à Caïus Gracchus l'in-

tion de restaurer la royauté. « Caïus Gracchus ne voulait nul-

ement, comme d’honnêtes esprits l'ont pensé dans les temps nciens et modernes, donner à la République de nouvelles ases démocratiques; il voulait, au contraire, l'abolir et la éemplacer par une tyrannie, c'est-à-dire, en langage moderne, àr une monarchie non féodale, ni théocratique, mais absolue, apoléonienne... Caïus Gracchus était un homme d'État; et uoique la forme que le grand homme donnait dans son esprit sa grande œuvre ne nous ait pas été transmise, et qu'on uisse se la représenter de diverses manières, il savait, sans ucun doute, ce qu’il faisait. Son intention d’usurper le pouvoir iônarchique est manifeste, et, si l'on considère bien les cironstances, personne ne l'en blâämera ?. » Assurément, Caïus CChus savait ce qu'il voulait faire, mais le savons-nous, si icun renseignement à ce sujet ne nous à été transmis »? Sylla, Mommsen est plus à l'aise. Sylla « fut le premier

Onarque de Rome », et, parce qu'il a osé l'être, il serait puéril Chicaner sur le choix des moyens. Est-il même vraiment Pable des crimes qu’on lui impute? « Les confiscations, les foscriptions étaient le fait de l'aristocratie, et Sylla n’y eut autre part que celle de la hache du bourreau, instrument conscient d’une volonté consciente. Il remplit ce rôle avec

lerare et Supérieure perfection; mais, dans les limites qui

léfaient tracées, son œuvre ne fut pas seulement grandiose,

dis utile #, » Voilà Rome terrorisée : César peut venir. Quant

Xqui cherchent encore à sauver les vieilles garanties du droit,

ui donnent leur vie pour elles, ce sont des gens à courte vue,

Songe-creux, des idéologues. Mommsen se complait à tracer

ävre III, Chap. VI.

ivre IV, chap. 111. — C'est un vrai anachronisme que d’assimiler la monar-

‘’maine, c'est-à-dire la réunion de tous les pouvoirs publics dans une scule

‘aux royautés personnelles et héréditaires de l'Europe moderne. — Comparer

1 de Coulanges, Les Institutions. politiques de l'ancienne France, liv. IT, ch. zer, ivre IV, chap. x. e

890 ais Cie ROMANTISME.

le portrait de César ; mais il le-peint si “beau, qu ‘il Jui ôle individualité. 1! l'élève dans les régions de l'idéal, il en fait abstraction. César est « l'homme complet, l'humanité personr « fiée ! »: divus Cæsur. L'histoire de la République romaine termine sur cette apothéose 2.

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