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LES ÉTUDES ANTIQUES APRÈS NIEBUIR

ls. La Grèce reçoit de la Phénicie, de l'Égypte, de l'Asie eure les premiers éléments de sa culture religieuse, artistique. ittéraire. L’Asie menace même un instant de déborder sur dans les guerres médiques. La réaction se produit aussitôt; se termine par l'expédition d'Alexandre. Enfin les deux éléitsse joignent et constituent, par leur fusion, la civilisation aine et chrétienne. Quant à sa méthode, Duncker procède à ijon des historiens anciens. Il rapporte les témoignages, les ute, les’rapproche, et en dégage la vraisemblance historique ; exclut même pas les légendes. Il analyse les sentiments des onnages, les motifs qui les font agir; il leur prête même, à tar de Thucydide et de Tite Live, des discours qu'ils n’ont doute jamais prononcés. Enfin il consulte la littérature ; ‘il lait à fond le théâtre grec; il cherche jusque dans les fragts des poètes lyriques ou dramatiques des indications sur bdes mœurs, ou des allusions aux événements politiques. Il lte de tout cela une information très complète, mais aussi forme un peu décousue, à laquelle s’ajoute un style inégal, ‘ ois très négligé. « Je ne puis espérer, » dit Duncker dans la ace de son cinquième volume, «qu’on souscrira à tous mes zements. On me trouvera tantôt trop hardi, tantôt trop minux; tantôt trop crédule. Je serai satisfait, si l'on veut bien aecorder que je n'ai rien avancé sans de bonnes preuves. » fet; on peut ne pas être toujours de son avis: on peut, par nple, le trouver sévère pour Périclès, à qui il ne refuse pas isles talents du général que ceux de l’homme d'État; mais sonsidérations font toujours réfléchir. Il dit dans la même ice : « La critique marche de conclusion en conclusion; son Wail n'est jamais fini, et le progrès de la science tient à la Särce que ses fondements soient bien assurés et à ce que ses ttes soient bien reliées entre elles. Ce sont les deux condins\de la recherche scientifique ; l’ensemble n'existe que par Parties, mais les parties reçoivent de l’ensemble la lumière et Mie. » On ne saurait mieux définir les principes fondamende l’historiographie. L'Histoire de l'Antiquité est une vaste iête, menée d’une main très sûre, et dont toutes les pièces devant les yeux du lecteur; elle aurait pu être, avec un peu ‘de soin donné à la forme, un beau monument littéraire,

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