‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 55 sur 271 · My eye, descending frora the hill, surveys · texte numérisé non relu

My eye, descending frora the hill, surveys

"Where Thames among the wanton valleys strays ;

Tliames, the most lov'd of ail the Océan s sons

By his old sire, to his embraces runs ;

Hasting to pay his tribuie to the sea,

Like mortal liie to meet etemity.

Nor wilh a sudden and impetuous wave,

Like profuse kings, résumes the wealth he gaye. •

No unexpected inundations spoil

The mower's hopes, or mock tlie ploughman's toil,

âmes ma fonds indestructible d'instincts moraux et de mélancolie grandiose , et c'en est la plus grande marque que de retrouver ce fonds à la cour de Charles il.

Ce ne sont là pourtant que des perèées rares, et comme des affleurements de la roche primitive. Les habitudes mondaines font une couche épaisse qui partout la recouvre ici. Les moeurs, la conversation, le style, le ttiéâtre, le goût, tout est français ou tâche de l'être ; ils nous imitentcomme ils peuvent et vont se former en France. Beaucoup de cavaliers y vinrent, chassés par Cromwell. Denham, Waller, Roscommon et Rochester y résidèrent; la duchesse de Newcastle, poète du temps, se maria à Paris ; le duc de Buckingham fit une campagne sous Turenne ; Wycherley fut envoyé en France par son père, qui voulait te dérober à la contagion des opinions puritaines ; Vanbrugh, un des meillenns comiques, alla s'y polir. Les deux cours étaient alliées presque toujours de fait et toujours de cœur,- par la communauté d'intérêts et de principes religieux et monarchiques. Charles II recevait de Louis XIV une pension, une maîtresse, des

But godlike his unweary'd bounty flows ; First loves to do, then loves the good he does. , couW I flow like thee , and make thy sti'eam My great example, as it is my ibeme I Though deep, yet<dear; tbough gentle, yet net dull; Strong withoui Tâge, witfcout o'effloi\^ing ftdl.... But his proud head the airy mountain hides Among the clouds; his shooiders and his sides A shady muntle ciothes ; his curled l^rows Frown on the gcTntte stream, whidi calmly ilow«; While winds and Btorms his Isfty forehead beat, Thecommon f&te ofall that's high or^greaU

CHAHTRE I. LA RESTAURATION. 9^

conseils et des exemples ; les seigneurs suivaient le prince, et la France était le modèle de la cour. Sa littérature et ses mœurs, les plus belles deTâge classique, faisaient la mode. On voit dans les écrits anglais que les auteurs français sont leurs maîtres, et se trouvent entre les. mains de tous les gens bien élevés. On consulte Bossuet, on traduit Corneille, on imite Molière, on respecte Boileau. Cela va si loin, que les plus galants tâchent d'être tout à fait Français, de mêler dans toutes leurs phrases des bribes de phrases françaises. « Parler en bon anglais, dit Wycherley, est maintenant une marque de mauvaise éducation, comme écrire en bon anglais, avoir le sens droit ou la main brave. * Ces fats francisés* sont des complimenteurs, toujours poudrés, parfumés, « éminents pour être bien gantés". » Ils aflectent la délicatesse, font les dégoûtés, trouvent les Anglais brutaux, tristes et roides, essayent d'être évaporés , étourdis, rient, bavardent à tort et à travers, et mettent la gloire de l'homme dans la perfection de la perruque et des saints. Le théâtre, qui raille ces imitateurs, est imitateur à leur manière. La comédie française devient un modèle comme la politesse française. On les copie Tune et l'autre en les altérant, sans les égaler ; car la France monarchique et classique se trouve entre toutes les nations la mieux disposée par ses instincts et sa

1. Etheredge dans SirFopling FltUter^ Wycherley àajxsVonsieuT ie J^aris.

2. « I was always emiDent for being bien ganté. » (Etheredge, Sir Fopling Flutter.)

UTT. ANGL. in — 7

^s LIVRE ni. L'Age classique.

constitution pour les façons de la vie mondaine et les œuvres de l'esprit oratoire. L'Angleterre la suit dans cette voie, emportée par le courant universel du siècle, mais à distance, et tirée de côté par ses inclinaisons nationales. C'est cette direction commune et cette déviation particulière que le monde et sa poésie ont annoncées, que le théâtre et ses personnages vont manifester.

Quatre écrivains principaux établissent cette comédie; Wycherley, Gongreve, Vanbrugh, Parquhar*, le premier grossier et dans la première irruption du vice, les autres plus rassis, ayant le goût de l'urbanité plutôt que du libertinage, tous du reste hommes du monde et se piquant de savoir vivre, de passer leur temps à la cour ou dans les belles compagnies, d^avoir les goûts et la carrière des gentilshommes. « Je ne suis pas un écrivain, disait Gongreve à Voltaire, je suis un gentleman. » En effet, dit Pope, « il vécut plus comme un homme de qualité que comme un homme de lettres, fut célèbre pour ses bonnes fortunes, et passa ses dernières années dans la maison de la duchesse de Marlborough. » J'ai dit que Wycherley, sous Gharles II, était un des courtisans les plus à la mode. Il servit à l'armée quelque temps, comme aussi

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