‹ Histoire de la littérature française (volume 2)Chapitre 13 sur 281 · TABLEAU GÉNÉRAL DU MOYIÎN AGU · texte numérisé non relu

TABLEAU GÉNÉRAL DU MOYIÎN AGU

cend, ces rosaces et ces vitraux qui, suivant les ^^'^^^^^uZ jour et de la nuit, laissent pénétrer sous les Pi'ofo»^*."^^ de la nef et des bas-côtés des lueurs etincelantes ou mystérieuses, ces sculptures naïves et vivantes tout contribue à troubler et à satisfaire l'imagination. A paitir du treizième siècle, l'architecture devient « l'art souverain >> Tout lui est subordonné. Le gothique se transfoime bientôt, et ses aspects successifs correspondent aux modifications de la vie sociale , et du 11 est d aboi d simple et hardi; il devient fleuri, et, vers la fin du quinzième siècle, flamboyant. Le style /^«"^,\ '^«"-espond a peu près au Roman de la Rose et à Jomville ; le flamboyant,

•aux Mystères. , , x <■ „„;„^ o

' A partir du quatorzième siècle, la sculpture française a une glorieuse histoire. Des artistes remarquables, longtemps dédaignés, font des bas-reliefs, des chapiteaux, des stalles, et surtout des statues qui dénotent une conception très individuelle et très réaliste. Ce dernier caractère est le plus remarquable, et c'est celui que nous devons retenir ici; parce qu'il est commun aux artistes et aux écrivains.

Les Sciences. - Sauf peut-être en métaphysique, où il est beaucoup plus hardi qu'on le suppose, le moyen âge n a IZ l'esprit scientifique; il ne travaille pas avec désintéressement et par pur amour de la science. Mais il est curieux et ne néglige, en somme, aucune branche des sciences. Notons ici l'influence des Arabes, par lesquels non seulement les connaissances des Alexandrins nous reviennent tnais qui répandent en Europe des in^,^'^^/^"^^'^^ empruntées eux-mêmes à l'Inde et a la Chine. Si, tiop souvent, la chimie ne fut qu'alchimie, et l'astronom e qu'astrologie, ce serait une grave erreur de croire que le mouvement des sciences s'arrête pendant le moyen âge. Ce mouvement est lent, mais réel, comme le prouvent les noms de Gerbert (Sylvestre II, 1 1003), Jean de Gerlande {ix= siècle), AZ6er; le Grand, Roger Bacon, Pierre clAilly, laint Thomas d'Aquin, Raymond Lulle (xiii^ siècle). Presque tous les-savants sont des moines ; et, sans doute Us se proposent dans leurs recherches, de glorifier Dieu, mais ils n'en font pas moins avancer^ les sciences ma-

tliématiques, physiques, et naturelles (1). La littérature, a ailleurs, n'en profite guère; et ce qui peut causer le plus de tort à l'idée que Ton se fait des sciences au moven âge, ce sont ou bien les détails que Ton rencontre cà et là chez les romanciers et chez les poètes, ou les ouvrages de vulgarisation édifiante, comme les Lapiduires, les Bestiaires, etc.. Toute la science sérieuse, exprimée en latin, restait enfermée dans les couvents, ou jalousement cachée dans les laboratoires des alchimistes, qui craignaient en la divulguant de passer pour sorciers.

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