II. — La poésie lyrique
Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741). — 11 n'est guère d'existence plus malheureuse que celle de J.- B. Rousseau, , Après quelques années de brillants succès, il se vit banni i de France, en 1712, pour quelques couplets licencieux et diffamatoires qui lui furent attribués, et qui sont peutêtre bien de lui. Il vécut en Suisse, à Vienne, à Bruxelles, tenta vainement d'obtenir son rappel, revint à Paris pour le solliciter, et retourna mourir à Bruxelles. Il eut des ennemis acharnés, entre autres Voltaire; et quelques amis fidèles, le comte du Luc, ambassadeur de France en Suisse, et RoUin.
J.-B. Rousseau fut considéré au dix-huitième siècle, et jusqu'au réveil romantique, comme le plus grand des