CHAPITRE V TRADUCTEURS ET ÉRUDITS
Sommaire: Amyot (i5i4-i593) eut une jeunesse très laborieuse et apprit le grec avec Pierre Danès, professeur au Collège de France ; il enseigna d'abord le grec et le latin à l'Université de Bourges, puis fut chargé par Henri II d'une mission au Concile de Trente, et séjourna deux ans à Rome. A son retour, il fut choisi par le Roi comme précepteur de ses deux fils (Charles IX et Henri III). C'est alors qu'il publia sa traduction de Plutarque,
Nommé ensuite grand aumônier de France et évêque d'Auxerre, il abandonna les auteurs profanes pour la Bible et les Pères, et devint un excellent prédicateur.
La traduction des Vies de Plutarque, qui n'est pas toujours très exacte, eut pour mérites : de proposer à cette génération active et passionnée, de beaux exemples d'énergie humaine ; de 'choisir ces exemples dans l'antiquité, en dehors et au-dessus des partis ; et de les présenter en un style aimable et simple (Amyot crée le bon Plutarque). — Amyot oblige la langue française à exprimer les faits et les sentiments les plus variés, et à enrichir son vocabulaire.
Les érudits. — Henri Estienne, fils du célèbre imprimeur Robert Estienne, publie en i566 un pamphlet : yljt?o/og-/e pour Hérodote, et en 1572 son dictionnaire grec {Thésaurus linguœ grœcœ). Dans d'autres ouvrages, il défend la langue française contre l'italianisme.
Etienne Pasquier donne en iSôi-iSyo ses Recherches de la France, II faut encore nommer Claude Fauchet.
S'*. Les Écrivains scientifiques. — Les principaux sont : — Bernard Palissy, qui est un précurseur de nos grands géologues modernes. — Ambroise Paré, chirurgien, qui expose en français le résultat de ses recherches et l'histoire de ses campagnes. — Olivier de Serres^ qui publie en 1600 son Théâtre d'agriculture.
TRADUCTEURS ET ÊRUDiTS