LA LITTÉRATURE AU XVIE SIÈCLE
1629. — Mairet : la Sophonisbe, première tragédie régulière. — La Mélite de Corneille.
1635. — Richelieu fonde l’Académie française.
1636. — Corneille : Le Cid, premier chef-d'œuvre de la tragédie.
1637. — Descartes : Discours de la méthode. — Avènement de la pensée moderne. La philosophie entre dans la littérature. — Desmarets : Les Visionnaires.
1640-1643. — Corneille : Horace. — Cinna. — Polyÿeucte. — La Mort de Pompée.
1643. — M'° de Scudéry : Le Grand Cyrus.
1644. — Corneille : Le Menteur. — Rodogune.
1646. — Rotrou : Saint-Genest. — Départ de Molière pour la province.
1647. — Vaugelas : Remarques sur la langue française.
1648. — Mort de Voiture. — Ses Leltres sont préparées pour la publication.
Scarron : Le Virgile travesti.
1650. — Corneille : Don Sanche.
Scarron : Le Roman comique.
1651. — Corneille : Nicomède.
1652. — Corneille : Pertharite.
1653. — Molière : L’Étourdi.
1656. — Me de Scudéry : Clélie. —— Chapelain : La Pucelle. ;
1656-1657. — Pascal : les Provinciales. — Les disputes théologiques entrent dans la littérature.
1658. — Pascal travaille aux Pensées. Molière arrive à Paris.
1659. — Corneille revient à la scène : Œdipe. — Molière : Les Précieuses ridicules. — Bossuef commence à
prêcher à Paris : Sermon sur l’éminente dignilé des pauvres dans l’Église.
La seconde période est celle à laquelle s’appliqu2 proprement la dénomination de classique. Les coteries disparaissent. Sous l'influence de Louis XIV et de la cour, l'unité se fait dans la litté-
Période classique (1660- 1688).
vature comme dans la politique. La raison domine en souveraine. Une tendance générale porte les écrivains à rechercher la vérité et le naturel. Les grands genres de la littérature impersonnelle atteignent à Ha perfection. Langue et style sont devenus l’image exacte de la pensée.
1660. — Premières Satires de Boileau. Bossuet : Carême des Minimes.
1661. — Molière : Don Garcie de Navarre. — L'École des maris. — Les Fâcheux.
Bossuet : Carême des Carmélites.
1662. — Molière : L'École des femmes.
Bossuet : Carême du Louvre.
Les Mémoires de La Rochefoucauld.
Logique de Port-Royal.
1663. — Molière : La Critique de l'École des femmes. — L'Impromptu de Versailles.
1664. — Les trois premiers actes de Tartufe. — Racine’: La Thébaïde.
1665. — Les Maximes de La Rochefoucauld, — Molière : Don Juan. — Racine : Alexandre.
1666. — Molière : Le Misanthrope.
Bossuet : Carême de Saint-Germain.
Furetière : Le Roman bourgeois.
1667. — Racine : Andromaque.
1668. — Molière : Amphilryon, — Georges Dancdin. — L’Avare. — Racine : Les Plaideurs.
Les six premiers livres des Fables de La Fontaine. 1669. — Molière : Tartufe. Racine : Britannicus. Bossuet : Oraison funèbre d'Henriette de France. Début de la correspondance de M"° de Sévigné, 1670. — Molière : Le Bougeois gentilhomme.
Corneille : Tite et Bérénice, — Racine : Bérénice. Bossuet : Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre. Bourdaloue prêche sa première station à la cour. 1671. — Molière : Les Fourberies de Scapin. — Ea Comtesse d'Escarbagnas.
1672. — Molière : Les femmes savantes. — Racine : Bajaze.
LA LITTÉRATURE AÜ XVIR SIÈCLE. ee
1673. — Molière : Le Malade imaginaire. — Racine : Mithridate,
1674. — Boïleau : l'Art poétique. — Racine : fphigénie. | 1675. — Composition des Mémoires du cardinal de Retz.
1677. — Racine : Phèdre.
1678. — M"° de La Fayette : La Princesse de Clèves.
1679. — Cinq livres des Fables de La Fontaine.
1681. — Bossuet : Discours sur l’histoire universelle. 1685. — Oraison funèbre d'Anne de Gonzague.
1686. — (raison funèbre de Le Tellier. Fontenelle : Entreliens sur la pluralité des mondes. 1687. — Bossuet : Oraison funèbre de Condé.
. Ch: Perrault : Le siècle de Louis le Grand. — La que-
relle des anciens et des modernes.
La littérature classique a jeté son éclat pendant une période relativement courte.
Elle est le produit d’un équilibre entre toutes les forces de la société, et entre toutes les facultès de l’esprit. Cet équilibre ne pouvait que peu durer. Dans les dernières années du siècle, si les grands écrivains encore vivants maintiennent la tradition, déjà on sent se former ur courant nouveau. Les genres s’épuisent, la préciosité renaît, les coteries reparaïssent,.
Période de transition (1688-1715).
1688. — Les Caractères de La Bruyère. L'écrivain devient un styliste.
Bossuet : Histoire des variations des Églises proteslantes.
1689. — Racine : Esther.
1691. — Racine : Athalie.
1694. — Le douzième livre des Fables de La Fontaine.
Le Dictionnaire de l’Académie française (1° édition) __ Bossuet : Maximes sur. la Comédie.
1696. — Saint-Simon conçoit le projet d'écrire ses
Mémoires. — Fléchier publie ses Sermons. — Le bel esprit dans la prédication.
Regnard : Le Joueur.
— Regnard : Le Distrait. — Fénelon : Maximes
des saints. — Bayle : Dictionnaire. — Perrault : Contes. 1699. — Fénelon : Télémaque.
1701. — Massillon prêche le carême à la cour. 1707. — Lesage : Le Diable boiteux.
1708. — Regnard : Le Légataire universel.
1709. — Lesage : Turcaret.
1714. — Fénelon : Lettre à l’Académie française. 1715. — Mort de Louis XIV : Massillon prononce son
oraison
funèbre.
Re -