‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 107 sur 223 · DÉVELOPPEMENT DE LA LITTÉRATURE AU XVII' SIÈCLB · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT DE LA LITTÉRATURE AU XVII' SIÈCLB

La littérature du xvii« siècle commence dès l'année 1600 et se continue jusqu'à la mort de Louis XIV, en

Période de préparation (1600-1660). — Une

première période est marquée par les progrès de l'autorité en littérature et par la lente formation de l'esprit classique. C'est une période féconde et pleine de sève : \^ confusion apparente vient de la lutte des tendances nouvelles. Les influences étrangères persistent ; l'influence de l'Italie se traduit par l'afTectation et la manière dans le style; l'influence de l'Espag-ne, plus puissante et plus féconde, donne l'éveil h l'imag-ination française. L'esprit d'indépendance résiste et, avant de disparaître, s'épanouit une dernière fois au temps de la Fronde. La réaction même est souvent indiscrète, el pour éviter la licence et la grossièreté on tombe dans la préciosité. Mais peu h peu, el grâce au concours de la société polie et du ministère de Richelieu, le goùl s'épure, la langue se fortifie, les genres se précisent,

1600-1628. — Les Odea de Malherbe. — Les Satirci de Régnier. — Réforme au nom du bon sens. — Le naturel rentre dans la poésie.

1008. — L Introduction û ta vie dévote de FrançoiaJI de Soies. ■!

LA LITTÉRATURE AU XVIl^ SIÈCLE. 391

1609. — D'Urfé. ~ Le premier volume de VÀstrée.

La langue est encore celle du xvi' siècle.

1620-1648. — L'Hôtel de Rambouillet.

1624. — Balzac. — Ses premières Lettres. — Réfortiae de la prose. — Le style périodique est créé.

1629, — Mairet : la Sophonisbe, première tragédie régulière. — La Mélite de Corneille,

1635. — Fondation de TAcadémie. — Médée.

1636. — Le Cid, premier chef-d'œuvre de la tragédie. Retraite des solitaires à Port-Royal des Champs.

1637. — Descartes : Discours de la méthode. — Lu philosophie entre dans la littérature. — Desmarets v Les Visionnaires.

1640-1643. — Horace. — Cinna. — Pofyeucte. — La Mort de Pompée. — Le Menteur, première comédie de caractères.

1645. — Rodogune.

1646. — Saint-Genest, de Rotrou.

1648. — Mort de Voiture. — Ses Lettres sont préparées pour la publication.

Scarron : Le Virgile tî'avesti.

1650. — Don Sanche.

Scarron : Le Roman comique.

1651. — Nicomède.

1652. — Pertharite.

1653. — Molière en province : L'Étourdi. 1656-1657. — Pascal : les Provinciales. — Les disputés

théologiques entrent dans la littérature ; — le naturel et la vivacité dans la prose.

1658. — Pascal travaille aux Pensées.

1659. — Corneille revient à la scène : Œdipe. — Mo< Hère arrive à Paris : Les Précieuses ridicules. — Bossuet commence à prêcher à Paris : Sermon sur l'émi* nente dignité des pauvres dans V Église

Période classique (1660-1688). — La seconde période est celle à laquelle s'applique proprement la dénomination de classique. Les coteries disparaissent. Sous l'influence de Louis XIV et de la cour, l'unité se fait

392 LE XVI r SIECLE.

dans la littérature comme dans la politique. La raisOu domine en souveraine. Une tendance générale porte les écrivains à rechercher la vérité et le naturel. Les grands genres atteignent à la perfection. La langue est devenue l'image exacte de la pensée.

1660. — Première .SaaVe de Boileau. — Sganarelle. Bossuet : Carême des Minimes.

1661. — Don Garde de Navarre. — L'École des maris.

— Les Fâcheux.

Bossuet : Carême des Carmélites.

1662. — Sertorius. — L'École des femmes, Bossuet : Carême du Louvre.

Les Mémoires de La Rochefoucauld.

Logique de Port-Royal.

1663. — La Critique de l'École des femmes. — L'Impromptu. — Sophonisbe.

1664. — Les trois premiers actes du Tartuffe. Corneille : Othon. — Racine : La Thébaïde.

1665. — Les Maximes de La Rochefoucauld. — Don Juan. — Alexandre le Grand.

1666. — Le Misanthrope. — Agésilas.

Bossuet : Carême de Saint-Germain.

Puretièro : Le Roman bourgeois

1667. — Andromaque. — Attila.

1668. — Amphitryon. — Georges Dandin. — L'Avare,

— Les Plaideurs.

Les six premiers livres des Fables do La Fontaine.

1669. — Tartuffe. — Dritannicus.

Boileau commence son Art poétique.

Oraison funèbre d'Henriette de France.

Débuts de la correspondance de M""' de Sévigné.

1670. — Le Bourgeois gentilhomme.

Corneille : Tite et Bérénice. — Racine : Bérénice, Oraisop funèbre de Henriette d'Angleterre. Bourdaioue prêche sa première station à la cour.

1671. — Les Fourberies de Scapin. — La Comtci>S{ d Escarbagnas.

1672. — Les Femmes savantes.

Page 1