CHAPITRE XLIV
Le Théâtre naturaliste : Henry feecque, Antoine et le Tiiéâtre libre»
Le Théâtre dérdEiivrè, François (le Ciifël. LaÛotliédlP sëfatlhlentàléfelpsjrthbld^lqUë: ihlës Leillàitrë; Gë»f-geâ Ôë
Porlij-Rli-hej Màll^ice Dontia^; La IMèee à lh{-»e et le Tliéàtre d'idées : Paul Hervieu. La tlomédie de moeurs et la Comédie sociale : Henri Lavedan,
Àlfl-eil bâpiiS, (lé F'iérâ et tlàillaVét. Là Gbinetile Sdciàlë : Btiehi.
Le Théâtre en vers : Edmond Rostand,
Lethéàtl^esUit ië piUs SDÛVêhl ntflpUbioh dbhnêe pAV d'àUt^ëS g-eHbéS et prlHcIpaierilëHl, au xix« siècle, pAt le rortîâh. Il s'étâil mit réaliste âfJt'êS ié hiobl ÛeÉnliAti, ël sdUsilufluëtidë de sëS cëllVtëS; de ttlémè, btl le Vit obéiP aùi f0^malëâ et a respHl dli HàlUt^dlismë, au ttioitiëHt
lïieme aa les ^o^tl£itîck'^s eettirtietiçàietil & sëcGue^ le jougde cette i^cele.
Le ^héât^e hfttuMistê. - A là sbènë, Ië hâturaliéttlë fat d'abdt'd UHe teiit&UVe pduf dirtiilliier la part de la bOtiventlon tlàHs là edtnêdie de ttitfeUbfe. Aug-ler et Duitias fil§ avaient hetehu bettUébbi) dëS ihlHguës dé SbMbe. C'éfet cet eiéthent; .ju«:é IHfeHetir, tjue 9'e^b^ça d'élitilltie!» ffênry Bect/ù(^ (iS87^i899). L'IhlH^ue se rêdUit chez lUl à n'être qu'un lien entre des SCètieS ^epf•bdUiS£lht, îitl moihs eh apptti^etice^ l'eikftbtittldë, ptttlënlttieht el e^uellertient observée-, de la Vie. Pa& de tttbts d'autebr, WaîS des mots dé sitiiftliott, cnletidus pa^ l'auleUr, et tràhs- |)orl6s par liii directement dahs son cëuvre. Il s'à^ll seulement de « faire vrai «, et; comme le voulait Zola, de faire entrer « par la toile de fond le grand ait* Hbt^
de la vie réelle ». La conversation des personnages doit donner au spectateur l'impression qu'il l'entend indiscrètement, l'oreille appliquée au trou d'une invisible serrure.
A cet art simple conviennent des sujets simples, pris dans la vie de tous les jours. La veuve d'un industriel et ses trois filles défendentpéniblement leur héritage contre les entreprises de fripons et d'aigrefins; elles succomberaient à la coalition des convoitises et des fourberies, si l'une des filles ne se dévouait pour épouser l'un de ces coquins : voilà les Corbeaux (1882), le chef-d'œuvre d'Henry Becque où l'âpre intensité de certaines scènes rappelle parfois le comique douloureux de Tartuffe. L'art pessimiste de Becque choisit à dessein les laideurs de la vie et des âmes pour les étaler sur la scène; Teflet, & la représentation, est pénible; maison ne saurait en contester la vigueur, ni refuser à cette peinture de nos mœurs une part de vérité.
Le demi-succès d'Henry Becque donna à un simple employé de la Société du gaz, en qui vivait un farouche amour de la scène, André Antoine, l'idée de fonderie Théâtre Libre (iSSS). Antoine, groupant autour de lui des acteurs amateurs, voulait simplement fournir à l'école naturaliste un « laboratoire d'essais ». Beaucoup des essais qui y furent tentés parurent alors un défi aux convenances et au goût. Le « théâtre naturaliste, » au bout de quelques années, avait complètement échoué. Mais cette expérience avait été utile; Antoine et ses collaborateurs avaient travaillé à « faire monter la vérité sur les planches » ; ils avaient enseigné au public à goûter un jeu plus naturel, si ennemi de toute convention que l'acteur ne craignait plus de parler, parfois, en tournant le dos à la salle.
Délaissant bientôt le naturalisme, Antoine se rapprocha des auteurs symbolistes, et des dramaturges étrangers. Il révéla au public parisien les pièces du norvégien Ibsen (/es Revenants, le Canard sauvage, la Dame de la jner), où les côtés mystérieux de l'âme humaine sont manifestés avec grande habileté en des
intrigues émouvantes qui opposent l'idée à l'instinct. Puis le Théâtre-Libre et le théâtre de V Œuvre représentèrent les pièces de l'écrivain belge Maeterlinck {V Intruse, 1890, Pelléas et Mélisande, 1892), où la fatalité semble sortir du fonds trouble des sentiments obscurs et des instincts primordiaux. C'est aussi au Théâtre Libre que furent joués les premiers drames de François de Curel {V Envers d'une Sainte, les Fossiles, 1892 ; le Repas du Lion, 1897 ; la Nouvelle Idole, 1899), où les idées, traduites avec un puissant relief, se heurtent en des conflits tumultueux.
La Comédie sentimentale et psychologique. — Trois auteurs, entre 1890 et la fin du siècle, s'appliquaient en même temps à la renouveler.
Jules Lemaitre, qui, à force d'analyser les pièces des autres, s'était senti gagner à l'attrait du théâtre, a fait applaudir des comédies fines, discrètes, qui content de délicates histoires d'amour {Révoltée, 1889 ; Mariage blanc, 1891 ; le Pardon, 1895; l'Aînée, 1897). Cespièces, de l'observation la plus spirituelle, où court une ironie indulgente, sont un régal pour les lettrés.
Georges de Porto-Riche, dans ses trois pièces principales {Amoureuse, 1891; le Passé, 1897; le Vieil Homme, 1911) a composé une sorte de trilogie qui fait éclater la fatalité de l'amour, mais d'un amour où l'instinct a pour le moins autant de place que le cœur, amour aux exaltations tristes, aux joies douloureuses, dont les conséquences peuvent devenir tragiques.
Maurice Donnay est le plus charmant, sinon toujours le plus indulgent des peintres de l'amour. Dans Amants (1895), la Douloureuse (1897), l'Affranchie (1898), il montre les jeux de l'amour et de l'égoïsme, tels qu'il les a observés dans la société moderne, Puis, dans le Retour de Jérusalem {1903), dans Oiseaux de Passage (1904, en collaboration avec Lucien Descaves), et dans les Éclaireuses (1913), il aborde, avec une claire intelligence, l'étude des malentendus sociaux. Ces pièces valent surtout par l'esprit du dialogue et par une
orte de grâce nonchalante.
ffenvy Baloille (1872-4029) a mis à la scène, avec qpe subtilité maladive, les faiblesses de Tamoup qui désorg'firiisent les existences {L'Enchantement, 1900; Ifi Muroli0 Nuptiale, iOÛ5)- une note nnorbide se dégage de ces pièp'^s où le dialogue affecte un lyrisme qui sonne
f^ti«, Jyfl, Pièee à thèse et le Théâtre ^'idées. — Paul
ffervim (i857rl915), sans rien dissimuler des exigences deFinstinctni des vjolenoesdela passion, adressé en face d'elles les plus hautes forces <\e l'àme. Il est revenu à la «pièce à thèse» que le naturalisme avait analhémalisée; il s'est attaqué aux importants problèmos que soulèvent le mariag'e et le divopee ; âpre log^ioien, il a montré l'opposition entre lacontpainle des lois et la volonté paspiunnée des individus {les Tenailhs, 1805; la Loi de l'Homme, 1»Q7; r Énigme, 1001; le Délaie, 1003). Solidement construites, ces pièces, oà les conséquenpes les plus dramatiques des j)assions sont condenst^es an quelques scènes capitales, méritent le nom, que Bnunetière leur a donné, de« tragédies en prose ». La plus justement fameuse est la Cour»t du Flambeau (1901). Les fatalités auxquelles s'y heurte le sentiment humain ne viennent pas de lois plus ou moins éphémères, mais dq oes lois « non écrites n qui dominent tous les temps et toutes les civilisations, paroe qu'elles expriment le fond dp nQlre nature. Une Ipmme, appelée à choisir entre la mort de sa mère et le bonheur de soi» enfant, prélèro, plus ou moins consciemment, la solution qui tuera sa Plère; car, au dire de Fauteur, Tamoun descend le cours des générations ol ne le remonte pas. Dans eette pièce dui^ et d'un violent parti-pris, mai^ souvent profonde, triomphe l'art sobre, simple, unpeu nudePaul llervieu. Qn a pu lui reprocher avec quehiue raison la sévérité dp son dialogue dépouillé à l ejçcès et, pour ainsi dire, géométrique.
La Comédie de mœurs. — Cotte forme de comédie, qui vit de l'actualité, mais qui, cho/s ses représentants les plus autorisés, la dépasse, nous a valu encore nom» bie d'œuvres brillantes.
LE THÉATftË. 635
ffenrl LàvMâh pi^s^'ûiè d'àbofd eft des pièces lég-ères, ùleHteè él charrtîàhtes, lihe Sfttifie des oisifs, habitués dé là Vite dte plaisii^. Puis éludiiBliit ite cortïîit des classes dans là soièiélô tttbdeHite, il dùrlrié dans tv Pnniye d'Âu^^ (4894) Uttte réi3liqUte feiJirllliëUë au âêtitt^e ^è M. Poméy. Il s'têlèvë ëttfih jusqu'au large tableau de ibioéui^s avée (e Mh'rqûi's de PHoh (190S). Cette comédie est celle du Doh Jlian rtioderne, tel qii'idh peut le renï^ol1tl:^ô"r dàttS hotV^e sbcielé ; U Met (l'9D5) et Snrvii' (lt)13) onveht, en des feUjels J^luë séVèteS, lih palhèllt^Ue i)léin de noblesse.
Une philosophie ihdiil^ehle èl ri&Pt[Uôlse \\\^\Y^ les légers êrOqUls dessines par ÀtfWd ÎC'àpUs en Urtè demidoûzàlue de eônlédiôs {ta Véîn^, 1901 ; tes B^kx Écoles, 1902 ■; mm JeUtiéssr^, 1904 i VADentkHëf, 1910, eie.)'; les jiersortnûges ^ paHàg-eul leii'ré soiné ehit^e rfeLhioiii", l'àmbiti'oh et Tàl^g-ehl; ihaife lié he fe*y heUi'tenl jàttiàig bien d'ouleiireuserhehl ehtbé eUx; leul^ devise, resiée fàrh élise, ëfet tjae n tôiit S'arl-àrig-e ».
Une jolie gaîté émane des eoftièdiës habiles, âlët^lëë, vives, de îîobeH 'dt fièH et À. de (^niîiûtêt. Un dialogfUè ëplfltliel et aisé, des cat^âëtèi^fe èfe^liisses d'un Irâil i^apide, lilie philosophie souHànte qui h'exclul pas rertiotlon à fleur de pëali, font la sédiiction de eëè pièces értilnenrthiônl parisiehhes {tè Hài, eh cbllâbOt^tion avec E. Arfthe, 1908; îè Éoi^ sncH, 191(0; l'fitibii VeH, 1913), ijui ^aptDëlIëht lé Ihôàlre de Meilhàc
et Hàievy.
C'est pal* là foiHîë, allant jusqu'à là bi^Ulàlilô, qUë Vàilt le théâtre d^Z/fen^t^ BUrhimn. Le litre d'iihe de ^è§ pièôës, lû Rafni'^ (1905), po\ll^t*àil Sel^Vi^ à les cài^àCierisel» lOûtes. tJh boUp de Vehl ihàltëiidii bouleverse lihe destinée jdsqu'àlOt-s sbliderhënt àssi§e'; soUssà viblenbe, les thàuVaiS ilislin-its, cupidité, bàsëe^se. lâcheté, apparaissent §Ubllehl€ rtt à riU dàrts le rond deS âWëé. Nulle élévation HtlOràle, ittàis uriC glbrltibàlioh de réhërgle pbUP ellë-rtiônie dans ëës drames vi^bureusemëhl chat^pentés, et qui s'adressent aux nerffe plUs qu'à l'eSprlt.
La Comédie Sociale. — Elle devient ùnë VéHtàblè
satire dans la vigoureuse et rude comédie d'Octave Mii'beau : Les A paires soîit les a //'a ires (190^), où l'homme d'argent, Isidore Lechat, un parvenu comme Turcaret, est campé en belle et sinistre lumière.
L'argent encore et, avec lui, l'ambition, jouent lei rôles principaux dans les pièces amôres d'Emile Fabre {V Argent, 1895; la Vie publique, 1902 ; les Ventiles dorés, 1905; la Maison d'Argile, 1907).
L'auteur qui représente le plus complément le théâtre social, est Eugène Brieux. Chaque pièce de ce dramaturge sincère, ardent, convaincu et fougueux, qui parle comme il pense, avec franchise et sans raftlner, s'attaque aune forme de l'hypocrisie sociale {Blanchette, 1892; le Berceau, 1899; la Bobe rouge, 1900; les Betnplaçantes, 1901, etc.). Brieux al'espritgénéralisateur, le styleplein et oratoire, la formule courageuse et qui passe la rampe ; il s'efforce de mettre sous nos yeux tous les aspects d'un problème : c'est chez lui qu'on peut le mieux étudier le fort et le faible de ce qu'Alexandre Dumas fils appelait : « le théâtre utile. »
Le Théâtre en vers. — Le théâtre en vers paraissait en assez mauvaise posture dans la seconde moitié du xix" siècle. Si les nobles elforls de Fî'ançois Coppée {le Passant, iSG9 ; Severo Torelli, 18&3; Pour la Couronne^ 1895), de Théodore de Banville {Biquet à la Houppe, 1885; le Baiser, 1888), de Jean Bichepin {le Flibustier, 1888; le Chemineau, 1897) réussirent à faire applaudir quelques drames héroïques, quelques comédies fines ou tendres, ils échouèrent à rendre la vie au drnme romantique qui, depuis la chute des Burgraves (1843), semble bien avoir été frappé d'une condamnation sans appel. Fallait-il donc se résigner à la mort du théâtre poétique?
La représentation triomphale de Cyrano de Bergerac (décembre 1897) répondit à cette question. L'œuvre éblouissante d'Edmond Bostand (1808-1918), déjà connu par deux comédies en vers d'une délicate invention {les Bomanesques, 1894; la Princesse lointaine, 1895), apportait la rénovation attendue et souhaitée. Elle marquait une lumineuse réaction en faveur de l'idéalisme
et de Tenthousiasme. Cyrano devenait, aux yeux de tous, le symbole de l'ântie française, ardente, généreuse et claire.
Le drame évoque, à l'époque de Louis XIII, dans un décor de préciosité, la destinée de Cyrano de Bergerac, le poète burlesque, qu'il avait soin de beaucoup idéaliser. Pauvre, honteux de sa laideur et de son long nez, Cyrano aime sa cousine, la belle précieuse Roxane; il pousse l'amour jusqu'au sacrifice en prêtant son esprit et son talent au bellâtre qu'elle préfère... Générosité poussée jusqu'à l'héroïsme, belle humeur, galanterie, verve brillante, culte de l'honneur et goût du beau langage, comment toutes ces qualités n'eussent-elles pas séduit une foule française ? Elles étaient servies, au surplus, par une virtuosité poétique, qui semblait unir dans le vers du jeune poète la force expressive de Regnard à l'éclat de Hugo et à la souplesse de Banville. Cyrano réunissait en lui le sublime et le grotesque rêvés par les romantiques. La pièce enfin achevait de plaire par son action vive, son intrigue habile, ses actes agréablement contrastés. C'est une date dans l'histoire du théâtre; et c'en est une dans l'histoire de l'âme française.
L'Aiglon (1901) ne déçut point les admirateurs de Rostand; la destinée du fils de Napoléon y était peinte avec une grandeur souvent épique ; les beaux vers y abondaient; et un type de grognard, le déjà légendaire Flambeau, résumant l'héroïsme et l'entrain des humbles acteurs de l'épopée impériale, contribua pour une large part au succès populaire de la pièce.
Accueilli plus froidement, Chantecler était loin de marquer une décadence (1910). Sous des noms d'animaux, Rostand peignait les plus beaux des sentiments humains; Chantecler, le coq, c'est le poète, l'écrivain, le créateur, qui doute de son propre génie, et qui a besoin del'amour etde l'amitié pour recommencer chaque jour le miracle de faire lever, parsoncri.le soleil. Noble symbole ; mais peu de gens le comprirent d'abord, et, bien que la pièce contînt d'admirables morceaux lyriques {Vffymne au Soleil, la. Prière des Oiseaux sont devenus
^16 LA FIN DU XIX^ SÏÈtiLB Et Le DÉBUT DU XX® SIÈCLE.
tilasfeivjvlea)^ ©n |>rll surtout Jlrélexlé, poiil- là critiquer, des concetd qtli là déparàieiU:
L'exemple d'Emond Rostand a orienté plusieurs poètes vô»é le tli6âtre. C'est âirtSi que AM/ré mmt^ y nt àpplAudli^ Uhechàrhîahié lahtàl^lè i // ftUît tint^ S^i^êf^ (40OB) ôt utte pièce d*une tendt'e Vl^tubslie : /e B^iirûi m^bieH (I0O6); ^ qUe Fhthf^l^ Po'irhê, dftns ie Chemdèf' tfe îMômb (I9g2), où là vëfslficalioh ollrô dos recherches curieuses-, à ^etrouVé le soume épique qlli nàg-uèt^ aVàit ittfepihé ftt FiKé rfe Roinhâ', — tjue Mi§\iél ZùiaûcùU, dàttfe (^ bmjfons, fait pehsëb à là Tit^luositè de C^mno.
RÉSUMÉ
3li. Séiiri^ fiëfeqUe à donhê àli théâtre réaliste son expression la plus complète dans une comédie âpre et amère.
31'2i François de Curel met au théâtre, dàfts défe pièttes d'un rooUVertiettl puissàht, dèfe bbiiflits d*idëÔS.
313. iUies LehiàîlfÔ fesl, ciàns ses fines comédies, l'interprète, des délicates analyses de sentiment.
314. Paul Hervieu continue, avec moins de brillante fahtaisie él plusdelogitjue ôôrrôe» leg-étlre delà^iècé à thèSé ihàuj^ufe pat- Duiilàs lUs.
315. itôÛH LàVédâh rëfirèrld, dans deà comédies d^un esprit cinglant, quelques-uns des thèmes classiques de la comédie de caraetère.
fllO. De Maurice ÎJonnay et d'Alfred Gèipus à Robert de Flèris ei A. a& tJdiUâ^t sti bohlinùé là veiné il^'ôhiqùe dé la ëbriiêdie parisieiiné.
317. Esprit généreux el vigoureux dramaturge} Eugène Brieux a mehé au théâtre une vaste enquête sociale.
3i8. Le Ihéâtre en vers a été ressuscité par Edmond Rostand dont le Cyrano est un des chefs-d'œuvre incontestés de notre théâtre, rappelant par le mouvement dramatique et par l'éclat du lyrisme le « Cid » et «Hernani».
Jules Lemaîh-e, Impressions de Théâtre. — Emile Faguet, Notes sur te Théâtre contemporain. — René Doumic, Portraits d'Écrivains ; De Scribe à Ibsen ; Essais sur le Théâtre contemporain (F'errin). — A. Séohé et J. Bertaut, VÉvolutien du Théâtre contemporaw, paycholoyie dramcttiquc.
TEXTES A GONSULTBR
Henry Becque : Théâtre (Fasquelle). — Prunçois de Curtl : Théâtre (Tresse et Stock.)— Portp-Hiçhe : Le Théâtre d'Amoup (ûUendprff). — Maurice Vaumv : ThéftUP (Fasquelle). — Paul Hprvieu : Théâtre (Lernerre), ~rr ^eiury Bataille, : Théâtj-^ (Fasquelle). — Rostand : Théâtre (Fftsquelle),
TABLEAU CHRONOLOGIQUE
DÉVELOPPEMENT DE LA LITTÉRATURE A LA FIN DU XIX^ SIÈCLE ET AU DÉBUT DU XX®
1881. Anatole France : Le Crime de Sylvestre Bonnnrd.
18S3. — Les premiers « décadents ». — Paul Bourget :| Essais de Psijchologie, et premiers romans.
1884. — Paul Verlaine : Jadis e/A'agfM^re(il apublié, en 1867, les Poèmes Saturniens; en 1870, la Bonnt Chanson] en 1881, Sagesse).
1885. — Brunetière : Eludes Critiques (depuis dij ans). E. M. de Vogué : Le Roman Russe. — Jules Lemaitre : Les Contemporains; Impressions de Théâlreé Anatole France : La Vie littéraire. Albert Sorel : CEuropt et la Révolution Française (de 1885 à 1904).
1886. — Loti : Pêcheurs d'Islande.
1887. — Stéphane Mallarmé : Poèmes.
1888. — Fondation du Théâtre Libre par A. Antoine.) Maurice Barrés : Sous VŒU des Barbares. Henri d« Régnier : Episodes. Henri Bergson : Essais sur les, Données Immédiates de la Conscience.
1880. —Paul Bourget : Le Disciple.
1890. — Traduction des pièces d'Ibsen. L'cxotismo dans la littérature.
18U2. — .Ican Moréas et l'Kcole Romane.
1803. -- lleredia : Les Trophées.
1891. — Henri Lavedau : Le Prince dAurec.
TABLEAU GUROiNOLOGIQUE. 641
1895. — Paul Hervieu : Les Tenailles.
1897. — Edmond Rostand : Cyrano de Bergerac.
1899. René Bazin : La (erre qui meurt.
1900. — Bricux : La Robe rouge. Henri de Régnier : Les Médailles d'Argile.
1901. — E.Rostand: L'Aiglon. Comtesse de Noailles : Le Cœur innombrable. Paul Hervieu : La Course du Flambeau. René Bazin : Les Oberlé.
1902. — H. Lavedan : Le Marquis dePriola. Marcelle Tinayre : La Maison du péché. François de Gurel : La nouvelle idole. Henry Bordeaux : La Peur de vivre.
1903. ~ Paul Bourget : L'Étape.
1905. — Maurice Barrés : Au service de l'Allemagne.
1906. — J. et J. Tharaud : Dingley l'illustre écrivain,
1907. — H. Bergson : L'Évolution créatrice. 1909. — Maurice Barrés : Colette Baudoche. 1911. — Claude Farrère : La Bataille.
1913. — Maurice Barrés : La Colline inspirée.