Saint Jérôme, préface do son Histoire ecclésiastique
3. Sur les successeurs d'Aristoxéne, cf. Susomihl, II, p. 218-237. Le grand défaut do beaucoup d'entre eux est d'avoir étudié la métrique eu dehors de la rythmique t c'est-à-dire la quantité apparente des syllabes au lieu de leur valeur vraie dans les poiMiies destinés à être chantés. De là tant d'absurdités chez les métrieiens postérieurs, comme, par exemple, le nom de pentamètre donné à un vers qui, réellement, comptait six pieds ou mesures. Mais tout cela n'a plus rien de commua avoc la littérature proprement dite.
il faut joindre la physique, sont représentées dans cette période par quelques très grands noms: le géomètre Euciide, Tastronome Aristarque de Samos, le géomètre et physicien Archimède, le géomètre Apollonius de Perga, les ingénieurs Héron d'Alexandrie et Pliilon de Byzance.
Euclide, qui vivait sous Ptolémée Soter à Alexandrie, est Tauteur des célèbres Éléments de géométrie , en 13 livres, où toute Thumanité civilisée n*a cessé depuis d'aller cliercher les principes de cetle science ^ Il avait encore composé de nonïbreux ouvrages dont il nous reste une demi-douzaine -.
Aristarque de Samos, élève du péripatéticien Stralon de Lampsaque, est le premier, semble-t-il, qui ait eu cette vue de génie que c'était la Terre qui tournait autour du Soleil, et non le Soleil autour de la Terre : idée qui ne pouvait être encore à cette date qu'une hypothèse, et qui rencontra longtemps des incrédules mémc' parmi les astronomes les plus illustres, comme Ilipparque '.
Archimède. géomètre et arithmélicien, fut surtout un prodigieux ingénieur et le véritable fondateur de la physique au sens moderne du mot *. Xé à Syracuse vers 287, il vécut longtemps à Alexandrie et revint à Syracuse dans les dernières années de sa vie. On sait son rôle dans le siège que Syracusfî eut à soutenir contre Marcellus en 212, et les circonstances de sa mort.
1. La seule édition complète (rEuclide u ét«'; longtemps celle d«; Oregory (avec trad. lat.), Oxford, 1703, in-f. Heiberg et Mong«* viennent d'en donner un;? nouvelle {Euclidis opéra omnia»! volumes, Leipzig, 1888-1895.) Cf. Susomihl, t. I, p. 70i et suiv.
2. Nous avons sous son nom une EiciaywyTi étppLovixr, qui est apocryphe. Cf. Suseuiilil, p. 717.
3. Sur Hippartjue, cf. cli. VI. Il nous resli\ sous le nom d'Aristarque de Samos, un traité Sur la grandeur et les dislances du Soleil et de la Lune. Cf. Susemilil. p. ll'J.
4. Cf. Susemihl, p. 723 et suiv. — Ed. de TorcUi. Oxford, 1792; de Heiberg, Leipzig, 1880 ^Teuboer).