‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 114 sur 605 · Philon, In Flacc., t. II, p. 523, Mangey · texte numérisé non relu

Philon, In Flacc., t. II, p. 523, Mangey

que leur devint plus fauiilière que Tliébreu : il Umr fal lut traduire en grec leurs livres sacrés pour l'usage du grand nombre. La culture grecque aussi leur révola un monde des « gentils » qu'ils ne connaissaient guère : certaines idées des philosophes leur rappelaient celles de leurs prophètes ; ressemblances et différences les firent réfléchir, et de là sortit, chez quelques esprits d'élite, un travail de pensée qui devait aboutir à des œuvres originales écrites en grec.

Une légende racontait que Ptoléniée Philadelphe avait chargé soixante-douze savonis juifs de traduire en grec la Bible hébraïque ^ C'est ce qu'on appelle la version des Septante. Nous n'avons pas à entrer dans r<^xanien des innombrables problèmes de critique que soulève ce texte, ni même à l'étudier littérairement, car il est totalement étranger à la littérature grecque proprement dite, par le fond et par la forme. Quelle que soil la date exacte et l'origine des divers morceaux qui le composent, il a été écrit par les Juifs hellénisants d'Alexandrie, d'après des originaux hébreux ou sur leur uKMlèle, pour leur usage propre, dans le dialecte qu'ils parlaient, et il n'est- sorti de leur cercle», pour agir sur la pensé(^ du monde entier, que beaucoup plus tard.

11 n'en est pas tout à fait de même d'un certain Aristobule, Juif d'Alexandrie, qui vivait dans la première moitié du second siècle, et qui nous est donné comme un Péripatéticien -. Si nous connaissions mieux vson Explication delà loi wosaiyî/e ('EÇr,yY)G6i; ttî; Mwuum; ypaçy;:), il y aurait peut-être quehjue intérêt avoir com-

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