Suidas
r>ri. ^-rtAÏns j^ii^mes ^'lOiriaques. et los o|iis:rA»uuos Ws •jEruvTv^j «Iramatiques. il n'est resté aucune Iraoe. IVs chant» lyriques, il ne subsiste que |hmi Je vei^. recueillis par V Antholo^jie parmi les êpigrammes. Six hy unies, ilout un eu vers éléçiaques. sont arrivés jusqu^à nous» avee soixante-treize épigranimes. et quelques frasrnienls de VBécalé'. Le plus consiJérahle des |HHMnes élégiaques de Mallimaque était un ouvrage en quatre livres ^AÏtii^ c'est-à-dire les causes, ou. si Ton veut, les otit/ines: sorte de ror/>i/5 érudit et |K>étique, recueil de vieilles légendes grecques se rattachant à Torigine de certaines villes, de certaines familles, parfois peut-être dt» certains usages. 11 nous en reste fort peu de fragments textuels. Essayons de regarder d'un peu plus prts les déhris do la gloire poétique de Callimaque.
Chez un poète aussi savant, on ne sera pas surpris de trouver une théorie littéraire très arrêtée. (;allima<|ue est un chef d'école : il sait parfaitement co qu'il veut faire et ce qu'il veut éviter. La querelle avec Apollonios, survenue dans ses dernières années, n'est (|uo Texplosion dernière et violente d'une lutte poursuivie pendaint touli' sa vie contre des tendances littéraires qu'il condamne. Après tant de siècles de littérature, la force de lu tradition était immense : beaucoup d'esprits devaient se contenter de marcher sur les Iracesdes maîtres, et de refaire, après Homère, des ///arfes, après Antinnupie. des Ij/dés. Callimaque n'est pas de ces imitateurs docihîs; il a le mérite de sentir qu'en art on ne fait rien cpii vailh', si Ton ne sait donner une note originale et neuve, a Ne suivons pas, disait-if. les traces d'autrui'. » Kl encore,
1. Ceux-ci récemment découverts sur des tahliittes <:ii Lois. V. plus bas.