‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 29 sur 605 · ZENON · texte numérisé non relu

ZENON

On y trouve, comme d'habitude^ des traités Ilfpi toO oXojy riepi xvOpcùTndv çucec»;, Ilept raOûv^ etc. Ce qui est plus curieux, c'est qu'on y trouve aussi un Ilepi 7w>X'.Teîa; * : le stoïcisme pourtant n'a guère eu le souci de la cité. Mais on voit par quelques citations quel en était l'esprit : au débuts Zenon y déclarait que la vraie parenté était celle qui résultait de la sagesse * ; ailleurs il y vantait la communauté des femmes, comme Platon, mais seulement pour les sages*. Dans cette liste, on trouve encore des Problèmes homériques et un traité Ilepl tcoititixy:; flêxpoa^tt); {Sur la manière de lire les poètes) : on sait Iv goût qu'eurent toujours les stoïciens pour l'explication allégorique des poètes.

Zenon méprisait la rhétorique et l'art du style. Il vantait labrièveté sentencieuse du langage {^fOLyykoyia). La rondeur harmonieuse des périodes isocratiques, si chères à ses contemporains, ne lui inspirait aucune admiration *. 11 y avait là, peut-être, un souvenir obscur de ses origines phéniciennes. 11 avait d'ailleurs de l'esprit ^ et en outre une subtilité dialectique qui se montre dans tout son système.

Il mourut à Tâge de soixante-douze ans •, de mort volontaire, dit-on'.

Diogène énumère, comme ses disciples immédiats, Persée de Kition, son compatriote, llérillos de Carthagc», Denysd'Héraclée, Sphœros du Bosphore, Athénodore de

1. L'authenticité en est confirmée par un témoignage de Chrysippe (Diog. L.. VII. 34).

2. Diog. L-, ibid., 3i. Cf. Plutarque, Contrad, des Stoïc, 2 (p. 1033, B-C).

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