‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 31 sur 605 · Diog. L · texte numérisé non relu

Diog. L

GLÉANTHE, GHRYSIPPE 53

talent les principes essentiels du stoïcisme *. Nous y reviendrons tout à rheure.

CIcanthe mourut en 232, à quatre-vingt-dix-neuf ans, de mort volontaire *.

A côté de Cléanthe, Ariston de Cliios mérite aussi une mention '. Dans un passage des Sil/eSy Timon, qui raillait la lourdeur de Cléanthe^ signale au contraire celui-ci pour sa vivacité souple et diserte. Ses écrits sont mal connus. Mais deux traits se détachent dans le portrait qu'en fait Diogène : d'abord, c'est 'un demi -stoïcien, un hérétique, qui fonde à son tour une école distincte au Cynosarge*; ensuite c'est un contempteur de la physique et de la dialectique, qu'il comparait à des toiles d'araignées, œuvres d'un art industrieux, sans doute, mais inutile *; il no s'intéressait qu'à la morale. Le scepticisme de Pyrrhon faisait donc des ravages même parmi les stoïciens.

Le successeur do Cléanthe futChrysippe', dialecticien redoutable, écrivain d'une fécondité prodigieuse, le plus grand nom du stoïcisme après Zenon. |

Chrysippe était né à Soles, en Cilicie ^ vers 280 probablement ^ Il ne connut peut-être pas Zenon, mais il fut l'élève de Cléanthe. Il semble avoir aussi fréquenté l'Académie et fait quelque infidélité à Zenon '. C'était

i. Cf. Mullach, p. 151.

2. Lu date de sa mort se déduit do co fait qu'il fut 32 ans à la tèle d»-; récole (Philodéine, ibid.). Sur les circonstances de sa mort, cf. Diogéne, 116.

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