Vie de Démosth,, ch. ii
plutarque; sa vie 489
^ge sacerdotal de Delphes ; heureux évidemment de se attacher ainsi, d'une manière étroite, à un cuite qui appelait toute l'histoire de la Grèce. Ses rapports avec iîs empereurs restent enveloppés de quelque obscurité . l est possible que Trajan lui ait conféré, à titre honoifique, la dignité consulaire; et il est possible aussi ue le même empereur et son successeur, Adrien, aient ecommandé aux gouverneurs d'Achaïe de prendre ses onseils, quand ils en auraient l'occasion; mais les témoi- •nagcs sur ces deux points n'ont rien de certain K Ce ui n'est pas douteux, c'est que la vieillesse de Plutarue fut entourée d'une grande et légitime considération . lorsqu'il mourut, probablement sous le règne d'Adrien, 'ers l'an !2o, il aurait pu se rendre à lui-même ce émoignage, qu'il avait grandement honoré la Grèce par a vie et par ses écrits, et cela, parce qu'il avait été naurellement lîdèle à l'idéal national, fait de mesure, do leauté et d'harmonie.
Son rôle, comme écrivain, ne peut être bien apprécié |u*à la condition de se le représenter au milieu de tous ;eux qu'il a connus, et dont il a été l'ami, leconseiller, ou c maître. Si on relevait tous les noms qui figurent dans ;es écrits, cette liste, bien qu'incomplète, puisque nous le possédonspas toutes sesœuvres, donneraitàelle seule ine idée nette de l'inlluenco qu'il a exercée. Dans cette ociété, mélangée et dispersée, qui n'avait plus de cenre intellectuel et moral, un homme tel que lui rendait m service constant à l'humanité intelligente, par sa eule présence. Il était pour un grand nombre de ses contemporains, grecs ou romains hellénisants, l'inter- )rète autorisé du passé hellénique, de son histoire, de la religion, de sa morale, de sa science. Et ce passé, il ne 'interprétait pas comme une chose morte. Son rôle,