‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 34 sur 605 · Diog. L.. IV. tes · texte numérisé non relu

Diog. L.. IV. tes

2. Sur le stoïcisme, outre les historiens de la philosophie, voir

RavaissoD, Essai sur UsUûeisme^ Paris, 1856. — Diogéne L.,dans la Tie de Zenon, a donné un exposé général de la doctrine.

Ainsi armée de méthode, la raison humaine conçoit l'ensemble dos choses; elle construit une physique ou science de Tôtre. La physique stoïcienne doit beaucoup à celle d*H6raclite, mais elle y mêle des idées religieuses qui viennent du socratisme. Tout ce qui existe est matièn^ Mais la matière est double : elle comprend un élément actif (tô ttoioOv) et un élément passif (tô TzxayQv). Celui-ci est inerte: c'est la matière proprement dite (uXyj). L'autre est un souffle igné (rveOp-a wufoeiSe;), une force intelligente, un Xoyoç. L'association des deux principes est partout. Dans l'individu, le principe igné qui anime le corps s'appelle l'âme (^'^x^)- Dans le monde, il s'appelle Dieu. Dieu est l'âme du monde. Dans cette association, c'est le principe intelligent et actif, âme ou Dieu, qui est le chef (to Tîyejtov.xov). Dieu est éternel. Au dessous du Dieu éternel, âme du monde, il v a les dieux secondaires de la mythologie, âmes des astres, qui sont périssables. Le monde, qui est le corps de Dieu, se transforme sans cesse : il passe successivement par les quatre états, feu, air, eau, terre, après quoi il s'enflanmie et le cycle recommence. Dieu gouverne le monde comme l'âme d'un individu gouverne son corps ; il y a une providence divine. Mais cette providence s'exerce par des lois i^énérales (vô[«); xoivo;, Xoyo; xoivoç) qui ne laissent aucune place au caprice : la loi suprême est une loi fatale {eliLOLf[Uyn). L'âme humaine est une parcelle de Dieu ([xopiov, à7r6c7:a(y(ta toC OgoO). Hlle survit au corps plus ou moins longtemps, selon sa qualité, mais rentre dans le tout divin au plus tard lors de la conflagration ( exTrupwai;) qui termine chaque période de la vie universelle.

La morale, ou science des mœurs, est en corrélation étroite avec ces principes. Tous les êtres sont poussés par un instinct naturel à leur propre conservation. Chez l'homme, cet instinct est gouverné par la raison. Or la

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