Philostr., V.dei Soph., I, c
DlVEUStS ESrÈi:ES DE DISCOURS 503
ration, de rcmercioinent,, de félicilalions, adressés aux grands personnages ou débités devant eux. Une des plus célèbres fut celle que Poléinon prononça devant Adrien pour Tinauguralion de lOlynipieion d'Albènes, achevé par ce prince. « L'Knipereur, nous dit Philostrate *, » chargea Polénion de chanter Thymne après le sacrifice » (£Oii/.vAçai T?, Oii-ta). Et lui. selon sa coutume, arrêtant » d'abord ses regards sur les pensées qui déjà se pré- » sentaient à son esprit, s'abandonna ensuite aux dis- » cours (i-a-p-wv êxurôv ToîXôyw). Debout sur le seuil du » temple, il exprima en abondance des pensées admira- » blés, tirant son exorde de cette idée, que l'inspiration » dont il était plein ne pouvait venir que d'un dieu. »
Une sorte de contrefaçon plaisante de ces éloges, qui eut grand succès dans les écoles du temps, fut le genre des compositions d'des paradoxales, telles que V Éloge du perroquet, V Éloge de la mouche, simples jeux d'esprit qui nous paraissent puérils, mais qui donnaient à un public frivole le plaisir, très vif pour lui, d'admirer les ressources d'invention et les gentillesses inépuisables des artistes en discours qu'il aimait le plus.
Aux MeXsTX'., dont la délinition même impliquait la recherche delenét et (|ui reposaient sur une (iction historique ou juridique, s'opposait le genre de la AiiX5;i;, qui avait quelque cho.ie de moins apprêté dans la forme, puisque l'orateur, au lieu de jouer un rôle convenu, y parlait en son projjrenom. Le sophiste qui voulait donner une séance oratoire cominençail en général par une sorte de petit discours d'inlro. ludion, dans lequel il se présentait au public et cherchait à gagner sa bic^nveillance. C'était une SixXe^i;. 11 nous en reste un certain nond)re de ce genre dans les (euvres de \aic\q\i( //érodote, Zeujcis, ic Scf///te, liacclius). Le Ion en est familier, l'invention