‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 348 sur 605 · Philostrate, V. d. S., II, c · texte numérisé non relu

Philostrate, V. d. S., II, c

572 GHAP. IV.— SOPIllSTljl'E SOUS LES ANTOXIXS

lies ro.t'lent niioiix qu'a'.icuiîe rélloxioii le vice serre! d'un art q li déslia')]! lail les esprits de la vérité.

Deux hoiniiiî's, eiilre les représeiilanls de la so phistique.. iiiérileiit d'élre étudiés ici un peu plus en d^' tail que les autres, parce (pie leurs uMivres nous ont é^** conservées e:i grande partie : ce sont -Klius Arisli*^.!*^ el Maxime de Tvr.

PuIjHjs .Elius Aristide ^ né à Adriani en Mvsie, li.^^^ 12*^ ap. J.-îil.. appartenait à une famille riche. Apr*'^ avoir re(;u sa pnMuière éducation à (À)tya'on en Phryjr »*' par les soins du grammairien Alexandre, dont il écriv il plus tard l'éloge funèbre (Or. Xll). il étudia l'art oratoii*^' à Pergame dans l'école d'Aristodés, puis à Athènes ai*" près d'Uérode Atticus. Vers l'Age de vingt ans, il visit ^ Rhodes, et lit un voyage de (juelcjue duré(» en Kgyp* ^ (Or. XLVUI. AiyjTmo;) : il traversa tout le pays ju=^qu'aux frontières de l'Kthiopir, mais séjourna surtout ^ Alexandrie, ou il lit applaudir .ses premières œuvrer ^ oratoires. Vax i.j"), à la suite d'un vova":e en Italie, acrcjmpli en hiver dans h's plus m iiivaises conditions, ■' fut pris d'une maLidi<M|ui le mit en grand danger et?^*' prolongea, pendant dix-sept ans, jus(ju'en 172. Il pasr^** ce temps tantôt à Smyrne, tantôt, et plus souvent, ^*

1. Bio;?rîii)liio: lMiil;)slr., V. S. IJ, î) ; Suiil:is, 'Ap'.<tteîûy,; ; Pi'oiètjofFf' aiioiiymiîs. en groi!, dans rr^lition île Dimlorf, t. 111, ]>. 737 ; noiii' hreuK r.MiSHiij^ne.n 'iits dans s.v-i i»ropr(,'s écrits. — Voir en lt»te d*' l'édition do l)ind.)rf l.'s (yoUt*cl(int'a dcJ. Masson. (^lonsulter aussi Buum;^art, jKUus ÀrtsUdt^i als lippr^'ist^ntant der sophistischen Rhelorik d. zwtnien Jnhrh. der Kjîm'iz'iI. Leipzig, ISTi, otl'art.de W. Schmiil dans l'encyclop. de Paiily-Wissova. La chronologie de J. Maf^soii u. été contestée par Waddington {Mi'm. del'Arad, des Inscr.,i. XXVI, p. iu3), (|ui pLicela n liss im-ed'Arisli 'i' tlouze ans plus lot, en 111. Il y a donc <loiite sur qui-Liues points.

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iTganio, auprès du lomplo irAsrlépios. ocoupo à se )i«j^ner d'après les indications qu'il (*royait rerevoir en luige du dieu lui-même. Le détail de ces consultations t du traitement extraordinaire (|ui en fut la suite se rouv(s sous une forme très confuse, dans les six Discours </cm ('Icfoi XoYoi, Or. XXlll-XXVlll) qu'il écrivit à parir de 170. Même pendant sa maladie, Aristid*» n'avait imais abandonne Texercice de son art : au milieu de es soulfrances, et tout en se soumettant à une cure es plus pénibles, il continuait à écrire des discours, ne fois jçuéri, il se livra plus ardennnenl encore à la ralique de réioquenco. Vax I7fi. il eut Tbonncuir de liaanj^^uer Marc-Aurèle et Connnode h Sm\ rue. Deux ans près, en 178, un trenddement d(» terre ayant détruit mo partie de cette ville, il écrivit uuf^ lamentation oraoire. MovwSia ert -pfvr, (Or. XX): puis, ce (|ui vab.it nicux, il contribua par une lettre éloquente (Or. XLI K-iGToXy; i:c:l ^7.'j:vy);\ à obtenir le concours de Marc- .urèle pour le relèvement de la ville ruinée. Bientôt,

en célébra la brillante restauration dans sa Palinodie >r. XXX, IIx).iv(î)5îx iri Sv.ocvr,) et dans son Adresse à 'ommode au nom de Snif/rne(Ov. XXII, IIpoT'jwvr.Tty.o; >[i'}p7x/,iz}. C'est à c(»lte même partie de sa vie que palissent appartenir la plupart des grands discours de lui ni nous ont été conservés. Il mimrut probablement en 89. à l'Aîre de soixante ans.

Il laissait une grande quantité d'écrits, dont la pliiirt nous sont parvenus. On peut les répartir en plueurs groupes.

D'abjrd, les discours qui rmt élé coriq o-^és pour d»'S Ténionies réelles, ou à propos dévénenienls contenijrains. Outre ceux que no:is avons déjà mentionnés, ir. XX. XLI, XXI et XXll . il fiul citer le Panathén^nte <0r. XFII ; prunoi:<;é k Atliènes aux Panatbénée'î, ef I il résume à trrands traits toute Ibistoire dAtbènes;

V Éloge de Rome (Or. XIV, Tw'xirj; éYxwjxiov), écrit probablcmonlonlSS; — quelques haraiijjues politiques (Or. XV. S[jLu:yxui; ttoXiti/^o; : Or. XLIl, lie:'. 6y.ovoix; raï; TToXeTiv, prononcée à Perpame dans les premières années durèpno de Marc-Auréle pour recommander la concorde aux trois jurandes villes d'Asie, Pergrame. Smyrne et Éphèse, ([ui se disputaient la prééminence; Or. XLIV, 'PoSiaxô; 7:e:i ôy-ovo-a; : Or. XL, i]ji.upv2io'.; icep». toO [tr. xcA;/.(i)S£lv) : — des discours <le condoléance (Or. XIV- 'E^euTivio;. sur Tincendif du temple d'Kleusis.. en 182 ^ Or. iLIdll, 'PoSiay.0;, à propos du trenddement d(î terrc*^ qui ravagea Rhodes, vers 155) : — les deux panégyriqueirr^ relatifs l'un au temple de (lyziqu(^ (Or. XVI), Tautre »reaudePerpame (Or. LV): — tout un groupe de composi — lions à df'mi lyriques, en l'honneur de diverses divinité?^' (Or. 1 — VIII), auxquelles on peut joindre lesdeux hy nineH^oratoires à la 771er Egée (Or. XVII, Ei; tô AlyaTov TreXayo;.-"* et au puits dAsclrpios (Or. XVIII, Eî; tô 9péap to*^ 'A(7X>.rj77'.0'3) : un compliment à Antonin (Or. IX, Ei^^ fixGiXea), composé v(M's la iin de son régne; — enfin uibpetit nombre de; discours d'un caractère privé (Or. X^ 'A-^reXXx y6VcOXia/.6; : Or. XI, Ei; 'ETEcovsa £TCWty;S£io;: Or. XII. *Ei:l 'AXc^xvSfw ^nirà^io;). — A ce premier groupe, se rattachent aussi les Discours sac7*és, dont nous avons parlé plus haut.

Viennent ensuite les œuvres d(» discussion et de critique. En tête, le Hep'. *pYiTopiy.yi; (Or. XLV), plaidoyer en deux parties, dans lequel Aristide réfute l'opinion exprimée par Platon au sujet de la rhéloricpie dans le Phèdre et le Gorgias. Puis, la Lettre à Capito7i (Or. XLVII), où il se défend d'avoir manqué de respect à Platon dans le précédent discours. ]/ Apologie pour les Quatre (Or. XLVI, *V7:£f TCTTxpwv), an q)le justification historique de Miltiade, Thémistocle, Ciinon vl Périclès, dont Plat(m avait parlé dédaigneusement dans le G 07*gi as. linRii. quoi-

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