‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 380 sur 605 · Suidas, Nixàvtop o *Ep(ieiou. Et. deByz., v. *'A6pi6i · texte numérisé non relu

Suidas, Nixàvtop o *Ep(ieiou. Et. deByz., v. *'A6pi6i

indications dojà esquisées par Denys le Thrace, il distingua loulc une série de signes (<;Tiy{i.xt), qui devaient marquer les rapports des phrases entre elles •. On lui donna pour cette raison le surnom de SnyftxTî'a;. Son principal ouvrage traitait de la ponctuation dans Hom^ro (Ilepi ^my'jLf,;) en six livres, divises en deux parties («e^;l 'IX'.xxv;; cTty;/.?,;, Trept 'OSoTcreiaxvi; <7Tiy[i.fi;). Il en reste de nombreux extraits dans les scolies de Venise, et ces extraits permettent d'apprécier combien les observations de Nicanor étaient liées à l'interprétation exacte du texte ^. 11 écrivit aussi Sur la ponctuation chez CaUimaque et sur divers autres sujets, soit de grammaire, soit d'histoire ^.

Knsomme, grâceà Apollonios Dyscolesurtout, lagramniaire, au second siècle, tiriit [assez honorablement son rang. On ne peut pas dire que la lexicographie, dans son (ensemble, donne une impression aussi bonne. Elle dénote plus d(; patienci' que de vraie méthode, et manifeste en outre une regrettable étroitesse de vues.

La plupart des lexicographes d'alors appartenaient à la classe de puristes qui se qualifiaient eux-mêmes à'Atticisfes. Les modèles classicpies avaient été remis en honneur dans les écoles, comme* on Ta vu plus haut, dès le temps de Denys d'ilalicarnasse et de Cécilius; quand le relèv|L'ment de la sophistique se produisit à la lin du i®' siècle, ils y régnèrent sans conteste. Dès lors, on éprouva le besoin de connaître à fond la langue dos orateurs d'Athènes et de leurs contemporains. D'une part, pour Tinterprétation de leurs discours, il était nécessaire de savoir au juste la valeur des ternies qu'on y renciuitrait. Or. sans parler des termes techniques de

i. naohmann. -l«^0(/., II, p. 7"i3. Scfiol. m Diontjs, Thrac,,p. 763.

2. KriiMluondor. Sicanons Ihp: Taixxt; cTf^af.; reliqutjr, Kœnigs-

3. Fraiîmonts historiques dans C. MuIKt. Fr. Ifist. grjrc. 111, p. 632.

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la langue du droit, beaucoup d'autres n'étaient plus de ceux dont on se servait ordinairement au second siècle ; il fallait donc qu'ils fussent recueillis et expliqués. D'autre part, certains maîtres en renom, vrais artistes de discours, se piquaient de n'employer que des mots de pure tradition classique: ils prétendaient parler attique comme Démosthéne ou Platon; et, comme ils faisaient la mode, il ne mancjuait pas de gens pour les imiter. A ceux-là, il fallait des dictionnaires qui leur permissent de savoir ce qui était attique et ce qui ne l'était pas ^ Il y avait donc deux tendances, originairement distinctes. Tune savante, visant à la connaissance des choses, l'autre artisticjue, visant à l'imitation d'un certain langage, qui favorisaient également la lexicographie et l'invitaient à se tourner vers l'atticisme. De ces deux tendances, c'est tantôt l'une, tantôt l'autre, qui prévaut chez les lexicographes du temps, sans qu'il soit toujours possible d'en faire exactement ladistinction. Mais, d'une manière générale, la seconde* semble l'emporter; leur but à presque tous, c'est de contribuer à restaurer artificiellement dans l'éloiiuence une langue tombée en désuétude.

Cette tendance apparaissait déjà chez quelques grammairiens du i*"" siècle. On pourrait, si c'en était ici le lieu, la suivre comme à la trace chez divers auteurs oubliés, tels que Dorothée d'Ascalon -, Epithersès de Nicée, Nicandre dr. Thyatire ^ Irénée surtout *. Celui-ci, dès la (in du i*"" siècle, donnait déjà une attention toute particulière à la langue; attique. ainsi qu'en témoi-

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