‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 383 sur 605 · Photius, cod · texte numérisé non relu

Photius, cod

5. Suidas. ^puvi-/o; Bi0uv6;. Photius, cod. 158. nous donne quelques renseignements de plus sur lui. II l'appelle *pvvixo; 'Âpa6ioc. J. Brenous, De Phrynicho atticisia, Montpellier, 1895.

6. Selon Suidas. 47 ou même 74. Mais il y a là probablement erreur, ou bien Suidas fait allusion à une édition autrement divisée; car le sommaire de Photius va de A à û, et il nous apprend d'ailleurs que le nombre 37 était indiqué par Tauteur lui-même dans la préface.

Hilt. de la Litl. grecque. — T. V. 41

642 CIIAP IV.- SOPHISTIQUE SOUS LtS ANTOXINS

par un assez long fragment '. Dédiô à l'empereur Commode, il était destiné, comme l'indiquait son titre, à ceux qui voulaient exercer l'art de la parole, et il avait pour objet de leur fournir une provision de termes et de locutions autorisées *. C'était en quelque sorte un « cahier d'expressions », composé par un professeur érudit et homme de goût ^ Celui-ci n'avait d'ailleurs en aucune fa<;on la prétention d'imposer le mémo langage à tous les genres. Entre les expressions qu'il avait recueillies, il distinguait celles de l'éloquence, de l'histoire, de la conversation, de la causerie satirique, des propos d'amour: preuve d'un discernement juste; mais, pour le choix doses autorités, Phrynichos se montrait sévère. Bien qu'il admirât fort quelques contemporains, par exemple l'orateur .Elius Aristide, expressément loué par lui au xi® livre, il ne reconnaissait comme modèles du pur altiqueque Platon, Démosthène et les neuf autres orateurs du canon alexandrin, puis Thucydide, Xénophon, Eschino le Socratique, Critias et Antisthène, enfin Aristophane; et pour la poésie, Eschyle, Sophocle et Euripide. Encore faisait-il un second choix entre ces élus eux-mêmes, pour mettre définitivement à part Platon. Démostliène et Eschine le Socratique, considérés seuls comme les représentants de la perfection. Tout cela, évidennnent, était assez puéril, comme d'ailleurs Palticisme lui-même. Ni Phrynichos ni ses coreliïrionnaires ne sentaient. oo:nme ils Tauraion! du. la nécessité de renou-

I. PiiMit^ par Bokker lians Ks Anrwljti, T, j.. i-Tl, -i'après le ms. CoisUnumus 3»r> de la Bibl. natioiiulr».

3. Pour le composer. Phryniolios avait i-rontêdes traTanx de ses prê.lêoessours. notamment de ceux d*.Elios Dionysios. uiuis il Q*est pas dvHileux »iu'il uVu ei\t tiré la phis ^ran le partie de ses notes persouuelles.

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vêler la langue d'autrefois par des emprunts au parler contemporain. Mais, du moins, ils la connaissaient bien, ils en appréciaient et en faisaient goûter la beauté, et ils réagissaient avec raison contre le laisser-aller et la banalité du langage courant. — Outre ce grand ouvrage, Phrynichos en avait composé, probablement dans sa jeunesse, un autre beaucoup plus court, qui nous est parvenu. C'est V A fliciste Ç ATTW.fs^Ti^ de Suidas) ou Choix de noms et de verbes altiques en deux livres ('ExXoyvî ôvo;xàTii>v xaJ ûirï[i.iTcov irruojv;, dédié à Attidius Cornelianus ^ ; simple liste de mots, ou plutôt de prohibitions grammaticales, souvent présentées sous la forme traditionnelle : <( Ne dites pas ceci, dites cela ». Tout sec qu'il est, ce petit opuscule a son prix pour nous, car il est d'un connaisseur, et de plus il témoigne de l'usage contemporain -. Critique impitoyable des écrivains de son temps, sans en excepter les plus renommés, Phrynichos y est sévère mémo pour les anciens, en particulier pour Ménandre ^ C'est un orthodoxe intransigeant , qui fait de haut la leijon au vulgaire (iaaOeï;) et ne peut souffrir (|u'on mêle aux mots autorisés (S6xc[xx)les expressions au gofit du jour (Xc;ei;£7:i7:oAXsOU'7ai).

A Phrynichos se rattache étroitement /Elius Mœris *. Nous ne savons rien de lui; mais nous possédons encore son liecuf'il d expressions a(tir/ues{\é^î%; àrTDtxt), appelé

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